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  • Un peu tard

    Je découvre que je ne suis pas faite pour être mère. Je ne sais pas comment faire, je ne sais pas ce que j'ai raté ces deux dernières années, ce que j'ai fait et que je n'aurais pas dû, ce que je n'ai pas fait inconsciemment et que j'aurais dû, mais il n'est même pas question d'être une bonne mère ou pas, je n'aurais pas dû être mère.

    La Lapinette a deux ans et demi et elle se fout ouvertement de ma tronche. Avant, je croyais avoir un minimum d'autorité, je n'en ai plus, je m'aperçois que je n'ai jamais eu une once de crédibilité et que je n'en aurais jamais. La Lapinette va devenir une sale gamine qui ne respectera aucune règle.

    Evidemment, je ne peux rien contrer, la seule solution que j'ai connu, c'est de me faire taper dessus. Comme j'ai décidé unilatéralement de ne pas le faire et que les autres punitions à l'instar de la mettre tout habillée sous une douche glacée n'ont aucun effet, voire pire elle les redemande en se marrant, je n'ai aucune solution.

    La Lapinette soutient mon regard, répond "non" de façon méchante, et répète inlassablement qu'elle ne veut pas faire dodo. C'est ça ou la laisser hurler pendant 2 heures jusqu'à ce qu'elle se rende malade à en vomir.

    La Lapinette ne voudra plus jamais dormir, ça m'épuise par avance, elle sait forcément que c'est mon point faible et que je ne le supporterai pas. Je ne sais même pas comment on abandonne un enfant. Je voudrais partir avec le Balisto et bouder jusqu'à ce que la Lapinette vienne s'excuser.

    Ce qui n'arrivera jamais, car elle n'a visiblement pas du tout compris ce qu'est une excuse, et elle a déclaré vouloir que sa maman soit triste. Je n'aurais plus jamais un repas du soir tranquille, plus une seule nuit d'une durée correcte, à moins de quitter le domicile puisque le Biscotte ne veut pas la jeter dehors.

    On m'avait dit qu'un jour ou l'autre, il arrivait de détester ses enfants, c'est ce qu'on nous apprend à la maternité, mais on nous avait dit ça pour les nourrissons. Je ne l'ai jamais détestée jusqu'à maintenant, je ne suis même pas sûre de vouloir le faire, mais ce qui est encore plus rageant, c'est que je n'arrive pas à être indifférente, alors qu'elle, visiblement, n'en a que faire de mes états d'âme, elle veut juste me pourrir la vie.

    Là où elle n'est pas logique, c'est qu'elle risque sa vie à mettre ses doigts dans les prises et qu'elle refuse obstinément de comprendre qu'il ne faut pas le faire. Ce n'est pas quand elle sera grande brûlée que ça va arriver. Il faut faire quoi, supprimer toutes les prises de l'appart ? Pourquoi existe-t-il des prises dans tous les apparts même ceux avec des enfants en bas âge alors ?

    Elle réclame de l'attention, des câlins et elle fait tout pour que je la déteste et que je n'ai aucune envie  et aucune possibilité de lui donner tout ça. Quel est l'intérêt ?

    Et puis je n'ai même pas envie de savoir pourquoi, je suis impuissante, il n'existe aucun dictionnaire de la parentalité avec des réponses universelles. Et le pire, c'est qu'il n'y a aucune raison que l'histoire ne se répète pas et que dans deux ans, le Balisto lui aussi me déteste.

  • Il se peut

    que je sois presque sortie des tracasseries administratives.

    Ou tout du moins, que j'ai parcouru un petit bout de chemin non négligeable.

    J'ai finalement reçu le mail de la sécu pour pouvoir imprimer mon attestation de carte vitale. Ce que j'ai fait. En sus d'imprimer les pages récapitulatives des matières à passer en licence 2 de psychologie.

    Où ils ont modifié le guide de l'étudiant et les règles de passage des examens et de compensation des notes. Ce qui confirme que je me suis bougée les fesses en banlieue nord à 8 mois de grossesse pour rien du tout, car mes notes de septembre, même si elles apparaissent sur le relevé de notes ne sont pas prises en compte dans la moyenne générale. En effet, j'ai découvert 4 jours avant les exams que j'avais déjà mon année en juin, et de ce fait, il est désormais spécifié que l'on ne peut plus aller à la session de septembre si l'on est admis en juin, sauf que la mention admise est apparue fin octobre soit bien après les exams de septembre.

    Bref, on s'est fait enculés, on n'a toujours pas de carte d'étudiant (comment je vais à la pistoche en réduit moi ?) et un programme de ouf que les profs ne font que surcharger avec des documents supplémentaires.

    La mutuelle m'encule aussi puisqu'elle ne me rembourse toujours pas mes 2000€ de césa, ils ont mis 3 semaines à me renvoyer le dossier pour me demander si c'était une césa ou une voie basse alors que c'était écrit sur la facture de la clinique, j'ai tout renvoyé le lendemain, depuis queudchi, je kiffe.

    Pour continuer dans la sodomie, il se pourrait que finalement mon mois de novembre soit correct au niveau salaire, et qu'au pire je ne me fasse enculer que d'un cinquième d'octobre, je ne peux pas le prédire, la DRH et la secrétaire font les mortes au niveau des mails (par expérience, ça veut dire que j'ai raison. Si une DRH répond à un mail, ça veut dire qu'elle tente de négocier. Sinon, elle applique l'adage qui ne dit mot consent). Au mieux, ils font une régul', mais le père noël, j'y crois pas, moi. Je l'inculque déjà à la Lapinette, et essaie de lui faire comprendre qu'il ne faut pas le répéter à ses petits camarades de c'èche. Mais pour le moment, le père Noël, elle s'en cogne royal et ce n'est pas plus mal.

    Bientôt, quand j'aurais reçu mon code de connexion, je réclamerais mes allocations familiales.

    Ensuite, je songerais à aller acheter des cadeaux de noël. Ce n'est pas que je n'ai pas les sous, c'est que je n'ai pas tous mes sous. Et ça me dérange. Fuck.

  • Twilight RDC

    C'est plutôt étonnant que l'acronyme de Retour de Couches soit Rez-de-chaussée, alors que j'aurais plus facilement qualifié ça de 36ème sous-sol.

    En tout cas, mon système lacrymal fonctionne à merveille, surtout accompagné d'une monstrueuse migraine.

    Mais comme pour le lait, il y a celles qui savent, et celles qui ne veulent pas savoir.

    Les mécréantes qui savent exactement la quantité qu'ingurgite quotidiennement un petit glouton de Balisto, et les naturistes qui donnant le sein ne sauront jamais.

    Les écolos à la cup qui savent exactement la quantité de sang perdue en une heure, et les vaniaphiles qui ne sauront jamais.

    Il y a des jours, je voudrais, moi aussi, ne pas savoir.