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La biscotte de Proust

  • Je vais partir ailleurs

    Ce blog ferme. Je vais écrire ailleurs. Qui m'aime me suive.

  • After few month

    L'avenir est toujours incertain. Le passé n'est plus. On est dans le présent. Pas le choix. Et j'essaie que les enfants soient sécurisés avec cette vie au présent. Ils ont l'air heureux. Ce sont mes poussins, je les aime vraiment très fort, je ne sais pas trop comment je tiens la barque. Une chose est sûre je ne maitrise absolument rien. Je n'avance pas je ne recule pas je me maintiens en attendant je ne sais quoi je ne sais plus. Il ne faut pas que j'y réfléchisse trop longtemps alors j'évite de cogiter tant que possible. Compte tenu du rythme de vie depuis le déménagement et la montagne de choses qu'il ya à faire, les coups de blues n'arrivent pas trop souvent et ne durent pas trop longtemps.

    Des fois je lis des articles sur les effets et conséquences de la séparation chez les jeunes enfants et puis tout ça je le connais professionnellement et la théorie c'est bien mais la pratique c'est autre chose surtout quand on est seule à devoir jouer le rôle du parent, du tiers médiateur et du repère. Je ne suis pas Wonder Woman, je me laisser flotter en essayant de pas couler. C'est plus facile certains jours que d'autres.

    Ma vie est réduite à son plus simple appareil. Le boulot qui n'est pas de tout repos mais qui me convient parfaitement, les enfants qui ne sont pas de tout repos mais qui me conviennent parfaitement, l'ex qui n'est pas de tout repos et qui ne fait rien pour convenir, l'amoureux qui n'est pas de tout repos mais qui me convient parfaitement.

    Bref ça va mais ça pourrait être encore mieux mais je ne peux rien faire. Alors je protège tout ce qui va bien parce que je le vaux bien.

    Tchô les barques !

  • Il est 2h30 du matin

    J'ai revomi. J'ai des bouffées de chaleur. J'ai les yeux grand ouverts. La lapinette dort en se blottissant contre moi. Le balisto dort dans son lit j'espère qu'il ne fera pas pipi au lit. Je ne sais pas comment on va s'en sortir. Je ne sais pas si je sais faire. Je ne sais plus rien. Je ne sais pas quand est ce que cette boule arrêtera de m'oppresser le thorax et l'estomac, si ça s'arrêtera un jour ou est ce que je vivrais éternellement avec la peur au ventre.

    Il est 2h38, je ne sais pas si je redormirai un jour, quel sera le médicament approprié celui qui me permettra une façade professionnelle et une santé correcte pour que les enfants souffrent le moins possible.

    Moi je souffre c'est atroce. Je savais ce qu'était la dépression je venais d'en sortir je sais ce qu'est l'anxiété, l'angoisse la plus pure d'un avenir que je n'ai jamais osé imaginer surtout pour les enfants. Être un torchon face à la marée et tenter de tenir pour les deux plus belles merveilles de ma vie.

    Pleurer puis ne plus arriver à pleurer, toujours cette boule au ventre. Laisser le couloir allumé, sentir la main tiède de lapinette sur ma cuisse.

    Moi toute seule où vais je vous emmener mes chéris, comment je vais réussir à vous laisser une enfance insouciante celle que vous méritez. Je vous aime tellement fort.

    Mon père d'ailleurs m'a dit je t'aime je crois que c'est la première fois. C'est drôle cette façon de papa de protéger leur fille.

    Papa ce mot qui me crève le coeur quand le balisto pleure et fait une colère et exprime qu'il n'est pas content que lui voulait avoir son papa et sa maman dans la même maison, pleurer avec lui, ne pas pouvoir s'empêcher et la lapinette pétillante mature qui toujours lui trouve les mots. Jusque quand tiendra t elle ? Elle paraît si grande d'un seul coup à tout comprendre et à le reformuler avec ses mots de grande de 7 ans. Sans tristesse sans rien juste que c'est des histoires de grand qu'elle n'aime pas trop que sa maman soit triste mais comme elle aime pas pleurer elle se cache la tête dans un coussin si elle me voit pleurer. Et elle s'endort paisiblement, elle est géniale.

    Et ce petit balisto que ça dépasse, tout petit trop petit pour ces conneries. Vouloir le réconforter mais ne pas pouvoir les mots ne peuvent pas être plus forts que ce qu'il voit ce qu'il ressent que c'est la grosse merde que tout est bancal qu'on ne sait plus rien sur quoi sur qui on peut compter.

    Être au fond du trou avoir été jetée dans le précipice et cette angoisse toujours qui me saisit.

    Il est presque 3 heures vais je vomir l'aspirine que j'ai bu juste avant ou vais je dormir un petit temps.

    Je ne sais pas