Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Et si j'étais revenue ?

    Je ne sais même plus où on en était ici.

    Que dire ?

    Dans le désordre.

    La Lapinette a eu deux ans et pour le moment trois fois du gâteau mais s'est retrouvé une seule fois circonspecte devant des bougies puisque nous sommes des parents indignes qui oublions tout.

    La Lapinette angoisse que je sois repartie comme ça et si elle a été plutôt sage pendant mes 4 jours d'absence, elle n'a visiblement pas super envie que ça se reproduise fissa. Et que ça ne se reproduise pas non plus pour son papa. Papa et maman à la maison pour moi et pis c'est tout.

    Son nombre de mots distincts a explosé en deux semaines. Limite, y aurait des phrases genre Qui c'est ou Qu'est-ce que c'est. Et de surcroît des mots de deux syllabes genre lapin, gâteau ou le prénom de mini-globule la voisine qui est aussi le prénom d'une de ses puér de crèche.

    Pépito n'a toujours pas sa place en crèche pour janvier, et je n'arrête pas de croiser des nanas en cloque qui ont aussi demandé une place en crèche. Désespérée, je suis.

    Et moi, je rentre théoriquement en cours dès septembre puisque j'ai été acceptée en voie étudiante normale à l'école du Luxembourg (mais si celle où j'étais 13ème sur liste d'attente) et que donc en janvier, ya pas moyen, il me faut un système de garde.

    Sinon je ne vais plus travailler jusque mes études car visiblement Barack Obama a acté mon futur renouvellement d'arrêt maladie mensuels et c'est plutôt cool.

    Ce qui fait qu'il ne me reste "plus qu'à" négocier ma rupture conventionnelle avec l'Enterpraïllze et sa DRH maudite. Que du bonheur en perspective.

    Et aussi à reprendre mes révisions de psycho lâchement abandonnées à Arcachon entre deux vomissements d'huîtres, une pincée d'énervement contre le coach, un plongeon dans le bassin tiède et pas salé, et une psychothérapie gratuite offerte à mon binôme qui a pu apprécier ma mise en application de mes cours de clinique avec grande efficacité.

    Ah et sinon, je suis censée retourner sous antidépresseurs, youplaboum, yad'lajoie.

    Tchô les diphtongues.

  • Ca pue

    J'ai toujours cette angoisse qui monte quand je vais recevoir une note ou un courrier de résultat de concours. Je me demande si un jour cette angoisse de la notation et du jugement va disparaître.

    Aujourd'hui, j'ai vu passé une annonce sur la note du TD de neuropsy qui serait disponible, mon estomac s'est serré et mon coeur s'est mis à battre plus fort le temps qu'Excel 2010 peine à démarrer et il prend du temps le bougre.

    Alors que pourtant, dans la théorie, on s'en fout que j'ai mon année de psycho ou pas, si le Lux m'appelle, je commence ma formation EJE et je laisse tomber la psycho, alors à quoi bon avoir peur d'avoir loupé un truc comme toujours, comme pour tous les trucs de la vie en somme ? Je suis irrécupérable.

    Finalement, après un CTRL+F bien senti, j'ai vu le soulagement et la déception apparaître : 10/20. Pas de devoir à refaire mais aucun point d'avance pour le devoir de neurobio sur table. Enfin à coeff 1 contre 4, fallait vraiment avoir 18 pour que ça vaille le coup. Un petit CTRL+A sur la colonne des notes et la moyenne des devoirs rendus apparut : 10,6. Je suis pas si nulle et la prof est quand même une grosse vache, nan mais c'est un TD tout simplement. Malheureusement, c'est la même prof en neurobio, va falloir que je devienne un peu plus incollable sur les neurones, les synapses et l'organisation du cortex. Mal barré.


    A 3 fausses semaines des exams (dont 4 jours à Arcachon, le we d'anniv de Lapinette et le viaduc de l'ascension en Britonnie du Sud), il me reste 5 vidéos de fonctionnement cognitif à me fader et le cours de troubles mentaux à découvrir et je pourrais dire que j'aurais au moins tout visionner une fois ahem. Dans la théorie, j'aurais donc aimé finir tout ça cette semaine et commencer les vraies révisions à Arcachon, failed.

    Il n'y a pas qu'à espérer que ma narcolepsie de femme enceinte ne me prenne pas pendant les 5 heures de TGV et que je sois EFFICACE.
    On peut rêver.
    Ou accepter d'échouer. (lol)


  • The last laugh

    Il en a fallu du temps pour que la playlist de loose fasse effet, que les larmes piquent le bord des paupières au moment où je me demandais pourquoi cette playlist ne faisait pas effet vu le climat morose de mes pensées vagabondes.


    Il a fallu que je fasse un bref retour dans le passé, une brève vision du futur, et le présent vide, et j'ai compris que j'étais morose et que si je n'arrivais pas à être complètement à toucher le fond c'est parce qu'il y a toujours quelqu'un pour me faire sourire, un petit être de presque deux ans qui a la banane tous les jours en ce moment.

    Je lisais sur Causette, magazine que je n'apprécie pas particulièrement mais dont je sais qu'il me durera plus que mes deux trajets en TGV, qu'un bébé se marrait grosso modo, je n'ai plus les chiffres en tête, 100 fois plus qu'un adulte. Et quand j'entends l'éclat de rire de la Lapinette, quand je vois son sourire dès qu'il croise le mien, plus rien n'existe qu'elle et moi.

    Il y a un effet luminothérapeuthique à mon arrivée dans le sud est, malheureusement il ne dure qu'un jour en général, ensuite, l'effet sonore branlistico-intellectuel me plombe mon énergie. Plus rien ne se met à compter à mes yeux, je perd l'envie de tout, je n'ai plus aucune empathie pour quiconque, d'ailleurs plus personne n'existe et je contemple mon nombril.

    Je lisais encore dans Causette, cet éditorial sur ces gens qui marchent à côté de la route, ceux qui ne feront jamais partie de la normalité, et j'ai trouvé ça très juste, et même qu'aussi je m'en foutais moi aussi de marcher dans la gadoue le long de la route, du moment qu'on me laissait seule, ça fait longtemps que j'ai des docs pour patauger partout. Je n'ai pas de problème avec moi même, c'est ça qui me tient, je n'ai pas de problème d'être mère car je n'ai de comptes à rendre à personne, j'ai des problèmes avec les autres, ceux que je ne connais pas vraiment, ceux qui resteront toujours un mystère, ceux qui ne prendront jamais le temps de m'intégrer réellement à leur vie, ceux qui ne prennent pas le temps de se regarder et d'avouer, ceux que je ne fais que côtoyer par obligation et qui resteront toujours des gens là-bas sur la grand-route pendant que je suis en train de ramer dans mon fossé.

    J'espère que Lapinette saura voler de la route au fossé et sauter entre les flaques d'eau, qu'elle aimera aussi être seule mais qu'elle ne souffrira pas de devoir exister à côté des autres.

    Je crois que je n'ai plus de problèmes avec mes parents quand je vois ce monde, et ça me fait très peur cette partie de l'adolescence qui s'envole, moi finalement je l'aimais bien mon adolescence à problèmes, c'est flippant cette adulescence qui commence, j'ose espérer que le prochain cycle sera la cinquantaine sereine. Qui vivra verra, et moi je vivrai vous verrez.