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  • Tu ris pas

    Hier, je repartais fièrement en scooter d'un supermarché en ayant pour une fois coché tous les trucs à acheter.

    Dans le dernier virage de la montée de la 118 (spécial kasse-dédi aux franciliens du sud-ouest powaaa) (bref une autoroute urbaine), j'ai vu s'échapper entre mes genoux, la lanière cassée et s'éloigner dans mon rétroviseur au beau milieu de l'autoroute mon paquet de 24 rouleaux de lotus confort avec les petites fleurs.

     

    Chui pas dans la merde.

  • Méprise

    Il semblerait, mais bon je ne balance pas, mais quand même, que certaines personnes aient cru en me lisant que le Biscotte et moi allions acheter un bien immobilier en Bourgogne.

    Hum.

    Certes, le 1er juin, je faisais part d'un projet utopique de ce style.

    Mais.

    Le 14 juin, je disais, je cite, "Et je vous parlerais de mon futur 3/4 pièces de 72m2 à 150m de là où j'habite actullement".

    Alors à moins que ces personnes 1. ne me lisent pas complètement, je n'ose le croire, 2. croient que la Bourgogne se situe à 150m du Village, je ne vois pas trop ce qui a poussé ce raisonnement.

    HEIN ?

    Donc, non, nous n'achetons pas en Bourgogne, il semblerait plutôt que nous soyons partis pour acheter au Village dans exactement la même barre d'immeuble où nous sommes actuellement locataires mais pas au même numéro ni au même étage.

    Je dis simplement "partis pour acheter" parce que nous n'avons pas encore signé le compromis de vente. C'est-à-dire que les procédures notariales sont très longues et il semblerait que remplir pour la trente-six millième fois le même texte à trous soit très prenant.

    Mais ne médisons pas.

    Ce soir, nous voyons notre ami le courtier pour déterminer notre emprunt max et notre taux max d'emprunt, et peut-être que d'ici 10 jours nous aurons signé ce fameux bout de papier et un gros chèque d'acompte.

    Et d'ici 3 mois, nous passerons du côté obscur de ceux qui filent tous les mois leur argent à leur banque plutôt qu'à un propriétaire inconnu, et ce pendant les 20 prochaines années.

    Les paramètres boulots très instables n'étant pas pris en compte puisque nous verserons la même somme en remboursement de crédit qu'en loyer actuel.

    Et puis qui a un boulot stable de nos jours, hein ?

    Un jour, peut-être nous serons encore plus cool sur ce blog.

  • Héros fini

    Depuis quelques jours, grand chambardement dans mon Google Reader, un intrus s'est glissé.

    C'est-à-dire que je suis devenue accroc au blog des chroniques judiciaires de la journaliste du Monde.

    Mieux qu'un roman policier haletant, mieux qu'un secret story 24/24, c'est le procès Kerviel qui est raconté au jour le jour.

    Ah oui, ça change des blogs de pompes, de bulles, de trentenaires aux problèmes existentiels, bienvenue dans la vraie vie.

    Je ne sais pas vraiment ce qui m'attire dans ce procès. J'aurais tendance à dire tout même si évidemment je suis déçue que ça ne soit qu'un procès contre Kerviel.

    Car entendons-nous c'est Kerviel qui est jugé pour avoir fait des écritures cachées qui ont causées des pertes colossales à la Société Générale, banque qui s'en est bien remise si l'on en croit son ex-PDG, va-donc savoir pourquoi finalement Jérôme Kerviel est accusé d'être un terroriste.

    Parce que cette banque a eu une trouille phénoménale, voilà pourquoi. Parce que le système est dirigé par des incompétents qui nomme des incompétents qui se reposent sur leurs sous-fifres. Incompétents qui sont contents quand un gars, un de leurs meilleurs éléments,  fait des profits colossaux sans penser qu'ailleurs quelqu'un a forcément fait des pertes colossales mais qui sont vraiment méchamment mécontents quand le même gars leur fait faire une perte colossale.

    Parce que oui, entendons-nous bien, ce n'est pas Jérôme Kerviel qui a revendu toutes ses positions risquées à perte, mais bien la Société Générale quand elle a flippé comme une malade.

    Alors oui, Jérôme Kerviel est coupable d'avoir fait des faux en écriture et d'avoir abusé de la confiance de ses patrons, d'ailleurs il a plaidé coupable.

    Mais ses patrons ne seront jamais jugés pour fermer les yeux sur un abus de confiance "positif" et ne se rebeller qu'en cas d'abus de confiance "négatif".

    Jérôme Kerviel est encore une preuve, une énorme celle-ci, d'un système entier basé sur du flan où le patronat est maître et à qui le salariat doit dire oui je t'aime tous les jours et se plier à ses exigences même si elles sont absurdes.

     

    Quand à la demande d'emprisonnement de 4 ans ferme, je me demande où va le monde. L'emprisonnement est pour moi nécessaire pour des gens dangereux à eux-même ou à la société.

    Jérôme Kerviel a été déclaré psychologiquement stable, il n'est donc pas un danger pour lui-même. Et pour la société, tu vois Jérôme Kerviel devenu smicard aller racketter sa boulangère ?

    Soyons sérieux tout de même.

    Oui, Jérôme Kerviel doit perdre sa fortune accumulée en tant que trader. Pour le reste, je pense qu'il est assez dégoûté du système pour le fuir tout seul.

    Pour les banques, Jérôme Kerviel restera une anecdote de machine à café et un moyen de pression supplémentaire pour les managers.

     

    D'un côté, je ne peux que me réjouir qu'un ptit sup de co(n) arrogant prétentieux se soit fait prendre au piège. De l'autre, je suis évidemment extrêmement déçue que ça ne changera rien au mode de vie des entreprises ultra-capitalistes où le profit est toujours roi forcément au détriment d'autres. Rien que les journaux télévisés que je regarde une fois par an proposent en deux premiers titres le footcheballe et la grève ouh-la-la-mais-comment-on-va-faire-pour-se-transporter-nous-autres-parisiens-égocentrés et ne parlent plus jamais de l'affaire Kerviel. Ou quand elle sera close, peut-être.

    Un jour peut-être aussi sur ce blog, on causera moins sérieux, lûl.