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La biscotte de Proust

  • Sunny days

    L'été est arrivé et j'ai le moral dans les chaussettes. Mais bien comme il faut. Les idées sont confuses, je ne sais pas exactement ce qui me mine, je ne sais pas trop ce qui me stresse vraiment, mais je ne suis pas bien. Comme évidemment j'ai un peu chaud en dormant, je ne me repose pas trop trop bien ce qui veut dire que je n'arrive pas à enchaîner des nuits de 12h qui de toute façon avec deux marmots qui commencent à se disputer ou à jouer bien trop fort dès potronminet n'est pas trop envisageable. Il faut dire que la Lapinette a été particulièrement chiante ce week-end, toujours sur le dos de son frère, qui forcément au bout d'un moment en a ras la casquette donc chouine plus mon humeur maussade. Bref, c'est la loose.

    Je suis dans cet entre deux. Le pire c'est que j'aurais pu profiter de cette semaine entre deux jobs mais non il a fallu que les cons de l'ancien se réveille et me pourrisse bien comme il faut la dernière semaine. Ce qui fait que j'ai démissionné mais j'ai la grave impression d'avoir été virée. Reste à savoir si déjà ils me fileront mon salaire, les joies de la fonction publique, la vaseline n'est pas incluse. Le prochain taf me paraît encore irréel vu que je n'ai même pas signé mon contrat, juste une jolie promesse d'embauche, ce qui est suffisant mais comme les cons de l'ancien taf m'ont bien énervé, je suis juridiquement très à cheval.

    Evidemment l'appart du Village n'est ni vendu ni loué et c'est kiki doit s'en occuper ? c'est bibi. Ca ne m'angoisse pas un brin c'est bien connu.

    Rajoutons à ça qu'en Provence, ils ont décidé que l'école était finie depuis la semaine dernière donc on peut toujours y mettre ses gamins mais on sait qu'ils ne feront rien et ne rien faire en Provence finit toujours par se faire taper dessus dans la cour récré par un minot élevé à la sauce provençale. Ca me donne vraiment très très envie de les mettre à l'école. La Lapinette, je ne me pose pas la question étant donné qu'à la maison elle tourne comme un lion en cage, autant s'en débarrasser. Mais bien sûr, elle devient jalouse quand elle découvre que son frère est resté à la maison seul avec maman ou que même on a invité le meilleur copain du Balisto. Bordel ça s'arrête quand cette putain de jalousie et de comparaison permanente ??

    Bref, tout m'énerve, j'ai chaud, je me gratte partout, je ne vais pas bien, tout me soûle et je ne sais pas quand ça va passer.

     

    GRRRRRR.

  • 8

    Mon ange,

    Nous sommes le 2 juin déjà. Tout à l'heure, après quelques heures de sommeil, j'irai travailler pour la 1ère fois depuis 8 ans.

    Il y a 8 ans, tu es venue puis tu es partie.

    Il y a 7 ans, ta soeur venait d'arriver, j'étais dans ma chambre de maternité, j'ai rencontré l'anesthésiste de garde pour me calmer d'une crise d'angoisse. Les infirmières de garde ont juger bon de me tenter de me culpabiliser de pleurer devant ta soeur. A 4 jours, elle connaissait déjà ton prénom.

    Il y a 6 ans, je ne travaillais pas le mercredi, j'étais en temps partiel pour rester avec ta soeur le mercredi.

    Il y a 5 ans, j'étais en arrêt maladie car être enceinte et travailler et donc avoir des relations sociales étaient impossibles pour moi. Ton frère était en route.

    Il y a 4 ans, je venais de quitter l'Enterpraïllze officiellement sans y avoir mis les pieds depuis l'année d'avant.

    Il y a 3 ans, c'était un dimanche. Ma première année de formation de mon nouveau métier allait se terminer, c'était un enfer, j'étais plus que sur la sellette, on sait toi et moi comment ça s'est fini et c'est bien mieux comme ça.

    Il y a 2 ans, ton frère était au jardin d'enfants, ta soeur à l'école, et moi j'avais posé un jour de repos lors de mon stage auprès des enfants placés. La directrice du jardin d'enfants m'a appelé car les professionnelles n'avaient pas compris que je puisse exprimer librement à mon fils que j'allais voir sa grande soeur au cimetière. Bien sûr, lui ne parlait pas mais il connaissait ton prénom.

    Il y a un an, j'avais fini ma formation, je passais mes derniers exams, on a mangé au resto indien du père lachaise avec ton père comme toujours quand on y va et c'était chouette. Le prix de la rose blanche avait encore augmenté, il faisait encore beau et on pensait encore à toi.

    Aujourd'hui, je vais aller travailler 3 petites heures dans un boulot que je vais bientôt quitter mais qui me plaît. Je commence chez mon futur employeur le 1er juillet. 

    Il y a 3 jours, ta petite soeur, j'allais dire grande, m'a demandé ce qu'étaient les stries violettes sur mon bidon. J'ai expliqué que 3 petits bébés avaient pris beaucoup de place dans mon ventre et que ça avait fait des vergetures. Et j'ai pas réfléchi. Par contre, ton frère et ta soeur, si. Et ils ont dit, parce que maintenant ils savent très bien (et beaucoup) parler : Pas trois, maman, mais deux. Alors j'ai répondu : Si, si, trois. Et je leur ai dit que tu étais venue, que tu étais partie parce que c'était la vie, ça arrivait. Ca ne les a pas choqué, ils connaissaient ton prénom.

    Et il y a quelques heures, ils ont demandé à voir ta photo. Ils t'ont trouvé belle. Ils ont trouvé ça vachement rigolo d'avoir eu une grande soeur. On leur a expliqué que nous, on avait trouvé ça vachement moins rigolo que tu sois partie. Eux, ils s'en foutaient, ils riaient. De leur bêtise, de leur ignorance d'enfant de 4 et 7 ans.

    Alors cette année, je vais essayer que le 2 juin, ça soit la journée du rire, du sourire, de l'ignorance d'enfant.

    Parce que même si je pleure quand j'écris ça, je ne te revaudrai jamais ce que tu m'as donné en étant ma fille, mon ange. Avec toi, j'ai découvert l'amour, celui qui te transperce le coeur tellement il t'emplit de joie et te fait mal en même temps, je suis devenue maman, je suis devenue moi et je suis restée moi.

    Il n'y a vraiment pas de mot pour te dire ô combien je t'aime et que vous, mes 3 enfants, vous êtes les plus belles merveilles de ma vie.

  • Winter dans ton cœur

    J'ai ressorti mes chaussons d'hiver. Oui, le biscotte avait décidé de faire un rangement de printemps la semaine dernière dans le style rangeons les affaires d'hiver et coupons le chauffage. Grand bien nous en a pris puisqu'il faut désormais moins douze ( on n'est pas devenus marseillais pour rien) et qu'il fait un mistral à ne pas sortir un orteil dehors.

    Ça tombe bien, on n'a toujours pas reçu les nouvelles sandales de lapinette. Mais ses nouvelles baskets violettes oui. Violettes oui et elle les kiffe. Don't ask. Si ça se trouve, par les erreurs de colorimétrie de l'internet mondial, à 12 ans, elle s'habillera en cagole. Au moins elle sera bien intégrée à son milieu scolaire. Ahem.

    Ce qui ne sera pas le cas du balisto que je vais finir tel un hipster qu'il tente d'être par le déscolarisee  et buter un vieux riche pour lui payer un précepteur à domicile. Ça lui évitera peut-être de se faire arracher son noeud papillon, don't ask, toute la journée par la brutasse de l'école et le lendemain de se faire déchirer la cornée, l'oeil quoi, par cette même brutasse. Non mais vous comprenez, il n'est pas méchant, il cherche juste à être ami. Alors malgré mes lacunes certaines en sociabilité, faire chier quelqu'un n'a jamais permis de devenir ami avec lui. Mon balisto ne connaissait personne en début d'année, ça ne l'a pas empêché de ne taper personne. Il a joué dans son coin, il a observé, et finalement les enfants sont venus jouer avec lui et maintenant il a un copain. Donc non la brutasse n'est pas méchante, elle est juste débile comme ses parents qui ne lui ont pas appris à ne pas taper. Point barre. 

    Depuis le balisto déteste mettre ses gouttes dans les yeux mais sécher l'école ça l'éclate.

    Je reviens plus tard pour de nouvelles infos passionnantes.

    Tcho les ophely.