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  • Je suis de repos

    donc je n'ai rien fait d'autre que dormir, prendre un bain et ranger du linge.

    Ceci dit, hier, j'ai fait 10 heures de taf, mon 1er shampoing anti-poux sur une petite fille d'origine africaine (imagine donc le peigne à poux dans un tignasse pareille) (mais c'était nécessaire) et ce we, j'ai eu jusqu'à 15 personnes dans mon appart.


    Dire que j'étais lessivée était un faible mot.

    Comme d'hab, les enfants ont les lessives à jour et moi non. Mais jeudi je suis de repos aussi. Sympa l'emploi du temps alors que les enfants ne sont pas là.

    Mes pensées naviguent donc entre les petits de la MECS et mes poussins à moi. Dur dur de changer son cerveau.

    Sinon j'ai acheté un jean pour remplacer mon Lee qui tirait salement la tronche. J'ai du prendre un Levis curve semi qui a une taille haute comme pour les mamies. Ma BM me dirait que ça existe en taille encore plus haute. A part aux aisselles, je ne vois pas. L'important c'est que je n'aurais plus froid au bas du dos cet hiver et que je suis à l'aise dedans.


    Reste à trouver des bottines motardes sympas et j'aurais fini mon shopping d'hiver.

    Un jour aussi, j'entamerais l'administratif. Mais bonne initiative, j'ai enfin appelé un plombier pour refaire ma douche. Ne pas oublier de le rappeler si le devis est correct.

    Tchô les douchettes.



  • Elle m'a soûlé

    Mais dans le genre grave soûlé.

    Bon évidemment depuis que je bosse en MECS, les directrices tâtillonnes ça me gave encore plus.

    Donc il s'avère que ce matin après avoir fait la transmission à l'auxiliaire présente (sur le fait que je ne voulais pas que mon fils ait des bonbons au jardin d'enfants (seriously ?) en présence de la mère les ayant offert donc à voix basse), je suis repartie. J'ai enlevé mes surchaussons et me suis dit zut j'ai oublié un truc.


    Donc je suis revenu dans la section pour re-parler à l'auxiliaire.

    DRAME international. Je n'avais plus de surchaussons. Je me suis fait ouvertement réprimandé par la directrice.

    DONC je n'ai pas fait ma seconde transmission.

    DONC ils ne sauront pas que mon Balisto n'a pas son doudou préféré (il est à l'heure actuelle dans la machine à laver) mais son remplaçant moins préféré. Tant pis pour eux à la sieste.

    Et puis, de toute façon, je ne leur ai pas dit que le Balisto avait de la fièvre. Na.

    Moi je pars bosser.

    Nan, mais zut, crotte de bique et boudin caca, j'avais déjà mes pieds dans la section, rien ne m'empêchait de m'excuser mais de faire tranquillement ma transmission, c'était trop tard, j'avais honteusement apporté des microbes dans la section.


    Sachant que bien évidemment, la pièce où l'on arrive, c'est la pièce où les enfants s'habillent, aka ils enlèvent leurs chaussures sales, mettent leurs chaussons (soit disant propre) et vont seulement dans la section avec donc des chaussons qui viennent de marcher sur le sol où l'on marche avec nos chaussures dégoûtantes.


    Et puis c'est à se demander à quoi sert un paillasson, ahem.

    Menfin c'est la même qui nous a interdit de mettre des salopettes aux enfants (il a donc un pantalon trop grand, je n'avais plus que des salopettes propres) soit disant pour l'autonomie, alors que si vraiment il se désapait seul, ça serait vachement plus facile de tirer sur deux pressions et que tout descende tout seul plutôt que de tenter de tirer sur un pantalon par dessus la couche. Menfin je dis ça, je ne suis pas encore diplômée de la petite enfance hein.



    A part ça donc, il nous couve une sorte de maladie à une semaine de son anniv, bien évidemment. M'en fous, il part en vacances chez sa grand-mère, mouahah.


    Tchô les fièvreux.



  • J'ai eu analyse de pratiques

    Je t'avais prévenu cher lecteur que t'allais en bouffer de ce stage ? ahah, dommage.

    Donc, cette fin de semaine, c'était retour à l'école. Et vu comment j'ai foncé tête baissée dans ce stage, c'était une très bonne idée.

    Le 1er jour, on a eu analyse de pratiques (on appelle ça du GAP dans le jargon aka groupe d'analyses de pratiques). L'année dernière, j'en avais eu lors du stage de l'enfer avec la *bipbip* de prof qui n'avait de psy que le diplôme. A part ça, elle passait son temps à faire son one woman show et nous parler de ses gosses et sa peur de vieillir.


    Le souci à la base, c'est que le GAP c'est confidentiel. Et cette *bipbip* avait tout raconté à ma directrice de structure, that's why j'avais été virée de mon 1er stage. Secondo, c'est censé être dirigé par une VRAIE psy, pas une nana qui a eu son diplôme et qui a ensuite passé 15 ans à faire des cours sur Piaget (les néo-piagétiens, laisse tomber, sa dernière actualité devait remonter aux années 80). Et troisièmement, comme son nom l'indique, c'est de l'analyse de pratiques et non pas une analyse personnelle de ta personnalité ou de ton vécu. Donc la *bipbip* avait tout faux et moi le GAP, je voulais plus trop en entendre parler.


    Puis, j'ai eu GAP sans avoir de stage, j'ai pu prendre la température sans être concernée. Et j'ai été bluffée. D'avoir une vraie professionnelle calme et posée, qui sait recentrer sur les pratiques, qui ne juge pas, qui n'attaque personne personnellement, qui pose juste les bonnes questions et qui fait avancer le débat.


    Pas une *bipbip* qui te demande d'aller voir un thérapeuthe. De toute façon, ils m'avaient tellement foutu la grouille dans le ciboulot que j'avais été le voir le PTH, et il m'avait dit qu'il ne m'avait jamais vu aussi bien qu'à ce moment là, et qu'il ne risquait pas de changer ma personnalité. Dont acte et bullshit.


    Donc, cette année, le GAP c'est radicalement bien et instructif.

    Et même si je n'ai pas eu de réponse à ma question (comment prévenir la violence chez les jeunes enfants), j'ai eu confirmation de ce que je subodorais dans mon subconscient, il faut que je prenne de la distance.


    Evidemment, c'est plus facile de le faire quand on est à l'école ou à la maison. Mais l'objectif de la semaine prochaine, c'est ça : se distancier.

    Ca va être coton, car je vais faire 35h en 4 jours, en finissant 3 fois à 21h ou à 22h et en commençant une autre fois à 7h du mat'. Je vais avoir mal à mon oreiller.


    Sinon je vous remercie de vous soucier de mon nez, j'ai toujours mal, j'ai du mal à supporter les lunettes dessus le soir mais ça va un peu mieux. Et le pied, si j'évite de courir, ça peut le faire. Ca lance des fois, mais sans rien faire avec, ça va bien.



    Quoiqu'il en soit, je suis arrivée à la conclusion que celles zet ceux qui veulent ab-so-lu-ment faire un stage en MECS ferait mieux d'aller voir un psy avant. Soit tu fais une formation d'éduc spé et là clairement c'est ton coeur de métier, soit tu fais une formation d'EJE et tu te dis que éventuellement t'irais bien voir ce que ça donne. Mais dire que tu veux absolument bosser là dedans avant d'y avoir mis un pied (enfin quand je dis pied je m'entends, avant que t'y mettes ton âme, ton coeur et ton énergie), c'est du masochisme pur et dur. Je caricature, mais c'est moi je ne veux bosser qu'avec des petits enfants qui ont des soucis, les enfants "ordinaires", ça m'intéresse pas. J'ai toujours envie de te répliquer, fais éduc spé et cherche un boulot dans les IME et les MECS, plutôt que de faire EJE où 80% du coeur de métier se situe en milieu ordinaire. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de cas soc' dans le milieu ordinaire hein.


    Tout ça pour dire que je ne conseillerais pas un stage en MECS à n'importe qui.


    Et autant le dire, la première fois qu'elles m'ont suggéré de faire mon stage long en MECS, il m'a fallu une semaine pour peser le pour et le contre. Après quand je m'embarque dans une aventure, je ne le fais pas à moitié, donc j'y vais à donf. Et j'y vais d'autant plus que je sais que j'ai mes poussins à la maison qui vont me ramener quotidiennement à la réalité et que je suis sûre et certaine que ce sont les enfants les plus beaux et les plus malins de tout l'univers (en toute objectivité) et que par dessus tout je les aime tellement si fort que rien ne pourra m'attaquer si rien ne les attaque.


    FBI ma nounouchk.


    Tchô les oreillers.