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  • 36 pages

    Et ce blog va finir dans la rubrique littéraire de la plate-forme.

    Ou sans doute que non puisqu'au bout de 36 pages et le reste du bouquin lu en diagonale en deux minutes, j'ai lâchement abandonné les vendanges tardives de Françoise Dorin.

    Ah ça, je pensais en avoir récupéré des bouzes pour remplir mon tiroir à lire, mais à ce point c'est inimaginable. La critique à l'arrière de bouquin évoquait un récit tonique. En fait, il fallait traduire que l'auteure avait mis un point d'honneur à coller des points d'exclamation à chaque fin de phrase et à changer de chapitre tous les 3 pages.

    Pour l'histoire, ce sont 3 néo-retraitées à la sauce club des cinq qui vont monter une radio troisième âge. Peu ou prou. Ca a donc le style d'un bouquin de première bibliothèque rose (phrases courtes, chapitres courts, sobriquets ridicules pour les personnages et les lieux pire que dans le club des cinq, etc ...) avec une histoire pour jeune personne âgée dynamique.

    Un calvaire qui se retrouve donc dans ma bibliothèque car je ne sais pas jeter un livre. Il faudra peut-être qu'un jour, j'aille le cacher subrepticement dans un cafouche des BP, là où trône les livres hérités.

    Histoire de ne pas me désespérer, je viens donc d'entamer les tribulations d'une jeune divorcée d'Agnès Abécassis, je me complais dans le roman débile en ce moment je crois. Rien que le titre, ça me fait penser à un ancêtre de blog de fille. Ce qui est marrant, c'est que l'édition française s'obstine à faire paraître de la chick-litt alors que c'est comme pour les comédies romantiques, on ne sait pas faire. Menfin on verra bien, au moins ça parle d'une jeune mère, je suis moins dépaysée, ahem.

    Tchô les ferroneux.

  • Note spéciale Tatie Les Piles

    Oui, bon j'aurais pu éditer le billet précédent, mais bon la flemme quoi.

    Donc, juste pour Tatie, ou les lecteurs égarés avides de traductions un peu originales, je voulais signaler que dans Danielle Steel, édition de 1994, le personnage principal va dîner "aux Quatre Saisons" en français et en littéral dans le texte.

    Ca m'a fait sourire, surtout quand quelques semaines auparavant, je lisais Shopaholic takes Manhattan en anglais dans le texte, qui elle, allait déjeûner au "Four Seasons".

    Aller jusqu'à traduire les noms de restaurant, c'est quand même un petit peu osé comme choix non ?

  • Du Steel pour 30 francs 40 centimes

    Oh oui, j'ai honte de ce jeu de mots pourrave. Mais bon, on va dire que j'ai des circonstances atténuantes.

    Je me suis donc enfilé un bouquin de plus de 350 pages en deux jours. Ca ne m'était pas arrivé depuis quand ? Ouh là, je ne sais plus.

    D'ailleurs, le Biscotte m'a fait remarqué au moment je lui en parlais le plus naturellement du monde qu'en fait, je n'avais jamais évoqué ce léger problème de concentration qui était le mien depuis le départ de mon ange.

    Je crois que je n'en avais effectivement parlé à personne, car c'est un problème que j'avais identifié et je ne me suis pas battue contre ça parce que je me suis dit qu'il partirait certainement tout seul, lentement, ou sinon qu'il ne partirait pas et que je ferais avec jusqu'à la fin de ma vie. Qu'est-ce que ne plus pouvoir regarder un film sans avoir sa DS ou son tricot à proximité, ne plus pouvoir tricoter plus de deux rangs d'affilée sans s'ennuyer, ne plus pouvoir lire plus de 10 pages d'affilée sans vouloir changer d'occupation, face à l'énorme perte de mon ange ?

    Sans doute rien, sans doute pour cette raison que je n'ai jamais fait état de cette pathologie que j'avais acquise suite à mon choc psychologique.

    Il faut croire que les années ont eu raison et que simplement, vouloir vivre une vie normale en sachant qu'elle ne le sera plus jamais aura suffi à réduire ce léger souci d'interférences cérébrales.

    J'ai fini le bonnet du Biscotte en deux jours, une fois décidée, ce qui veut dire que j'ai tricoté plus de 20 rangs tous les jours. J'ai fini Sagan en moins d'une semaine mais c'était très court. Et j'ai fini Danielle Steel en deux jours. Même si il faut avouer que c'est vraiment de la littérature de gare. Mais la critique à l'arrière de ce bouquin antique ne trompait personne : "Avec Danielle Steel, il se passe quelquechose à chaque page". Et c'est bien vrai, sa femme le quitte, son fils engrosse sa camarade de lycée, sa mère meurt, il prend le train, une nana lui saute dessus et couche avec lui pendant un mois, elle le quitte, etc, etc...

    Rien n'est épargné, ce bouquin était un condensé de plus belle la vie mélangé à côte ouest pendant 350 pages. Danielle Steel ou la bouchère-charcutière du roman de gare. Quand elle te lance un passage dramatique, c'est radical, tu chiales, ah la mère en mort cérébrale qu'on doit débrancher soi-même, ah la nana qui arrive pas à accoucher, la souffrance foetale, limite si on a pas eu les détails de la césa, mais non quand même.

    Là où je fus étonnée, c'est qu'en plein milieu du bouquin, pour une romancière "old school", elle se lâche complet niveau cul et pendant 3-4 pages, les détails sont plutôt fournis quand à la manière de prendre la Megan dans le dressing. Un peu olé-olé pour mon esprit prude. Rhô ça va, on rigole.

    Tout ça pour dire que c'est de la littérature qui ne vaut rien mais que j'ai adoré, c'est quand même beaucoup mieux que du Marc Levy.

    Reprendre des études, relire des livres aussi vite que dans ma jeunesse, re-tricoter ou coudre plus longtemps, re-accoucher ...

    La vie suit son cours, mon ange me manquera toujours autant, mais pour elle, pour sa soeur, pour son frère, je crois que j'avance bien.

    Tchô les pleureuses.