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  • J'écoute The Lumineers

    Et même si j'aime beaucoup, ça n'éclaire pas beaucoup mon samedi déprime.

    Je pense que je commence une grosse période déprime.

    Je vois mon journal de pédagogie (une bien gros mot pour désigner un gros classeur d'observations de stage) et je sais que je vais devoir le jeter à la poubelle. Et là, je viens juste de réaliser que je me suis fait chier à endurer 7 semaines de stage avec une bande de connasses pour rien. Pour recommencer, pour perdre mes 2 mois de vacances d'été, pour devoir encore et encore chercher un stage, passer des appels dans tous les sens, espérer, devoir sécher des cours pour le faire, tout ça à cause d'une bande de connasses mal baisées.


    Oui, je sais, la solution choisie est la moins pire. La meilleure aurait été d'avoir un accompagnement formatif de ce nom, d'être suivie par son école et de ne pas être abandonnée dans la nature et de se faire juger et trahir ensuite.


    Et ce n'est pas faute d'avoir alerté. Et ce n'est pas faute qu'une personne de cette école y ait cru aussi. Mais ça ne suffit pas contre les gens de pouvoir, ceux qui jugent mon comportement défensif, ma trop grande intelligence, mon éloquence et mon vocabulaire plus étendus que le leur. Dans une école d'éducateurs, être contre l'éducation est ubuesque, mais visiblement c'est la réalité du terrain.


    Oh, ça ne m'empêchera pas de continuer, on commence à se connaître, mes chers lecteurs, vous savez bien que je tombe tout le temps mais que je continuer à ramper et essayer de redresser la tête, mais il y a toujours cette période de latence, de fatigue extrême où j'ai du mal, où je n'ai plus envie, plus l'énergie, plus rien.


    Aujourd'hui, j'ai rangé des lessives, lancé une autre, rangé les pièces de vie, gratter le joint de douche à refaire, arroser et nettoyer les plantes, trier les vêtements de bébé de la Lapinette, forcément ça m'a donné envie de pleurer. Comment on fait pour se séparer de ces petites choses si matérielles mais chargées de souvenirs ? De certaines qui étaient déjà là pour sa soeur et qu'on avait gardé pour que la vie perdure. Ma Lapinette grandit trop vite, elle a déjà bientôt 4 ans et honnêtement ça me fout le blues, elle est tellement belle, tellement forte, tellement intelligente, tellement moi parfois. Ca fait peur.




  • J'ai un coup de mou

    Je sais, je n'en ai pas trop parlé ici, en vrai de vrai, j'avais pas le temps et aussi pas le besoin de ressasser encore et encore tout ça. *soupir*

    Bon là, ce soir, je n'ai que envie de pleurer. Mais ce n'est pas grave.

    J'ai eu plein de soutien, du soutien qui sert juste à se dire "mais pourquoi eux ils le voient que je suis juste une crème et que tout ça c'est de la merde ?".

    Mais voilà, eux, ce n'est pas les décideurs de ce monde, ceux qui croient détenir la science, mais qui en tout cas ont le pouvoir et s'en servent.

    Donc, bon, peut-être que vendredi midi, je n'aurais plus d'avenir professionnel, je serais larguée gentiment chez moi à me demander ce que je vais bien pouvoir foutre des 35 prochaines années de cotisation. Et là, ce soir, je m'autorise à avoir grave les boules.


    Parce que bon, ça fait des semaines que franchement je suis calme (c'est mon ex-PTH qui l'a attesté), que je me dis que ça doit être encore un cauchemar, que j'essaie tant bien que mal de relativiser, prendre du recul, de continuer à vivre normalement.


    Mais là ça craint du boudin. Vraiment. Pour ce soir, je n'ai plus envie d'y croire, juste me laisser pleurer et désespérer. Est-ce qu'un jour, vraiment, il y aura un environnement professionnel qui attestera de mes qualités comme le font mes connaissances au sens large ? Je veux bien que je côtoie des gens plus jeunes que moi en ce moment, mais quand bien même, avoir plus de 30 personnes qui m'apprécient (les autres s'en cognent les ovaires et ils ont bien raison), ça ne m'était jamais arrivé avant.


    Si les amis ne sont pas objectifs, ceux que je connais depuis un peu plus de 3 mois le seraient plus, et même certains formateurs, le seraient peut être un peu plus. Alors ?


    Alors je veux juste ne pas savoir pourquoi, je veux que tout ça, s'arrête, je veux avoir une pause, je ne veux plus entendre que j'en ressortirai plus forte, parce qu'avec tout ce qui me tombe sur le coin de la figure, je ne vois pas comment je pourrais être plus forte si cet adage marchait réellement.



    Et peut-être que demain ça ira mieux, peut-être que vendredi à midi, ça sera fini, je ne sais pas, je sais que ce soir, non ça ne va pas, mais ce n'est pas grave. Ca passera. Comme toujours.