04.12.2008
Hop hop hop
Ce n'est pas parce que ça a fait juste 6 mois que notre fille est partie comme ça sans avoir eu le temps et la force d'ouvrir les yeux pour nous dire qu'elle nous aimait que non ce n'était pas de notre faute qu'on va laisser le petit Mabroukh patauger tout seul dans sa vie alors qu'il n'a rien demandé à personne.
Rien demandé à ceux qui disent "Déjà ?".
Rien demandé à ceux qui disent "Ben il va bien, c'est une bonne nouvelle non ?" (Oui, sa soeur aussi allait bien jusqu'à ce que.)
Rien demandé à son papa qui a contaminé l'appart avec son mal de gorge et sa toux persistante.
Rien demandé au L72, mélange de poisson pourri et de gel douche Body Shop qui a filé, comme dirait l'expression favorite du PC, une tête comme un compteur à gaz à sa maman (à 4 gouttes diluées pour 30 gouttes diluées dose prescrite).
Rien demandé à Barack Obama qui a dit entre l'écho et l'ordonnance "Alors on fait une amio ou pas, qu'en dit la généticienne ?"
Rien demandé à la tension de sa maman qui s'est barrée en flèche couler des jours heureux ailleurs et qui la laisse toute déflétrie au fond de son lit.
Non, Mabroukh, il a rien demandé du tout.
Ah si, il a demandé à bouffer. Et que si il n'a pas son apport tous les 4 heures, il s'en va dignement éclater l'estomac à coups de nausées qui veulent dire "Bon ça arrive ou bien ?", un sacré petit caractère déjà à son âge. N'empêche, il a raison, faudrait pas l'oublier, il va bien, lui, pour le moment.
13:51 Publié dans Psyché | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ange, mabroukh, papa, maman



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