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  • Je passe en 2ème semaine

    Ce n'est pas un concours de chant télévisuel, ni une émission de téléréalité quelconque, c'est juste la réalité de ma vie.

    Je passe en 2ème semaine de stage, youhouh.

    C'est que bon, il faut prouver à mon école que je suis capable d'être auprès des enfants hein. D'ailleurs ma maître de stage n'a pas compris pourquoi mon école se posait la question, mais bon, finalement je suis contente d'avoir repiqué mon stage. Parce qu'a priori je vais finir ce stage, parce que je vois que autrement ça existe. Que c'est possible de ne pas crier sur les enfants, de ne pas leur tirer dessus, de ne pas les obliger à dormir, de ne pas les obliger à s'asseoir, à manger, à jouer, à dessiner, à mettre leurs chaussures, à vivre ...


    Absolument incroyable.

    Bon, il s'avère aussi que l'on m'a trouvé plus compétente que l'autre éducatrice en place. Mais je m'en fous. Moi je veux continuer à venir en stage, à valider mon stage et à contenter ma prof qui m'aime bien que ça valait le coup de croire en moi. D'ailleurs, faudrait que je lui envoie un mail pour lui dire.


    Je découvre aussi une facette insoupçonnée de moi-même. Je crois que le handicap ne me gêne pas, voire pas du tout. En fait, comme je suis absolument contre l'exclusion pour tout type de critère, je kiffe ces petits enfants qu'on laisse un peu à côté parce qu'ils ont un truc qui a foiré dans leur nature. Je kiffe qu'on les accueille en milieu ordinaire comme des enfants ordinaires, parce que ce sont des enfants ordinaires. Et visiblement, eux aussi, ils kiffent que je n'en ai rien à foutre de leur différence, contrairement à leur famille et leur environnement habituel.


    En fait, je suis grave contente d'être dans ce quartier pas très glamour, où l'on fait un travail de qualité, où on rend des gosses heureux de venir jouer.


    Tchô les star académiciens.



  • Je vends ma voiture

    Enfin plus exactement ya un type qui voudrait éventuellement me l'acheter. Un de mes voisins, le Rital, a transmis mon numéro à un gars qui m'a posé les questions les plus cons de la terre genre :

    - quelle est la côte officielle sur internet ? (bah regarde toi même)

    - pourquoi j'en vois au même prix mais qui ont deux ans de moins ? (bah les gens sont cons)

    - combien vous l'avez acheté en 2006 (je sais mentir aussi tu sais)

    et j'en passe ...

    Ecoute, gars, si tu veux l'acheter, tu viens, tu la prends, tu la paies, sinon je ne suis pas standard téléphonique, mon garageo au black m'a dit que j'aurais aucun souci pour la fourguer et sinon il suffit que j'autorise le Rital à payer 4 mois plus tard et il l'achète à sa fille, ce qui me convient très bien, je ne suis pas un mois de Pôle Emploi près.


    D'ailleurs je lisais tout à l'heure (j'aime me faire du mal) une blogueuse influente qui faisait la pub pour une consultante en parentalité. Bon, je n'ai rien contre cette personne particulièrement que j'ai rencontré dans une opé presse (à part le fait qu'être consultante en parentalité et vendre son business lors d'opé où l'on t'expose du matériel de puériculture tout à fait questionnant genre le jumperoo (dédicace à annelise) me paraît peu éthique mais chacun ses choix et chacun chez soi) sauf que c'est pour moi un métier d'utilité publique et que même il existe, ça s'appelle des PMI et c'est gratos.


    Je comprends bien qu'il y ait un segment de la population qui est snob, branchouille et à l'aise financièrement, mais je me pose toujours la question du retentissement que ça peut avoir sur des lectrices crédules qui peuvent se mettre à croire qu'il faut payer 65€ pour une heure de conseil sur comment faire dormir ton môme. Putain, c'est quand même le prix d'un plein d'essence !


    On avait déjà les crèches privées, les écoles privées, les maternités privées, maintenant on a les LAEP privés, c'est fort.

    Ca me fait rire car on m'a dit plusieurs fois que c'est éduc spé que j'aurais du faire et non éduc de jeunes enfants car les inégalités me sidèrent.

    Tiens, l'autre jour, y avait un jeune handicapé (mental) qui se déhanchait au concert des Donna Ashtray à Marseilleuh. C'était super chouette que ses parents l'emmènent dans ce genre de truc, mais au bout d'une minute à peine, ils le faisaient rasseoir de peur sans doute du débordement ou simplement peur du jugement car tous les gens étaient coincés et ne bougeaient pas.


    Mais putain on s'en fout des autres, si ça l'éclate de se déhancher dans un concert de rock, mais vas-y fiston, c'est ton droit, et honnêtement c'est pas le chanteur que ça dérangeait de voir au moins une personne faisant démonstration du kiff pour sa musique.


    Je devrais bosser dans le social, j'te dis.

    Ah oui, c'est ce que j'essaie de faire, lûl.


    Tchô les pingoons.



  • Je serais toi

    Cher individu de cette planète, je prierais très fort pour ne pas avoir à me croiser demain, voire de toute la semaine.

    Que ce soit sur la route, dans la rue, dans des lieux publics, partout, sauf chez moi où je redeviendrais un petit être fragile caché sous sa couette.

    Je ne pense pas me tromper en annonçant dès aujourd'hui que je vais être d'une humeur de dogue souffrant d'hémorroïdes toute la semaine.

    Je n'ai absolument mais absolument aucune envie d'honorer de ma présence un quelconque endroit public qui nécessiterait de faire bonne figure.

    Caviar sur l'aubergine, je viens d'apprendre que le cours de demain s'intitule, tiens-toi bien, cher lecteur expérimenté de ce blog, je cite, "on ne dit ou on ne dit pas", mais bien sûr.

    La grosse marrade en vue, genre cours de communicàcon pour couillons post-pubères. Je surkiffe tellement ce genre de branlette pour neurasthéniques impuissants.

    Rectification : je suis déjà d'une humeur de merde, ah oui, c'est vrai, vu l'heure on est déjà lundi. Fuck.