30.09.2009

ça se passe près de chez nous

ateliercour.JPG
Tu crois que je peux inviter des gens comme ça sans prétention ?

Je suis désolée, mais de bon matin, ça m'a fait rire.

Faut pas grand chose, je sais.

Ceci provient d'un site associatif près de chez moi dont je m'interrogeais sur les activités jusque ce matin.

Maintenant, je sais :)

29.09.2009

En 4 parties, 3 sous-parties, introduction, développement, anti-thèse et synthèse

On en était où ici ?

 

Après avoir publié mon dernier article bien succinct (une grande qualité la succincterie chez moi) (rare mais exceptionnelle quand elle est mise en avant) (comment ça on ne dit pas succincterie, je dis ce que je veux d'abord) (c'est quand je parlerai charabia corporate qu'il faudra m'arrêter) (ah tiens faudrait que j'en parle de ce truc un jour, moi ça me fait toujours rire) (avec le Biscotte aussi je dois dire, faut croire qu'on est fait pour s'entendre c'est étrange) (fin des parenthèses) (pour le moment),

-- là vous avez le droit de respirer --

[je tiens une de ces formes à cette heure-là, c'est impressionant]

-- oui, oui, je vais reprendre le cours de ma pensée --

j'ai cliqué sur le lien en haut à droite qui dit "Voir le blog : la Biscotte de Proust", non pas pour m'auto-satisfaire, quoique, mais simplement pour vérifier rapidement que l'article était bien publié, je reste quelqu'un de très pragmatique, et modeste bien entendu.

[héhé, ouais, il y a eu un point, ça veut donc dire que c'était une phrase complète. Si ce n'est pas clair, il faut relire, désolée]

[je préfère les crochets, ça économise mes touches parenthèses]

Je continue.

En allant donc voir le blog ô combien intéressant et magnifique de la Biscotte de Proust, mon esprit se focalisa sur le calendrier en haut à droite, ceci prouvant ô combien le blog est intéressant et magnifique et aussi que mon esprit dévie quand même beaucoup en haut à droite ces temps-ci.

Et je m'aperçus que ce calendrier était bien blanc.

J'ai beaucoup réfléchi malgré mon mal de crâne persistant et j'en suis arrivée à la conclusion que le flot de mes pensées était principalement centré sur le transit de ma fille (très  trop fluide) et le mien par conséquent.

Quand t'es constipé, tu blogues moins.

Des fois, du coup, je m'inquiète pour le transit d'Anouchka.

 

Pour ma part, Barack Obama a déclaré que c'était une gastro bien particulière. Je n'ai plus aucun doute sur le fait qu'il a eu raison de choisir la spécialité gynécologie plutôt que gastro-entérologie.

 

Ceci était l'introduction.

(lol).

Temporiser

Là, en ce moment, j'ai deux sujets brûlants pour le blog à développer.

- l'épidémie de gastro ambiante

- mon travail

 

mais en fait, les deux reviennent à parler de merde, alors j'hésite.

28.09.2009

Loin des yeux, loin du coeur

Sachez que le Village se situe à mi-chemin entre prout-prout land et no man's land, de l'autre côté de l'autoroute, côté bucolique en somme.

Alors pourquoi les livreurs de sushi prout-proutois qui livrent à no man's land ne veulent pas livrer au Village ?

Peur des oiseaux ? des arbres ? du calme ?

 

'Tain, c'est quand même pas compliqué d'aller sur Google Maps et de voir qu'il y a moins de km entre prout-prout land et le Village qu'entre prout-prout et no man's !!!

 

On est des frustrés du sushi *.

La vie est dure.

 

 

* Hey ho, rassurez-vous, y en quand même un qui vient. Un et un seul. D'ailleurs, il s'appelle El Waheb. Sans déconner.

Je ne conclus rien.

(Et il livre bien des sushis, pas des kebabs hein).

24.09.2009

Mais nan, chui là

Ou plutôt sous l'eau.

Over-booked qui ne rêve que de retourner sous sa couette.

Mais, voyez-vous, être mère de famille n'est pas de tout repos. Ah ben oui.

En plus, il s'avère que j'ai un boulot qui ne m'a pas oublié. Mais bon c'est un long épisode à part entière. Tout ce que je peux dire c'est là présentement cette semaine, j'ai échangé mon mercredi de 4/5 contre le lundi et depuis je fais une formation où y a pas l'internet sur les ordinateurs. C'est rude.

Puis après l'épisode houleux du rhume de Lapinette, c'est Biscotte qui l'a chopé. Et un homme malade, bon, pas besoin de développer, hein, on imagine bien.

Et voilà que ce matin la Lapinette a commencé à me gerber dessus. Que la DDC m'annonce au téléphone que ah oui c'est vrai y avait déjà 4 bébés qui avaient la gastro et que du coup, elle ne prend pas Lapinette. Evidemment, j'étais en retard (en fait, je ne suis pas arrivée un seul jour à l'heure, j'ai du visé trop serré dans le planning du matin) ce qui a pour conséquence que notre nouvelle moto (la même que feue ma petite moto mais en beaucoup plus neuve) n'a absolument plus les pneus carrés.

Le Biscotte n'avait qu'une tâche : emmener Lapinette chez Docteur Mamour à 16H.

A 15h45, j'ai détalé de ma formation pour rejoindre Lapinette et Docteur Mamour car euh, un homme malade sur lequel on a mis une responsabilité, eh bien, euh, pas besoin de développer.

En 17 minutes, j'étais arrivée chez Docteur Mamour et point de Lapinette, le Biscotte ayant commencé à chercher les clés de voiture et donc m'appeler à 15h50 (juste au moment où je passais entre un camion benne et un bus ou ptêtre le moment où j'ai doublé des chariots (scoot) qui hésitaient à passer entre deux camions à contre sens, les chochottes) pour évidemment ne pas les trouver.

Docteur Mamour a donc accepté de nous revoir à 19h45.

J'ai donc eu 3 heures de répit pour savourer le fabuleux bordel qu'avait causé un homme malade et une Lapinette qui gerbe et qui a la chiasse.

 

Au bout du rollmops, comme on dit par ici.

21.09.2009

Philippe Candeloro au Café de la Gare

Mouahah.

Sache que je suis allée au théâtre avec Philippe Candeloro.

Bon il a préféré me laisser seule avec le Biscotte sur le devant, et il a préféré rester avec sa femme tout au fond.

Du coup, je n'ai pu recueillir son avis sur la pièce.

Que moi j'ai adoré.

Alors déjà, le Café de la Gare, ce théâtre mythique.

Alors oui, c'est chiant parce que t'attends comme un con dans la fille dehors dans la cour au milieu des cours de danses de Mya Frye et à côté de la terrasse où j'ai mangé (il y a longtemps) à côté de Michael Youn.

Oh ça oui, j'en connais du pipole.

Mais, le Café de la Gare, c'est ZE théâtre. Celui que si y en a qu'un à faire, à voir, c'est celui là, c'est tout.

La pièce. Le tour du monde en 80 jours.

Perso, je n'ai pas lu Jules Verne.

Et de voir Jules Verne complètement revisité par des tonnes d'anachronismes, des dialogues savoureux et un jeu d'acteurs (mais ce jeu), ben ça m'a donné de connaître la vraie version (chiante).

Alors si vous avez l'occasion, courez-y.

 

C'est là que je me dis qu'il faut vraiment remercier le Biscotte de m'avoir emmener la toute première fois au théâtre (et c'était au café de la Gare) et que si je pouvais, c'est tous les soirs que j'irais au théâtre. J'adore ça.

18.09.2009

Insomnie

Il s'avère que j'ai pris des ptites gouttes pour dormir tout à l'heure.

Il s'avère aussi que j'ai pris un coca et un café au déjeûner ce midi.

Je dois donc avouer qu'à l'heure actuelle, la caféine a vaincu, à mon grand désarroi.

Optimiste, je prévoyais de mettre les pieds à l'Entrepraïllze demain matin, enfin tout à l'heure quoi. Pour faire genre que si, des fois, je me bouge les fesses jusque là-bas.

Que je ne passe pas la moitié de mes journées à faire du shopping avec la BM et l'autre moitié à m'occuper de Lapinette ou téléphoner à ma mère.

Pourtant, je ne peux pas dire que ce soir, je sois perturbée négativement par mon travail. Parce qu'à mon plus grand bonheur depuis que je ne suis plus enceinte et ça fait vraiment longtemps que je ne savais plus ce que ça faisait, les hormones ont arrêté de foutre ma vie en l'air et bien que l'Entrepraïllze ait décidé de changer les gravillons par du verre pilé en pommade à la harissa, j'ai pris le parti d'en rire ou tout du moins de m'en détacher pour profiter du temps où je n'y suis pas, et ô joie, ni les larmes ni la colère ne montent en moi quand je me retrouve face à un chef ou à un client.

Evidemment, il se peut que, fortuitement, je hais la vie en général quand je sors de ces moments-là et que j'aimerais bien qu'on m'écoute quand je dis qu'on m'exploite et qu'on me prend pour une conne et que je bénis les féministes car visiblement, je n'en suis clairement pas mais plutôt une bonne chiffe molle qui ne se plaint qu'après.

Mais globalement, au bout de 2 jours, ça va beaucoup mieux.

J'ai d'ailleurs fini Sexe, diamants et plus si affinités ... et je dois dire que j'ai adoré ce bouquin et qu'il m'a fait un bien fou. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi il s'est reçu tant de critiques négatives alors qu'il est tout simplement de la chick-litt efficace et c'est personnellement tout ce que je lui demandais.

Certainement, parce que même si j'ai à ce moment-là beaucoup apprécié de lire Bridget Jones, je ne me suis jamais identifiée à ce personnage de looseuse intersidérale et qu'aussi, ce n'est pas non plus le genre de personnage qui me font rêver, je préfère donc lire des histoires de trentenaires new-yorkaises improbables.

A ce stade, je me rends compte que j'avais juste envie de dire que j'ai beaucoup aimé un livre, que je sais déjà ma tenue de demain matin, que je sais déjà la tenue de Lapinette demain matin, que je sais que j'ai un planning de malade pour quelqu'un qui est censé bosser, que je sais que le Biscotte a un planning et que ça me fait très peur qu'il en oublie la moitié, que je sais que je ne suis toujours pas aller faire ma carte grise à la préf de prout-prout land mais que je ne sais pas combien de temps on peut rouler avec une carte grise de l'ancien proprio, que je sais que j'ai oublié de rappeler le vendeur de moto pour enfin obtenir les factures et les doubles de clés et que ce n'est pas à cette heure-ci que je pourrais le faire, et que je sais que ce n'est toujours pas maintenant que je vais m'endormir mais que je sais pertinemment que ce n'est pas non plus le moment où je vais bosser.

Ma vie est un enfer.

Je vais faire un scrabble.

16.09.2009

Docteur Mamour

Je ne comprendrais jamais les méandres de mon cerveau.

Un jour, ballonnée de mon ange et certainement fortement malade, j'en étais venue à quêter un arrêt maladie et mon médecin traitant n'était point disponible. Armé de mon bottin villageois, j'étais tombé sur celui qui depuis tout ce temps, je surnommais, le docteur spychopathe.

Le souvenir d'une salle d'attente au rez-de-chaussée de ce qui aurait du être le garage d'un pavillon, un petit escalier tortueux montant au cabinet, tout aseptisé, avec des jouets tous bien rangés. Et le docteur qui ne sert pas la main pour dire bonjour, qui parle froidement derrière son bureau et qui chipote pour me filer un arrêt maladie.

Et du coup, le souvenir d'un homme brun, cheveu coiffé en l'air, un peu à la Tcheky Karyo. Un mec qui faisait peur somme toute. Et classifié dans ma liste de médecins à ne plus revoir.

Puis est arrivée Lapinette et le besoin de lui trouver un pédiatre, à défaut un médecin généraliste. Pas de pédiatre au village. Et la seule pédiatre du village à côté, jamais réussi à la joindre. Et la voisine qui me dit que ses filles vont chez Docteur Spychopathe et qu'il est adorable avec les enfants, que les enfants l'adorent, et qu'il est super gentil et bla bla bla.

Interloqué, suis-je, puisque l'on parle bien du même docteur spychopathe. J'en parle avec un ass mat de no man's land qui est sa patiente, et elle me dit qu'elle ne l'aime pas du tout car il est super froid avec les adultes. On parle donc vraiment du même.

Qui se trouve être le médecin de la crèche.

Entre la visite médicale de la crèche, les vaccins et le rhume de Lapinette, j'ai donc bien eu l'occasion de revoir ce médecin.

Qui est, disons-le, franchement, absolument, euh comment dire, grave choupinou ? Beau gosse. Charmant. Un type dont on ferait bien son 4 heures, enfin pas le mien hein j'ai Biscotte, ahem, bref.

(la quarantaine, le cheveu grisonnant-blanc, la peau mate, des grands yeux clairs, juste des rides de sourires, des chemises un peu décolleteés sur son torse légèrement poilu avec son pendentif sur un fil noir, faudrait vraiment que je me penche pour savoir ce qu'est ce pendentif, je m'égare ...)

Sauf que là j'avais rdv à 10 heures et que mon cerveau a imprimé 14 heures. Et Docteur Mamour de m'appeler deux fois sur mon portable pour savoir où j'étais, j'avais loupé notre rendez-vous, je lui manquais, enfin pour savoir si la Lapinette n'avait rien de grave, et de lui trouver in extremis, un rdv à 14 heures.

Docteur Mamour est adorable ... avec Lapinette.

Parce que concrètement, il est trop choupi avec les bébés, il voit Lapinette et son visage s'éclaire, il s'inquiète de savoir si elle va bien, ce qu'elle ressent, il la fait rire et il rit avec elle ...

Tandis que moi je peux crever sur place.

N'empêche qu'il est beau.

Et comme Biscotte a un travail très prenant, je suis bien OBLIGEE d'emmener moi-même la Lapinette chez le médecin.

Pfff, quelle corvée.

Faudrait peut-être que je me maquille ?

Je mets des talons ?

14.09.2009

Zara pas du tout

La rentrée, tout ça, plein dans le baba.

Pendant ma pause déj (où je n'ai pas déjeuné en fait), je suis allée faire du shopping.

D'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on bosse chez soi qu'on n'a pas de pause déj.

Et pour ceux qui se gaussent là derrière, aussi incroyablement que cela puisse paraître, eh oui je bosse réellement.

Enfin, plus exactement, je découvre un logiciel incroyablement génial, ahem, suédois qui plus est. Le Ikea de l'Excel, somme toute.

Ok, je n'avance pas beaucoup car j'ai d'autres trucs sur le feu, une Lapinette malade, une moto à acheter, etc, mais j'en suis déjà à la page 60 du tutoriel (sur 235). De là à conclure que ça se lit aussi vite que de la chick-litt, je ne franchirais pas le pas, car j'en suis déjà à la page 93 de Sexe, Diamants et plus si affinités ... sur la même période.

Je disais donc qu'en vu de mon fabuleux entretien à Disneyland-les-Tombouctou, j'ai décidé d'aller m'acheter un pantalon noir à ma taille.

Car, quand on passé comme moi le stade d'avoir mené deux grossesses à terme, on arrive dans la catégorie de celles à qui le taille haute sied mieux que le taille basse, ce qui se confirme par une taille 38 en taille haute et une bonne taille 40 en taille basse. Chui vieille, quoi. Les fringues d'ado mal emboutie, c'est fini.

Et mon choix s'est porté sur Zara car les pantalons H&M ne tiennent pas vraiment la route niveau tenue et toucher du tissu.

Zara, où les vendeuses mal embouties elles aussi ne laissent rentrer dans la cabine d'essayage que si toutes les cabines d'essayage sont vides. J'ai donc poireauté 1/4h pour confirmer que la taille 36, fallait oublier, et que manifestement je n'ai toujours pas les jambes d'Adriana Karembeu.

J'en ai aussi profité pour acheter une chemise chez H&M, tellement "nylonnée" que si jamais je pose un fer à repasser dessus, faudra que j'appelle les pompiers. Mais au moins, elle ne se chiffonnera pas mais j'ai intérêt à faire un stock de Rexona.

Sachant donc que ce soir, je dois aller chercher la Lapinette à la crèche, l'amener chez le médecin, la ramener à la maison, manger un peu puisque ce n'est toujours pas fait, partir essayer une moto et y faire un chèque de caution, aller me soûler pour l'anniv d'une copine mais pas trop parce que je rentre en moto, et sachant que j'ai rdv demain à 14h30,

Aurais-je le temps d'appliquer mon effroyable point de chausson à mon pantalon ?

Ou serais-je obligée d'improviser sur 10 cm d'aiguilles avec un pantalon trop long ?

 

La vie est une jungle tout de même.

13.09.2009

Rewind, la rentrée

Ce matin, j'ai déposé Lapinette à la crèche. Après de nombreux sourires et areuh, je suis montée sur mon récent destrier et j'ai filé droit vers l'Enterpraill'z. La maréchaussée francilienne ayant beaucoup d'humour, ils ont décidé de regoudronner la route en plein mois de septembre. J'ai donc mis 3/4h avant de pouvoir garer mon destrier à destination, ranger mes affaires de motarde et me retrouver avec mon casque qui ne rentrait pas dans le top case et je suis montée à l'Entrepraill'z.

Je me suis posée sur la 1ère place que j'ai trouvée, j'ai allumé mon PC qui a refusé de se connecter au réseau, impossible donc d'accéder à quoi que ce soit. Je vais voir la secrétaire qui fait de grands yeux étonnés devant ma présence, m'imprime un bordereau de droit aux tickets resto, m'informe que je dois dégager de ma place et m'en réserver une vraie et je file au support informatique qui me demande si j'ai appelé Tombouctou pour avoir le droit de leur parler. Comme bien entendu, je ne me souviens absolument pas de mon login/mdp pour pouvoir me connecter à un téléphone, je m'excuse platement. Le monsieur accepte quand même de faire un reset de mon mdp et j'ai donc accès au réseau avec mon PC.

Je cherche la RH et me plante d'étage. Je tombe donc nez à nez avec le Tofu des missions. Il me dit qu'il a peut-être éventuellement une piste pour un projet en 5/5 à Disneyland-les-Tombouctou*. Je lui explique que ma priorité est d'être près du Village et que accessoirement je suis en 4/5. Il me parle donc d'une mission à Manhattan-les-Tombouctou. Je le re-briefe sur l'endroit exact où se trouve le Village et lui souhaite une bonne journée.

Je trouve la RH qui m'avertit qu'elle a perdu mon avenant au contrat de travail pour le 4/5, qu'elle va le rechercher et qu'elle m'avertira en temps utile.

Mon nouveau chef souhaite que l'on apprenne à se connaître quand je lui décline mon identité, et dans un soupir d'"over-booking", il me staffe pour 14h-14h30.

Finalement, au détour des toilettes, la RH a retrouvé mon avenant et nous le signons.

Je me rends compte que j'ai oublié mes affaires de sport juste à l'entrée de l'appart et je pars donc déjeuner dans le resto japonais d'à côté. Qui se révèle être une grande salle où une cinquantaine de personnes sont assises dans une très grande promiscuité tout autour d'un tapis roulant où circulent des assiettes de sushis. La serveuse essaie de me trouver 2 places assises. Mais bon, comme je n'aperçois pas de fantôme autour de moi, je lui dis que je vais prendre un plateau et aller dehors, seule.

15€ plus tard, un jus de pêche contenant des cubes de gélatine, très étrange, directement from Japanie selon l'étiquette, je pars m'acheter un jean. Et comme je suis faineante, 85€ plus tard, j'ai exactement le même jean dans mon sac que celui que j'ai sur les fesses.

Je récupère mon casque et mon ordi dans l'armoire des secrétaires car selon elles, ils auraient disparu pendant la pause déj si je les avais laissé à ma place, je me ré-installe à ma place que la secrétaire m'a réservée pour un mois alors qu'avant la crise, les places n'étaient réservées que pour une semaine ce qui, pour moi, veut dire beaucoup sur l'optimisme de me trouver une mission.

Qu'importe à 14h10, je vais voir mon nouveau chef qui n'est pas là.

Je retourne à ma place lire quelques blogs, et à 14h50, je retourne voir mon chef qui vient juste d'arriver.

Il me parle de cette fabuleuse mission à Disneyland-les-Tombouctou en arguant que c'est exactement sur ma technologie et je dois confesser qu'effectivement, je suis la seule de l'entreprise à la connaître suffisamment et que c'est la seule sur mon CV qui vaille la peine d'être exploitée immédiatement. J'essaie néanmoins de négocier sur le secteur d'activité que je ne connais pas contrairement à l'univers du marketing et de la distribution en tout genre.

Une heure plus tard, j'apprends enfin que le sup de co(n) qui m'a vendu l'année dernière pour très cher à cette fabuleuse entreprise d'où l'on m'a viré car j'étais enceinte, a non seulement récupéré toutes les entreprises de distribution à son compte, mais qu'en plus, il m'accuse de lui avoir fait perdre son client de l'année dernière, et ne veut donc absolument plus que je travaille dans son secteur.

Rien ne sert de remonter l'histoire car mon nouveau chef s'en fout, il me dit que c'est passé et que lui, perso, s'en fout d'avoir perdu le client mais il comprend que le sup de co(n) soit véner de ne pas avoir eu sa prime de Noël.

Une heure un quart plus tard, mon nouveau chef m'apprend que la seule chose qu'il savait de moi "pour être honnête" est que "j'ai un caractère de cochon". Je ris (jaune) et je ne le détrompe pas, même si j'appuie sur le caractère fortement perturbé de la situation de l'année dernière, toujours rapport à ce sup de co(n).

Mon nouveau chef ne me déçoit pas, il m'annonce que maintenant c'est de l'histoire ancienne, que ça fait un an que ta fille est morte, ce n'est plus une excuse valable si ça l'a déjà été.

Au moins, les choses sont claires.

Et pendant ce temps, un mail du Tofu des missions arrive sur l'ordi de mon chef qui m'annonce fièrement que mon CV, ah tiens, est déjà parti à Disneyland-les-Tombouctou, et qu'en plus j'ai rendez-vous chez le client la semaine prochaine. Mais que je ne m'inquiète pas, ce secteur d'activité n'est pas des plus time-sparing en temps de travail.

Les choses sont très claires.

Il ne me reste plus qu'à négocier les indemnités kilométriques.

Ce qui s'appelle se faire enculer à sec avec des gravillons.

 

 

* Disneyland-les-Tombouctou, après vérif devant mon chef, est à exactement 40 kilomètres de chez moi par l'autoroute une des plus meurtrières d'IdF. Priez pour moi.

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