18.11.2009
Je me trouve très beau
(Film que je viens de voir et qui est vachement bien).
Aujourd'hui, j'ai acheté un short (d'hiver, c'est le concept) et un pull. Parce que j'ai du passer à la pharmacie de no man's land pour m'approvisionner en antibiotique nourrisson, seule pharmacie qui gère ses stocks de manière plutôt correcte.
Ah parce que tout le monde ici s'intéresse à la plastique de Mamour, mais alors la santé de Lapinette, hein, degun.
Je vois, je vois.
La Lapinette va beaucoup mieux, néanmoins.
Et je vais vous mettre à contribution d'ailleurs.
Lors de mes interminables discussions (20 min par rdv), Mamour me disait que ce n'était pas grave de ne connaître aucune berceuse en entier, qu'il suffisait de chanter doucement n'importe quoi et même par exemple que mon patron est un con, ça irait très bien. Hormis le fait que ses premiers mots seront "Mon patron est un con".
Alors je vais vous conter la dernière histoire en date sur le thème de mon patron est un con puis vous allez me la mettre en berceuse. Compris ?
"Il était une fois un de mes patrons* qui nous égaye de sa présence une demie-journée par mois au bas mot. Demie-journée qui s'est située jeudi après-midi, jour de mon accident de moto. Accident d'où je me suis relevée comme un brave petit soldat pour aller travailler sans imposer d'arrêt maladie à mon Enterpraïllze. Cependant, je quittais mon poste en milieu d'après-midi pour que Mamour valide l'état de fonctionnement de mon coude somme toute très douloureux. Ce patron-ci décida donc d'envoyer un mail à la secrétaire de mon Enterpraïllze pour lui dire de me sucrer 1/2 journée sans évidemment m'en informer ni même me demander pourquoi je quittais mon poste plus tôt alors que le reste de l'équipe était bien au courant. J'ai donc reçu un mail de ma secrétaire avec en copie le patron du dessous pour me demander sur quoi prendre ma 1/2 journée. C'est ce qui s'appelle instaurer une bonne ambiance au sein d'un projet. Sur les conseils d'un collègue, j'ai ravalé ma colère et suis allée la fleur au fusil voir le patron du dessous demander des explications sur ce geste quelque peu inhumain. Pour contenter les deux parties, moi et le dit patron, ma 1/2 journée a donc été passée en intercontrat sans me sucrer de congés. Il n'en reste pas moins un goût très amer sur la manière de traiter le petit personnel."
* oui, bon, techniquement c'est un directeur de fort fée.
Je ramasse les copies dans 24 heures, pour ce soir je me débrouillerais autrement pour endormir la Lapinette, zavez de la chance.
16:47 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : mon patron est un con, berceuse, lapinette, mamour, fuck la life
13.11.2009
Halte au jeunisme
En cette journée de la gentillesse, je viens d'apprendre que mon processus de recrutement était stoppé.
Non pas à cause de mon 4/5.
Mais à cause de ma beauté, ma grâce et ma jeunesse.
Enfin bref, ils préfèrent les gens de 35 piges.
Sans doute pour mieux appréhender le marché de la crème anti-rides.
Fuck, je vais devoir postuler chez Jennyfer à ce train là.
14:17 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : emploi, taf, bouh je l'ai pas, sniff, fuck la life
10.11.2009
Le stress n'est pas bon pour ma grossesse
Il existe une profession intouchable dans le monde des Secret Story en Intelligences Inférieures, ce sont les secrétaires aka assistantes pour leur conférer un titre plus pompeux.
D'ordinaire, c'est une profession que je respecte énormément car je prétends que ce sont elles (puisque malheureusement majoritairement féminines) qui font tourner la boîte et que sans elles, le monde ne tourne plus.
Seulement, des fois, quand tu reçois un gentil mail qui t'annonces que t'es enceinte et que ça serait bien que tu fournisses fissa des justificatifs de cet état problématique, t'as juste envie de t'énerver très fort.
Alors tu ravales ton agressivité et tu expliques le plus calmement possible que non, ce n'est pas le cas et que non, ce n'est certainement pas toi qui as lancé cet état de fait.
Et là, on te répond avec force et détermination que si, c'est toi qui l'as dit.
Alors même si t'as des preuves que ce n'est pas toi qui as formalisé cette chose insensée mais la secrétaire d'à côté, celle qui est juste à 30 cm de l'autre, tu ne diras rien et tu le bloggeras pour exorciser cette boule de nerfs qui se forme et qui te donne envie de clamer que d'avoir passé deux ans enceinte n'est apparemment pas suffisant pour que les secrétaires ne puissent pas envisager une seconde qu'il y a eu boulette de leur côté et que vraiment tu n'es qu'un PDY de merde parmi la masse et que tu ne vaux vraiment aucun traitement de faveur qui puisse t'épargner de te rappeler encore une fois ô combien les dernières années n'ont pas été de tout repos.
Mais en fait, je suis quand même super énervée. Faut que je ferme ma boîte mail, ça va mal finir cette affaire.
15:00 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ange, grossesse, taf, secrétaire, pdy, tais toi, fuck la life
27.10.2009
Et s'il le faut j'emploierai des moyens légaux
Voilà j'ai envoyé mon CV.
(Et j'ai recréé mon adresse Yahoo qui avait été sauvagement killée)
(Faut dire que sur le coup j'étais tellement véner que c'est le Biscotte qui a dû me dire qu'il suffisait simplement de la recréer).
(Mais mon compte Monster reste toujours désactivé)
Enfin, bon, si je n'ai pas d'entretien, c'est que le poste n'est pas ouvert réellement.
Je corresponds à tous les points de l'offre.
Et pis c'est exactement le secteur d'activité dans lequel je souhaite travailler.
En plus, c'est une entreprise française.
Dans laquelle j'ai déjà travaillé.
Alors c'est peut-être une bouteille à la mer qui va s'échouer lamentablement à cause de mon 4/5.
Mais qui ne tente rien n'a rien.
Toujours se chercher des horizons meilleurs.
12:02 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cv, monster, emploi, on y croit
26.10.2009
Aux chiottes le Père Noël
Je ne sais pas bien si les gens ont remarqué mais on est à peine en octobre. Oui, j'ai du mal à voir le temps passer.
Néanmoins, nous sommes en octobre, October, Oktober, en automne quoi hein.
Bref.
Ce n'est donc pas la saison du Père Noël.
D'ailleurs, si ça ne concernait que moi, il n'aurait jamais de saison pour cette pourriture de capitaliste outrancier rougeaud à la solde de Caca-Cola.
Sauf que la BM m'a déjà appelé pour savoir ce que la Lapinette désirait pour Noël. Et il est évident qu'à 5 mois, la Lapinette a un avis vachement éclairé sur la question : un bib ? un câlin ?
Et comme nous sommes des parents totalement jm'enfoutiste, on s'en tamponne allègrement le mini Nett (surtout moi).
Cerise sur la forêt-noire, il faudrait que je participe à un consortium éloigné entre la BM et la MC pour savoir qui achète quoi en option bonus ma soeur, le cerveau de la famille et le FC Ingénieur.
Sache que je ne suis pas PDY pour rien.
J'ai donc cliqué eveiletprout.com, bébé de 6 mois et j'ai copier/coller la liste à la BM. Et je l'ai récitée à la MC qui m'a dit que finalement ça serait bien si j'enlevais la boîte en plexi où t'insères des trucs selon les formes.
D'une naïveté toute mienne, j'ai demandé : "BEN pourquoi ?"
Et bien, il paraît, mais je ne suis pas censée être au courant, que ma soeur, le cerveau de la famille, a déjà acheté un truc de ce genre.
En octobre ???!!!!
OMG.
Bon, ok, je ne suis pas au courant.
D'ailleurs la BM m'a répondu qu'elle comptait acheter seulement le carrousel de table (un truc en plastique qui se ventouse sur la tablette d'une chaise haute, je ne suis pas contrariante, pourquoi pas).
Sauf que.
Le carrousel de table coûte 12 euros.
Elle me prendrait pas pour une bille, la BM, là ????
Genre je vais la croire qu'elle ne va acheter QUE ça.
Genre je vais la croire qu'elle n'A acheté QUE ça.
Zen.
D'ailleurs en tant que marraine de Ti'Bout, je suis censée lui acheter un tricycle pour Noël. Chose que je prévoyais de faire vers fin novembre, je suis quelqu'un de prévoyant tout de même.
Un tricyle à chaîne d'ailleurs.
Et puis pas trop grand parce qu'après il aura un vélo.
Et pas trop cher, mais quand même costaud car il faut qu'il serve à Lapinette après.
Donc pas trop estampillé Spiderman et autres joyeusetés petit garçon.
Et pis d'ailleurs le BabyBike de Smoby (déclaré vainqueur par la MC et le FC Ingénieur qui ont fait une étude comparative complète depuis début octobre (octobre ??????!!!!!) des tricycles à chaîne) est 2€ moins cher en Brittonie du Sud que par chez moi.
Alors comprends bien que la MC est OBLIGEE de faire l'achat à ma place.
Euh .... ça serait pas plus simple de me demander un chèque ?
Je ne sais pas, moi, comme ça hein.
Rabat-joie, OUI JE SAIS.
Mais par contre, je me dois de trouver des sweats en coton sans capuche pour le Ti'Gnome car l'Île de France est beaucoup plus fournie en vêtements qu'en tricycles. Je ne suis pas contrariante mais ça attendra un autre mois que octobre, OCTOBRE ?????!!!!
11:23 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : octobre, noël, tricycle, lapinette, père noël, ti'gnome, ti'bout, fuck la life
13.10.2009
Rions jaune
Maintenant tout le monde le sait, je suis vendue au grand Kapital informatique.
Comme les corporate ils diraient, l'informatique, c'est notre coeur de métier.
Bon là j'ai un peu l'impression qu'on a besoin d'un pace-maker.
Car pour pouvoir lire nos mails, en ce moment, on se refile sous le manteau l'adresse d'un serveur étranger pour pouvoir se connecter sur le réseau français.
Sinon ça marche pô.
LOL quoi.
Sinon en ce moment, c'est la lutte des classes dans l'Enterpraïllze. Déjà, en temps normal, on a une participation. On ne va pas rappeler le principe mais grosso modo elle est bloquée pendant 5 ans. En plus de ça, l'Enterpraïllze a lancé un grand plan de la mendicité* et nous demande de lui filer une autre part de notre salaire, qu'elle va bloquer pendant 5 ans aussi. Au bout de 5 ans, on te promet que tu recevras au minimum ta mise sans intérêt et au maximum oh bien sûr plein d'intérêts calculés d'une façon très obscure.
Alors d'un côté t'as les corporate faux-cul naïfs (barre la mention inutile) qui sans plus d'explications te sortent que c'est un super placement. De l'autre côté, t'as les PDY au lait âcre qui disent no way je garde ma thune.
LOL quoi.
* Limite on serait dans une boîte de 10 salariés qui a besoin de liquidités pour passer la crise et qui a un plan d'épargne super clair ce serait ok. Quand on pense que nous sommes des milliers en France et des centaines de milliers dans le monde à qui on demande de se faire pigeonner, nan mais LOL quoi.
11:49 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : l'enterpraïllze, capital, investissement, réseau, fuck la life
06.10.2009
Y a-t-il un job pour le pilote ?
En ce moment, je découvre certaines choses.
Jusqu'à ce que Gingko me traite d'héméralope, j'ai toujours cru que tout le monde voyait les bandes blanches réfléchissantes en double dès la nuit tombée. Bon, il paraît que non. Ceci dit, on s'y habitue. Il suffit de fermer un oeil sinon. Ca supprime le relief, et alors, on ne peut pas tout voir non plus. Ah si ?
Jusqu'à ce matin, je croyais que tout pot de yaourt dans mon cas trouvait son job tout à fait inutile mais s'en accomodait tant bien que mal, chose que je m'efforce toujours de faire sitôt les deux premiers jours d'observation de la mission passés. Bon, apparemment non. Un collègue pot de yaourt m'a confirmé ce matin qu'il trouvait notre job aussi utile que celui qui met des joints de portière toute la journée dans une usine automobile.
Waah.
Alors, il y a vraiment des gens tous métiers confondus qui trouvent un intérêt pour leur job ? Bon, à part le Biscotte qui de toute façon code qu'il soit payé ou non pour le faire, il y a des gens qui, sans parler cette fois, des métiers productifs, ne sont pas conscients de la vacuité professionnelle dans laquelle ils se trouvent ?
A un moment de ma vie, je faisais des stats de vente de balais pour chiottes en vue de prévoir ce qu'on allait vendre plus tard et si il fallait le mettre en promo. J'y trouvais quand même une finalité à ce que je faisais. C'est utile un balai pour chiottes.
A un autre moment de ma vie, je faisais des tableaux de bords de stocks restants de conserves de ptits pois (fais gaffe, Titi, on les met en conserve), j'y trouvais déjà moins d'intérêt car le chargé de commande des ptits pois regardait surtout la tête de son étagère dans l'entrepôt pour en commander de nouvelles boîtes plutôt que de regarder notre magnifique tableau de bord.
Et là en ce moment, en gros résumé, plus tard quand j'aurais quelquechose à faire, je vais devoir réceptionner des fichiers de ressources humaines pour les mettre dans un autre endroit. Youhouh.
A qui ça servira que le fichier soit disponible dans un autre format à un autre endroit ? Euh .... Peut-être à un super patron qui une fois tous les 6 mois décidera d'aller le voir et ça sera plus facile pour lui que quand il était ailleurs. Youhouh.
Alors, oui, quatre jours par semaine, ce n'est pas la mer à boire d'être assis sur une chaise à roulettes et à accoudoirs avec le café gratuit en gobelets en carton à disposition à regarder les trains passer.
Mais, c'est tout le monde pareil ?
Ou il faudrait un jour que j'arrive à répondre à la question : "Suis-je faite pour un autre métier dont j'ignore encore que je suis faite pour lui?"
11:49 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : taf, job, question existentielle, fuck la life
05.10.2009
Conclusion : chaque revers a sa médaille
J'ai toujours estimé qu'entre l'entreprise et moi, petit pot de yaourt, il y avait des règles du jeu. Et que ces règles du jeu étaient délimitées par le contrat de travail. Que l'on soit pot de yaourt ou statisticien ou chargé d'analyses commerciales ou tout autre nom pompeux de métier, le salarié reste le jouet de son patron.
En tant que PDY, j'ai signé un contrat de travail qui stipule une mobilité régionale. Et la région parisienne est grande.
Je sais que d'autres PDY contournent cette clause en arguant que si on les envoie à DTC de l'autre côté de chez eux, c'est qu'on estime qu'ils ne valent pas la peine de rester dans l'entreprise et font aussi sec ce que j'appelle le chantage à la démission.
Par fierté et par principe, je ne fais jamais de chantage à la démission. Je démissionne, point. Casser son contrat de travail aka les règles du jeu parce que le patron, pour une fois, les respecte, ça me paraît insensé.
Que peux-tu répondre à un patron qui te demande de rester jusqu'à 19h quand toi-même tu ne joues pas le jeu de la mission à DTC ?
Moi, j'accepte les rdv clients à DTC et en échange c'est indemnités km et horaires du contrat de travail.
Suite à l'entretien désastreux de mon point de vue à DTC Deep East, je n'ai pas manqué de faire part de mon sentiment à mon manne à d'jeure. La communication avec ses supérieurs peut quelquefois apporter du positif.
Sans attendre la réponse de DTC Deep East, mon manne à d'jeure a unilatéralement décidé de couper l'herbe sous le pied du sup de co(n) et m'a envoyé me faire ré-aromatiser pendant une semaine pour que j'intègre un fort fée à DTC Near To Manhattan (NTM).
En voyant le côté négatif de la chose, on peut arguer qu'il ne m'a pas demandé mon avis (ce n'est pas écrit dans mon contrat de travail), que j'ai débarqué à NTM sans savoir où j'étais ni ce que j'allais y faire et que NTM est grosso modo aussi loin que DTC Deep East.
En voyant le côté positif de la chose, on peut arguer
1. mon manne à d'jeure a lu mon mail concernant la mission à DTC Deep East
2. un fort fée consiste à intégrer sans entretien préalable une équipe de PDY qui n'ont qu'un seul but : rendre le travail demandé en temps demandé.
3. dans un fort fée et à mon échelle de poste, je n'ai aucune interaction client, aucune pression d'horaires plus lourds que ceux de mon contrat de travail tant que le travail est fait, aucun code vestimentaire à respecter sinon celui d'un PDY commun de bas étage
4. NTM à beau se situer au bord de voies ferrées au milieu d'un no man's land de bureaux sans vie particulière aux alentours, je n'ai absolument pas peur pour ma sécurité personnelle
5. NTM possède un parking accessible même aux PDY et une cantine à tarif arrangé pour les PDY (grosso modo 8€ le repas)
Voici comment depuis une semaine, je suis 4 jours par semaine dans des bureaux (trop) climatisés à faire semblant de lire des ppt et autres docs word car je n'ai toujours pas de poste de travail, pas de logiciel ananas installé, il n'y a d'ailleurs même pas de serveur ananas pour le moment et de toute façon, toujours rien à développer puisque le projet est en retard et que rien n'est encore décidé, donc pas de travail tout court. Et on est deux dans cette situation.
Je suis relax.
Pourvu que ça dure.
14:03 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pot de yaourt, dtc, ntm, relax
02.10.2009
L'anti-corporatisme du pot de yaourt
Exprimé comme ça, la vie d'un pot de yaourt (pour les gens un peu obtus, on dit con-sul-tant un fort matique) peut paraître bien triste.
Sauf que nous qui avons choisi par défaut de devenir PDY mais par vocation de rester PDY, c'est le seul métier qui autorise à n'avoir aucune culture ou esprit d'entreprise.
L'Enterpraïllze gagne des sous grâce à nous mais bien malgré nous. Le PDY au lait âcre n'en a absolument que faire du devenir de l'entreprise. Il veut juste un salaire, un boulot pas trop chiant, des horaires corrects et des RTT. Et tout ce qu'il sait faire, c'est rester sur un PC et développer des trucs.
Evidemment, le PDY non vicié croit à tout ce que lui dit l'entreprise, il croit au cycle organisationnel RH, il est persuadé que kick-off, go-no-go, workflow, overview et TJM sont des vrais mots du langage courant. Ca ne le fait pas rigoler d'interrompre une question existencielle du type "Mais si tu te souviens on a fait l'overview du workflow en kick-off l'autre jour, on avait décidé quoi ?" en balançant "vous pensez qu'il faut faire un go-no-go ?" (Cette blague est tombée complètement à plat dès mon 1er jour ici, pourtant quand je l'ai racontée à Biscotte, lui a rigolé, c'était drôle, je précise).
Car entre PDY, même si on ne fait pas du tout la même chose, même si on est citron-papaye-gingembre et que l'autre est citron-fraise-tarama comme CraintDegun, les termes "techniques" sont les mêmes, les processus sont les mêmes, les autres PDY sont les mêmes, les manne à d'jeur sont tous pareils, etc ...
Le fait d'avoir un lait vicié permet d'avoir une discussion plus intéressante quand on est avec un autre PDY que de parler de la dernière mise en production et des anomalies qui en découlent, et du retard de la recette et blablabla. Genre Sandra Bullock ne louche-t-elle point un peu trop ?
Le PDY est conscient d'être un PDY. S'il se fait virer d'un client, c'est pas grave, il y en aura un autre. Et sinon, on le ré-aromatise et on le revend. Le PDY peut dire fuck à qui veut, tant qu'il sait qui il doit lécher pour survivre correctement et s'assurer un avenir pépère.
Le PDY sait qu'il est la base de l'entreprise, donc in-fine c'est lui qui a le pouvoir. Tout n'est que question de stratégie. La stratégie du moins pire.
14:52 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pot de yaourt, sandra bullock, entreprise, la proposition
01.10.2009
La thèse du pot de yaourt
Hormis être masterisée experte en contre-attaque de projectiles d'excréments liquide et granuleux, dans mon autre vie professionnelle, je suis payée à travailler dans une Secret Story en Intelligence Invisible.
Pour la bonne compréhension de la suite, comme il est impensable que je me fasse référencer dans notre ami Google pour mes divagations professionnelles, aucun vrai terme technique ne sera employé, la police Gras faisant office de décodeur si possible.
Dans la Secret Story en Intelligence Invisible, il existe plusieurs clans comme dans toute bonne Secret Story.
- les pots de yaourt (PDY)
- les sup de co(n)s qui vendent les PDY
- les mannes à d'Jeur. On ne sait pas forcément ce qu'ils mannent en réalité mais globalement, il ne faut pas les contrarier, certains plus que d'autres. Par exemple, le Tofu des missions peut très bien dire quelquechose mais si un sup de co(n) ou un manne à d'Jeur a déjà piqué un PDY, il ne tombera plus sous la coupe du Tofu des missions.
Evidemment, le PDY est la base de l'Enterpraïllze. C'est lui qui est manne à d'Gé et c'est lui qui est vendu, les deux en même temps pouvant provoquer des désagréments d'ordre gastrique pour tout le monde.
Le PDY est officiellement censé être force de proposition mais en même temps il n'est pas censé donner son avis. Le PDY rapporte l'argent à l'Enterpraïllze et par conséquent, aux sup de co(n)s et aux mannes à d'Jeur, mais il doit le faire en silence, siouplé.
Le PDY doit être constipé.
Le métier de l'Enterpraïllze est la vente de PDY. Un PDY est vendu à un certain prix, un certain temps.
Il y a deux formes de vente :
- la raie J ou salariat déguisé. Le PDY est vendu pour 18 mois renouvelé une fois (maximum fixé par la loi) à un tarif journalier négocié par le sup de co(n). Le PDY se comporte comme un employé de son client (il a d'ailleurs passé un entretien d'embauche client) et fait ce qu'on lui demande de faire sans broncher. Et le Sup de co(n) touche sa marge.
- le fort fée. Le PDY est vendu en lot pour une tâche déterminée dans un temps déterminé. Le client se fout de savoir combien il y a de PDY et à quoi ils sont aromatisés, il ne paie que le résultat. Et le sup de co(n) touche sa marge.
Le but du manne à d'Jeur est que le PDY soit toujours vendu et ne rentre jamais à l'Enterpraïllze sinon il a la diarrhée, il perd de l'argent et il n'est pas content. De toute façon, le frigo de l'Enterpraïllze est bien trop petit pour accueillir tous les PDY. C'est d'ailleurs pour ça qu'a été instauré un système de réservation de compartiment frigo pour vérifier que le PDY vienne bien se mettre au frais sinon son lait devient âcre et c'est plus embêtant à vendre.
(Mon lait est toujours âcre, je ne sais pas pourquoi).
Un PDY peut être nature. Un ptit coup de formation et il est aromatisé.
Deux arômes de base :
- l'orange pour les PDY qui aiment rédiger du PPT.
- le citron pour les PDY qui ne savent pas écrire (moi).
Puis viennent les arômes complémentaires, genre papaye et gingembre.
Récemment, à Disneyland-les-Tombouctou rebaptisé Disneyland-Tombouctou-City (DTC), on recherchait un PDY orange-papaye avec un léger arôme poivre. Je le savais. Moi je suis, citron-papaye. Alors j'ai bien insisté sur mon arôme citron à l'entretien d'embauche. Du coup, j'ai été rejetée, c'est ballot.
Il faut savoir que les entretiens pour la raie J se passent toujours dans un DTC. Récemment, c'était à DTC Deep East. J'ai parcouru 40 bornes d'autoroute sans mourir, chose qui m'a moi-même étonnée ce jour-là. J'ai appelé le sup de co(n) en charge de cette affaire car je ne suis rien sans lui, et il m'a annoncé qu'il me plantait là sur le trottoir de DTC et qu'il m'envoyait un renfort incessamment sous peu. La remplaçante est donc arrivée une heure plus tard sans avoir lu quel PDY elle devait vendre et quel PDY on réclamait.
Le PDY (votre aimable serviteuse) avait donc passé une heure à faire le tapin entre une gare RER, une autoroute et un centre commercial au milieu des cités HLM, le tout en tailleur et 10cm aiguilles. Le lait était déjà fortement aigri.
Le manne à d'Jeur +1 a droit de vie ou de mort sur un PDY. Alors votre humble PDY a ensuite écrit un gentil mot pour lui expliquer la situation de DTC Deep East, les remarques sexistes sur le PDY, et le fond de sa pensée.
Mais votre humble PDY est bannie de tous les sup de co(n) qui vendent du gingembre. Et la papaye se marie allègrement au gingembre. Rapport à sa fâcheuse expérience avec Paris Hilton l'année dernière qui n'aimait pas les PDY au lait âcre et qui avait le volume croissant (Lapinette inside) et qui du coup a fait perdre sa prime de Noël au sup de co(n) qui n'a pas manqué de black-lister le PDY auprès de tous ses petits camarades.
Le manne à d'Jeur a donc décidé unilatéralement de stopper la diarrhée et d'envoyer le PDY en formation pour supprimer la papaye et la remplacer par de l'ananas.
Votre humble PDY est donc devenu citron-ananas-gingembre avec un lait adouci.
17:58 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : secret story, enterpraïllze, pot de yaourt, sup de co(n), dtc, fuck la life


