16.10.2009

Plaisir coupable

A défaut de me vautrer dans le stupre et la luxure comme promis à Oceane, je suis allée à la piscine.

Bandant, hein ?

Sauf qu'avec la semaine pourrie et fatigante que j'ai eue (ah j'ai pas encore eu le temps de raconter ?), quand on a modifié pour la énième fois mon rdv de visite médicale pour le coller en début d'aprem, j'ai décidé unilatéralement qu'il était fortement impossible de retourner travailler après avoir commis le meurtre d'une c***asse de p**asse de médecin du travail, je me suis donc dirigée vers la piscine du cloub med gym attenant, pour barboter comme il se doit et idéalement me refaire des abdos en béton, c'est beau de rêver.

Après avoir écouté la BO de Walk the line et abandonné l'idée de retrouver un jour des abdos, je quittais le bassin frigorifiée.

La chaleur du sauna à la sortie des douches m'a titillé les sens. Et je me suis dit : "Tentons".

Le sauna et moi, c'est une histoire difficile. La 1ère fois, c'était un sauna individuel où l'on ne pouvait même pas s'allonger et où l'on ne m'avait pas prévenu qu'il était impossible de s'asseoir sur les planches sans avoir une serviette. Ce fut donc une torture.

Après j'ai testé le sauna et le hammam collectif. J'ai cru mourir étouffée de vapeur d'eau assise sur une cuvette pleine de calcaire dans le hammam. Dans le sauna, je suis restée prostrée assise sur mon banc à observer les founes écartées bavantes et les discussions enflammées de coin de souk.

Et hier, j'ai ouvert la porte du sauna en me disant juste que même en 30 secondes je me réchaufferais et basta.

Sauf que j'étais seule dans la grande pièce tamisée. Qu'il faisait une chaleur sèche tout à fait supportable. Que je me suis étalée sur ma serviette. Puis j'ai tombé le haut du maillot. Et j'ai fermé les yeux.

Et j'étais tellement bien que même si quelqu'un était entré, je m'en foutais d'être topless.

J'ai même songé à virer le bas de maillot mais bon, faut pas déconner, ma cicatrice et moi, on aime bien rester cachées.

J'ai failli m'endormir de plénitude.

Je suis ressortie, j'étais vannée, vidée, mais réchauffée et zen.

Mais après y a fallu recommencer la course contre la montre entre la Lapinette et l'handicapé de service.

 

Quand est-ce que je pourrais retrouver ça ?

Snif.

07.10.2009

3 bagues

Je regardais cette coccinelle avec ses minuscules petites pattes qui avançait avec ses minuscules petits pas sur le rebord de la fenêtre. Il y a plein de coccinelles en ce moment. Je suis une coccinelle moi aussi.

 

Je suis allée chez le Docteur Mamour qui malgré son incapacité notoire à communiquer avec les adultes a tenté l'effort devant ma mine rougie des pleurs du jour. Je repensais à cet article de Diane qui se vérifiait à chaque instant. Cependant, l'effort du Docteur Mamour peut être salué par le fait d'avouer simplement qu'il ne peut pas comprendre car l'humain ne peut comprendre certaines choses qu'en les comparant à son vécu. Alors le docteur Mamour a parlé peu mais juste, il a gardé son physique plutôt plaisant à admirer et moi, petite coccinelle, j'ai fait un pas de coccinelle.

 

Il me reste des millions de minuscules pas à parcourir même si certains jours, il en faudra plus que la moyenne pour traverser une flaque d'eau.

 

Je porte toujours trois bagues. Sans elles, et il m'arrive de les oublier sur la table de nuit, je me sens perdue, je me sens nue, je me sens comme une coccinelle qui vient de tomber du rebord de la fenêtre et qui doit voler jusqu'au prochain rebord pour ne pas tomber. Je ne porte jamais qu'une seule bague, j'en porte trois, comme les trois personnes qui composent avec moi ma famille, et même si l'une des personnes ne se résume plus que physiquement à une photo, une petite pierre dans une timbale dans un sac en velours dans une case du Père-Lachaise et une bague. Pour le symbole. Rien ne la fera revenir, rien ne la fera plus exister, hormis cette bague que je porte au quotidien comme je porte mon amour pour les trois personnes de ma famille quand je suis loin d'elles.

 

Il a des jours où une brise fait chavirer la course folle d'une coccinelle.

18.09.2009

Insomnie

Il s'avère que j'ai pris des ptites gouttes pour dormir tout à l'heure.

Il s'avère aussi que j'ai pris un coca et un café au déjeûner ce midi.

Je dois donc avouer qu'à l'heure actuelle, la caféine a vaincu, à mon grand désarroi.

Optimiste, je prévoyais de mettre les pieds à l'Entrepraïllze demain matin, enfin tout à l'heure quoi. Pour faire genre que si, des fois, je me bouge les fesses jusque là-bas.

Que je ne passe pas la moitié de mes journées à faire du shopping avec la BM et l'autre moitié à m'occuper de Lapinette ou téléphoner à ma mère.

Pourtant, je ne peux pas dire que ce soir, je sois perturbée négativement par mon travail. Parce qu'à mon plus grand bonheur depuis que je ne suis plus enceinte et ça fait vraiment longtemps que je ne savais plus ce que ça faisait, les hormones ont arrêté de foutre ma vie en l'air et bien que l'Entrepraïllze ait décidé de changer les gravillons par du verre pilé en pommade à la harissa, j'ai pris le parti d'en rire ou tout du moins de m'en détacher pour profiter du temps où je n'y suis pas, et ô joie, ni les larmes ni la colère ne montent en moi quand je me retrouve face à un chef ou à un client.

Evidemment, il se peut que, fortuitement, je hais la vie en général quand je sors de ces moments-là et que j'aimerais bien qu'on m'écoute quand je dis qu'on m'exploite et qu'on me prend pour une conne et que je bénis les féministes car visiblement, je n'en suis clairement pas mais plutôt une bonne chiffe molle qui ne se plaint qu'après.

Mais globalement, au bout de 2 jours, ça va beaucoup mieux.

J'ai d'ailleurs fini Sexe, diamants et plus si affinités ... et je dois dire que j'ai adoré ce bouquin et qu'il m'a fait un bien fou. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi il s'est reçu tant de critiques négatives alors qu'il est tout simplement de la chick-litt efficace et c'est personnellement tout ce que je lui demandais.

Certainement, parce que même si j'ai à ce moment-là beaucoup apprécié de lire Bridget Jones, je ne me suis jamais identifiée à ce personnage de looseuse intersidérale et qu'aussi, ce n'est pas non plus le genre de personnage qui me font rêver, je préfère donc lire des histoires de trentenaires new-yorkaises improbables.

A ce stade, je me rends compte que j'avais juste envie de dire que j'ai beaucoup aimé un livre, que je sais déjà ma tenue de demain matin, que je sais déjà la tenue de Lapinette demain matin, que je sais que j'ai un planning de malade pour quelqu'un qui est censé bosser, que je sais que le Biscotte a un planning et que ça me fait très peur qu'il en oublie la moitié, que je sais que je ne suis toujours pas aller faire ma carte grise à la préf de prout-prout land mais que je ne sais pas combien de temps on peut rouler avec une carte grise de l'ancien proprio, que je sais que j'ai oublié de rappeler le vendeur de moto pour enfin obtenir les factures et les doubles de clés et que ce n'est pas à cette heure-ci que je pourrais le faire, et que je sais que ce n'est toujours pas maintenant que je vais m'endormir mais que je sais pertinemment que ce n'est pas non plus le moment où je vais bosser.

Ma vie est un enfer.

Je vais faire un scrabble.

07.09.2009

Psychologie gratuite pour les nuls

Y a des gens comme ça qui croit

1. que je suis psychologue

2. que je suis psychologue disponible

3. que je suis psychologue gratuite et disponible.

Ce qui est faux bien entendu bien que tout pourrait porter à le croire puisqu'à mon grand regret, je ne raccroche pas le téléphone avec la technique de l'oeuf.

Alors les 30 premières secondes, on me demande de mes nouvelles et les 30 minutes suivantes, j'ai un déballage entier de tous les problèmes existentiels de la personne. Avec à la clé, le fameux : "Ah je savais qu'en t'appelant, tu me remonterais le moral."

Certes.

Je ne suis pas là pour casser les gens et surtout pas pour les enfoncer dans leur dépression. Mais même quand je dis gentiment sur la forme d'un conseil qu'il serait peut-être judicieux de consulter un vrai psy de celui qu'on paie minimum 45€ la 1/2 heure, ce n'est pas pour faire joli. C'est parce que je le pense vraiment.

Et croire que parce que je continue à vivre et plutôt bien après toutes les tuiles que je me suis prises dans la tronche, ça peut arriver à tout le monde, c'est certes vrai mais ça ne tombe pas du ciel. On en chie pour en arriver là et pas qu'un peu, hein. Et qu'on n'y arrive pas forcément tout seul et que justement la réelle profession de psychologue, celui qui est extérieur à tout et qui est donc objectif et pragmatique (genre ne pas avoir le même psy que sa mère, je dis ça, je ne dis rien), ça peut drôlement aider.

A mettre le doigt là où ça fait mal mais justement là où ça fera du bien de le savoir.

Alors, pitié, que mon téléphone ne sonne plus pour ça pendant les 3 prochains mois. Au bas mot.

En vous remerciant.

03.07.2009

Down

C'est absolument dingue comment un stérilisateur peut faire remonter un baby blues et une migraine énorme.

Parce que le fait qu'il ait cramé dans le micro-ondes sans eau et avec un seul biberon n'est pas grave en soi, ça n'est que du plastique (polycarbonate pardon).

Mais ne pas se souvenir comment le stérilisateur est passé du dessus du micro-ondes dans le micro-ondes puis s'être replacé tout seul au-dessus du micro-ondes est très déstabilisant.

Comme se rendre compte en arrivant comme une fleur à 10h40 à la crèche que le rendez-vous était à 10h puisque la directrice le dit mais que 10h40 était le seul horaire gravé dans le cerveau.

Et savoir pertinemment qu'en plus de tout cela, on a forcément oublié tout un tas de truc, qu'on ne sait pas ce que la tête fabrique quand elle est censée être réveillée, qu'elle obéit juste à des réflexes, se lever, préparer un bib, changer une couche, donner le bib, faire le rot, rendormir le bébé, laver le bib, les stériliser quand ils sont 3 (et mettre de l'eau dans le stérilisateur), les ranger, racheter des couches, racheter du coton ...

Et après on arrive en retard partout parce qu'au moment de partir, il manque forcément un truc, qu'on a mal calculé le temps de préparation, qu'au pire on a même oublié le rendez-vous ...

Et que dans cet état là, il va falloir préparer des valises donc anticiper sur les lessives, régler les tracas administratifs et se retrouver face au dilemme laisser dormir son enfant dans le léger souffle d'air de l'appartement ou aller refaire sa carte d'identité en traînant une poussette en plein cagnard ...

Je ne sais pas, je ne sais plus.

Dodo.

02.07.2009

Je cherchais le mot

TRANSFERT.

Après 3 bières, j'ai du mal à retrouver mes mots.

Alors bon, j'étais toute chose d'avoir revu Barack Obama. Et je ne savais pas pourquoi.

Alors comme Anouchka était trop loin pour nos futures séances psy, j'ai bu et fumé avec la FPS et j'ai cru comprendre.

J'ai cru que j'avais fait un transfert de mon père sur Barack.

 

Une fois que j'eus cuvé mes bières et dormi ma nuit complète*, j'ai découvert que je m'étais trompé.

Je suis une gonzesse, c'est quand même bien rare les transferts paternels. Et puis, globalement, je n'ai pas de problème avec mon père.

Alors la raison pour laquelle j'étais toute chamboulée de revoir Barack Obama, c'est que ça a marqué une forte rupture dans notre histoire à nous deux. Parce que non, ce n'était pas une histoire d'amour. Mais ça se pourrait qu'il y ait des points communs.

Depuis 2 ans, je voyais Barack Obama pour parler grossesse, fausse couche, grossesse, retour de couches et deuil, grossesse.

Hier, j'ai vu Barack Obama et on a parlé contraception durable pour la 1ère fois depuis qu'on se connaît.

Depuis 2 ans, j'attendais tous les mois d'aller voir Barack Obama pour savoir si je pouvais bientôt tomber enceinte, si ma grossesse se passait bien, si je pouvais retomber enceinte très vite, si la grossesse se passait bien.

Maintenant, tous les mois, je vais avoir mes règles.

FUCK.

 

 

* oui, il s'avère que de temps en temps, environ une fois tous les 3-4 jours, Lapinette dort de 23h à 6-7h du matin et comme le bib du matin,** ce n'est pas moi, je peux dormir de 23h à 10h, héhé.

 

** Titi, je n'oublie pas l'article sur le bib à la demande, mais bon là j'ai bain de Lapinette ...

15.06.2009

Le 2 juin

Il y a des chansons guimauve d'une niaiserie affligeante qui nous font chialer direct.

Moi, en ce moment, c'est

 

 

Dans la nuit du 1er au 2 juin, j'ai fait une crise de tétanie comme il y en a bien longtemps que je n'en avais pas fait.

Ca a commencé par un baby blues classique pour finir par des "Pourquoi, pourquoi ?"

 

La crise de tétanie n'est PAS une crise d'épilepsie. La crise de tétanie est une conséquence d'une crise d'angoisse en période de surmenage, de fatigue et de carence en magnésium et/ou calcium. La crise de tétanie commence par une période d'hyperventilation qui a pour effet de chasser l'oxygène des muscles et donc de les tétaniser. La deuxième période de la crise de tétanie est l'apnée, qui a l'effet totalement inverse de l'hyperventilation. Il n'y a PAS de perte de connaissance. Mais si on ne répond pas, c'est parce qu'on ne peut pas et parce qu'on n'en a pas du tout envie. Il n'y a rien à faire pendant une crise de tétanie à part attendre. Au mieux, essayer de serrer la main du tétanisé (forcément c'est difficile puisqu'elle est tétanisée en main dite d'accoucheur) pour le rassurer et estomper la crise.

Une fois la crise passée, il est inutile de proposer tout médicament hormis un anxiolytique style Atarax, que j'ai pris. Surtout pas de la codéine qui provoque justement des crises de tétanie puisque la codéine étouffe. Même si une crise de tétanie sur une césarienne toute fraîche, c'est très douloureux.

L'infirmière de nuit aimait beaucoup la psychologie alors on a beaucoup discuté.

L'après-midi, le pédiatre m'a demandé d'apporter Lapinette en consultation sans se poser la question de savoir si je savais me lever ou pas. En bon petit soldat, j'y suis allée et j'ai recommencé une crise juste devant la table à langer. J'ai tellement voulu la bloquer que je me suis pris une super violente migraine. J'ai été réexpédiée dans mon lit par la puéricultrice. L'infirmière de jour n'aimait pas beaucoup la psychologie alors elle m'a laissé toute seule en me disant d'appuyer sur le bouton rouge si j'avais un souci.

La puéricultrice débordée m'a dit que tout le monde était là pour moi.

Le pédiatre m'a dit que c'était normal, c'était le baby-blues. Alors je lui ai dit que non, ce n'était pas normal et qu'il ne pouvait pas comprendre. Alors il m'a dit d'accord, mais si vous êtes triste, alors votre Lapinette ici présente sera triste et ce n'est pas juste de lui infliger ça. J'ai dit que je savais bien mais que je ne faisais pas exprès. Alors il est parti et j'ai attaqué les anti-dépresseurs en attendant le retour du Biscotte.

Un enfant ne remplace pas un autre, c'est une certitude.

J'ai le droit d'être encore triste quand je suis seule et que mes pensées divaguent.

Je n'infligerais pas ma tristesse à ma Lapinette et il est inutile de me culpabiliser.

Il est tellement plus facile pour tous ces gens d'oublier cette année et de faire comme si rien ne s'était passé. La vie a toujours été plus facile pour les poissons rouges.

Je n'oublierais jamais ces deux ans que je viens de passer et il faudra continuer à vivre avec, ça fait partie de mon parcours.

Alors oui, ce n'est pas drôle tous les jours.

Mais je sais qu'il y a Lapinette qui est là bien vivante.

Mais je sais aussi qu'il y a eu mon ange et qu'elle aussi, j'aurais tellement aimé la connaître.

05.06.2009

Chut ...

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28.05.2009

Imagine

J'ai finalement retrouvé mes Nana.

J'ai fait le sac de Lapinette.

J'ai fait le sac de Biscotte et moi.

J'ai pris un stock d'anti-dépresseurs, d'anxiolytiques et de morphine.

J'ai éteint les ordinateurs.

J'ai fermé les volets.

J'ai mangé un sandwich au saumon.

 

A 16h30, l'ambulance a du passer me prendre.

A 17h30, j'ai du intégrer mon nouvel hôtel.

A 19h, j'ai du aller manger avec les B&B.

A 20h30, Biscotte et moi avons du réintégrer l'hôtel.

J'ai du prendre un Atarax.

On a du se dire qu'on s'aimait très fort.

On a du dormir.

Et se réveiller tôt pour être à 8h au bloc opératoire avec Barack Obama et Cheese.

 

 

...

 

 

Imagine.

 

 

 

19.05.2009

L'amour, ça fait mal

Attention billet à haute teneur en hormones féminines et gnan-gnan-tise.

Même si ce n'est pas mon genre, mais quand même.

Je suis amoureuse. Ah ben oui. Vi, vi. Mais ça fait drôlement mal et ça me rend drôlement triste.

Parce que mes discussions avec mon amoureuse, oui c'est une fille, se résument à une caresse de ma main sur son dos ou un guili de mon doigt sur son pied.

Et c'est super frustrant.

C'est un peu comme avoir son amoureux à 800 bornes de là et se contenter d'une conversation Msn.

Mais sans savoir si un jour, on va pouvoir le voir parce que l'on a plus confiance dans la SNCF.

Alors on se contente de ses petites conversations et on attend le jour où l'on va tenter de prendre le train voir où il va nous emmener.

Attendre.

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