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En différé.

Un concours EJE ou un autre.

Levée de trop bonne heure, déjà shootée à la caféine, GPS branché, la route chargée et très longue. Commence l'attente. On coche notre nom, on attend devant notre porte.

Aujourd'hui, mon tout premier entretien de "groupe". Une petite appréhension. Je fais déjà ma clown dans le couloir, façon de me déstresser, ma vocation sociale n'est pas si immense. Et puis autant se retrouver en épreuve commune avec des filles un peu détendues. C'était pas gagné mais finalement ma connerie fait des ravages dans les coeurs de post adolescente.

On se retrouve à virer nos pompes et se mettre en rond sur un tapis. Evidemment j'ai des chaussettes dépareillées. C'est un peu plus fun que les chaussettes trouées de ma voisine. 

On se présente et forcément je suis la vieille. Et forcément je ne suis ni étudiante si salariée du social.

On nous dit de sautiller sur une musique. J'ai déjà attaqué la nicotine, j'ai envie d'évacuer mon stress en dansant comme une dingue mais je me contrôle alors j'essaie de communiquer visuellement avec mes compagnes de galère. Pour certaines, c'est bien dur. Pas facile d'être jeune.

Ensuite, on  nous fait écouter deux fois une musique britto-celtique. On doit se séparer en deux groupes. Raté, cinq filles se retrouvent d'un côté contre trois. Oups, ça bouge, oh c'est l'inverse maintenant. Ouf, finalement on y est arrivées.

Pendant 20 minutes on se concerte pour faire notre petit "programme". Mes compatriotes sont plutôt enhousiastes et dynamiques, chacune a ses idées, on organise, on répète, et on oublie de donner un titre à notre oeuvre. Pas grave, il sera lâché à l'impro.

Nous passerons les premières d'un souhait commun. D'une manière extraordinaire, nous finirons pile sur la fin de la musique. Même en 10 ans de gym, ça ne m'est jamais arrivé.

Nous regarderons les autres, puis nous irons bitcher en nous rassasiant aux toilettes. Courtement, car maintenant c'est l'heure du débrief en commun. Je passe la deuxième et ce n'était pas forcément la meilleure place, j'oublie de dire des trucs, je suis trop pressée de passer la parole. A la fin je reprendrais la parole quand nous aurons la parole libre, histoire qu'elles n'oublient pas ma présence.

Nous irons glander au macdo des pauvres en attendant l'après-midi. L'angoisse monte doucement pour l'entretien individuel, je me liquéfie doucement seule sur ma chaise à attendre. La psycho-clinicienne m'accueillera. L'entretien commencera et elle me félicitera ou sera d'accord avec chacune de mes paroles. Elle dira que mon projet est bien établi et bien réfléchi. Elle se détendra, rira avec moi et me souhaitera d'être acceptée à toutes mes écoles, on se souhaite un bon week-end mutuel.

Direction le TGV pour rejoindre ma Lapinette, je suis sur les rotules. Le bilan est, à mon humble avis, plus positif qu'à l'oral de l'école précédente.

Allez, encore 1 écrit et 3 voire 4 oraux.

Let's hope.

Commentaires

  • Ca a l'air de s'être bien passé!

    Courage pour le reste.

  • C'est pas toujours facile les périodes de concours mais si c'est pour faire ce qu'on veut, ça vaut le coup. Haut les coeurs, on est avec toi :-)

  • @mjc, @titi : merci les filles :)

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