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atarax

  • On va peut être clore le sujet (1)

    Même si ce n'est pas dit que je n'y reviendrais pas.

    Néanmoins, les flash-back ce n'est pas trop ma tasse de Tchaé Menthe.

    D'ailleurs en fin de grossesse, j'avais fait un magnifique article sur le 2 juin 2008, au moins 6 pages Word, article que je n'ai même pas fini, et puis non, je ne l'ai pas fait paraître car rien que le fait de l'écrire a suffit à poser des mots sur le passé et à aller de l'avant autant que faire se peut.

    Le 28 mai 2009 étant moins douloureux (psychologiquement s'entend) je peux donc en parler plus librement.

    Commençons par le commencement.

    Le 27 mai 2008, il n'y avait plus de saumon dans le frigo alors mon sandwich fut au concombre et au chèvre. Il était 16h15, j'étais prête, il me restait 1/4h avant l'arrivée prévue des hommes en blanc et je me suis dit que j'allais fumer la cigarette du condamné en les attendant. Manque de bol, arrivée en bas de l'escalier, l'homme en blanc était déjà là. Nous avons rejoint son compatriote chauffeur (il était dans le mauvais parking parce qu'il a suivi son GPS, hum hum) et on est partis jouer à GI Joe essaye d'éviter les rétros des gros camions en entrefile sur l'autoroute, le tout avec une ambulance style Trafic de Renault. J'ai fini par lui dire de calmer sa joie et lui ai indiqué un itinéraire peinard. Fierté masculine oblige, il ne m'a pas écouté et il a pris les Maréchaux. Pour être peinard, on l'a été, forcément. Une bonne demie-heure pour parcourir une porte de périph, c'est de l'optimisation par GPS (HUM HUM).

    Arrivée à la clinique, on m'a expédiée direct à l'étage maternité où la sage-femme qui fait peur (SFP) m'a accueilli : "Ah, ah, je vous attendais". La SFP était déjà celle qui m'avait accueilli l'année dernière et nos échanges n'étaient pas très cordiaux puisqu'elle ne voulait pas m'expliquer pourquoi elle n'aimait pas le monito de mon ange. Donc là, j'étais limite à pisser dans mon legging et bien au garde à vous pour lui obéir.

    SFP m'a fait pisser sur des bandelettes, m'a placé en monito et m'a demandé mon dossier. Evidemment, comme l'année dernière, il ne lui plaisait pas parce qu'il manquait ma toxo. Blague récurrente chez eux, ça faisait quand même la 3ème fois que je venais et je devais encore présenter ma toxo qui était présente sur un mot de Barack O. mais "NAN, ce n'est pas un document officiel de labo". J'étais donc quitte pour me refaire piquouser gratos.

    SFP a aimé mon monito. Là, j'ai jubilé parce que du coup, ça m'a semblé comme un très bon signe.

    SFP m'a dit qu'elle comprenait bien mon angoisse parce que, je cite, "ma fille m'a aussi fait le coup de perdre son 1er enfant". Si je n'avais pas été en monito, je t'aurais balancé SFP par la fenêtre avec un coup de pied aux fesses bien placé. Après on se demande pourquoi les filles en question doivent se taper une psychothérapie à force d'avoir des mères pareilles. Culpabilisation à outrance, c'est parfait.

    Bref.

    En négociant, j'ai eu le droit à mon bon de sortie pour aller manger avec les B&Bs parce que "vous avez de la chance que Barack O. vous autorise hein".

    J'ai intégré ma future chambre, et j'ai pu enfin sortir fumer ma clope du condamné. On a mangé chinois vite fait et Biscotte et moi sommes rentrés dans nos quartiers, moi sur mon lit Robocop et lui sur son lit qui grince.

    La sage femme sorcière (SFS) (j'y peux rien si elle avait l'air d'une sorcière) est arrivée pour me raser. J'ai dit quoi ? me raser, mais je l'ai fait ! Ah mais non qu'elle m'a dit, moi je fais l'intégrale (Note de la rédaction, l'année dernière toujours, on n'avait fait que le haut et gentiment). Gloups. La SFS devait être une ancienne adepte de la torture, j'en ai pleuré ma foune avec sa tondeuse à la noix. Et après elle m'a expédiée me doucher à la bétadine. J'ai désobéi partiellement et je n'ai pas fait les cheveux (je m'étais fait shampoing/après shampoing l'aprem pour pouvoir tenir 4 jours non mais).

    Le type du labo est venu me piquer rapport à ma toxo.

    Barack O. est passé nous souhaiter bonne nuit, j'ai pris mon Atarax, et j'ai attendu. Parce que oui, je n'ai pas trop dormi en fait. Peut-être 3-4 heures à tout casser.

    A 4 heures du mat, je textotais ma soeur, le cerveau de la famille, rapport à son anniv. Puis j'ai joué au Scrabble sur DS. Et j'ai attendu.

    A 6h30 du mat, la SFS est venu me cueillir la gueule enfarinée pour m'envoyer (encore) à la douche à la bétadine (je n'ai toujours pas fait les cheveux) et m'habiller en schtroumpf (bonnet, chaussons et blouse en papier).

    Et j'ai attendu le brancardier.

    (...)

  • J'aime pas la drogue

    Pourtant, on aurait pu croire mais non.

    Je me lasse très vite de ces petites choses.

    Finalement, une bonne binouze, y a rien de tel.

    Atarax, je t'en mettrais tiens. Ca te fait pas dormir, qui a dit que j'ai pris 1/8ème de la dose prescrite, mais ça t'ensuque toute la journée. Youpi cool, ben c'est pas comme ça que je vais retrouver la pêche hein.

    Alors j'ai arrêté.

    Moi, je voulais prendre du Laroxyl. Ce truc, c'est de la balle. 1/8ème de la dose prescrite, tu dors comme un bébé et tu te réveilles frais et dispo. Enfin presque. Seulement les benzodiazépines, surtout au dernier trimestre de la grossesse, c'est formellement interdit.

    J'avais voulu tester, prête à tout, un anti-dépresseur homéopathique nommé LR72, il y a quelques temps. La bonne blague. J'ai mis 1/8ème, cherchez pas, c'est la constante de la cracotte, de la dose prescrite dans un verre d'eau. J'ai lutté contre l'odeur de poisson pourri, j'ai failli gerber toutes mes tripes, je n'ai pas dormi une once grâce à ce machin. J'offre le flacon à qui veut.

    Quand on était plus jeunes avec Biscotte, on est allés à Amsterdam admirer les canaux. Ahem. On a aussi mangé un space cake. J'ai cru qu'il y avait des aliens dans mon estomac jusqu'à ce que je réussisse à vomir.

    En fait, j'aime pas du tout être ensuquée sans rien maîtriser à cause de substances bizarres.

    Pétard, Atarax, même combat.

    Et ce qui m'écoeure, c'est que le Biscotte s'est pointé sans ordonnance pour avoir une boîte d'Atarax. Je veux bien croire qu'il a une bonne tête, qu'on habite dans un village de bourges, mais je trouve ça hallucinant qu'on lui en ai vendu comme ça sans souci.

    J'ai bien connu une fille tout juste 18 ans bien sous tout rapport qui présentait bien dans une ville de bourges à qui l'on a refusé de vendre une pilule du lendemain sans ordonnance, c'était avant la loi.

    En France, tu peux te droguer sans problème, mais pas risquer de craquer une capote en baisant.

    La drogue, c'est bien. Le sexe, c'est mal.