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école de commerce

  • Sup de Co(n)

    Quand la tête va pas, de toute façon, y a rien à faire, le corps il s'exprime à sa place. Tout ça pour dire que je suis déjà en arrêt maladie.

    Dire que je suis facilement perturbable en ce moment est un doux euphémisme, mais franchement, me coller une mission sous la direction d'une école de commercial, c'était un peu chercher la bagarre, tout de même.

    Attention tout ce qui suit est une pure généralisation égoïste et de mauvaise foi mais j'assume.

    Donc.

    Faut dire que les écoles de commerce, ça pullule. Ben oui, faut bien caser les gens qui sont moyens en tout. Ah non, on ne dit pas qu'ils sont nuls et qu'ils ont un pois chiche à la place du cerveau, non, non. Ce n'est pas très fair-play, ils savent lire et écrire (ou presque) tout de même. Et puis, ils ont eu leur bac. Seulement, ils étaient nuls en maths, pas très bons en français, incapables de disserter, et possèdent une non-logique hors du commun.

    Ceci dit, y a des métiers où de telles qualités sont requises. Les commerciaux. Les vrais, les purs, les durs. Ceux qui n'ont aucun état d'âme que de se faire du pognon en racontant des conneries pour payer le crédit de la baraque à 300K, les vacances aux îles Maldives, et la sup de co du ptit dernier.

    Sauf que, allez, à tout casser, doit y avoir 30% de la promo qui fait vraiment ce métier là.

    Après, y a toutes les gonzesses qui chouinent pour devenir chef de produit marketing. 80% de chômage, salaire ridicule, aucun débouché, aucune perspective, mais que veux-tu, sont naïves, on leur a dit que c'était possible à leur entrée à l'école. Tu vois, c'est comme moi quand on m'a dit que je serais chef de projet au bout de 2 ans d'expérience. Genre. Ben y en a qui le croit encore. Même mon Ti'Gnome de deux ans vient de découvrir que le père Noël était à la fois dans tous les magasins et à la télé et partout et il a déjà des doutes si ce n'est pas une vaste fumisterie. Trop intelligent, ce petit, il casse tous les jeux d'adultes.

    Revenons à nos chers diplômés d'école de commerce. Les autres parasitent les métiers qu'ils peuvent.

    Pas visiteur médical (le pire métier du monde où tu viens faire chier les patients d'une salle d'attente à compulser intégralement ton organiseur papier - ah bah oui trop pauvres pour avoir un aïephone - où tu viens faire chier un médecin qui finit théoriquement à 11h30, qu'il est midi et demi et qu'il reste encore 7 patients, tout ça pour lui dire pendant ton 1/4h réglementaire et vas crever que tu n'utiliserais pas toutes tes minutes que ton labo voudrait bien qu'il prescrive le nouveau médoc qui sert à rien mais qui lui rapporte un max, je hais les visiteurs médicaux, au moins cuire des steaks chez macdalle c'est utile, là c'est faire double emploi avec la technologie moderne, les mailings, le téléphone, le fax, la documentation, vivement qu'on les vire tous, non mais franchement, oui mon laïus est terminé, fin de la parenthèse) ou télémarketeur, puisque eux, ont déjà largement peiné pour obtenir leur DUT Tech de Co(n) et n'ont pas eu le prestige , que dis-je, l'insigne honneur d'intégrer le cursus de lobotomisation intégral, 5 ans d'ego à surgonfler, tout un programme.

    Non, genre ils deviennent chargé d'analyses commerciales, par exemple, pour les plus doués, enfin non, pour ceux qui ont compris qu'une école de commerce c'était pour faire un métier qui avait trait au commerce. Non, mais c'est pas évident pour eux à comprendre, ils n'ont pas non plus eu un package complet à la naissance, ça n'est pas de leur faute. Le métier qui est très bien fait par les statisticiens, ceux qui ont une vraie logique, mais qui ne bénéficient pas du piston mis en place par l'école dans toutes les sociétés. Alors, c'est beaucoup plus rigolo de leur piquer leur job.

    Ou sinon, quand ils sont vraiment des boulets partout, on les envoie faire chef de projet informatique. Un projet, c'est quoi, il sait pas. L'informatique, bah c'est des ordinateurs non ? Mais sinon il est chef, oh oui, trop bien, trop trop chouette pour son ego.

    C'est mon cul. (copyright Pénelope)