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bière

  • J'ai pas faim,

    je suis aigrie et déprimée.

    J'aimerais récupérer une vie et je suis toujours coincée sur ce lit comme depuis 2 ans maintenant.

    Parce que quand ce n'est pas la cicatrice qui m'oblige à rester là, c'est le Parlodel, cette saleté de Parlodel. Je ne sais pas si on donne aussi de la bromocriptine à celles qui décident d'arrêter l'allaitement maternel, mais si ce n'était pas le cas, ce serait vraiment la seule raison pour laquelle je recommanderais l'allaitement maternel.

    Chacune fait ce qu'elle veut, mais pourquoi ai-je du répéter au bas mot 24 fois entre mon entrée à la clinique et les 2 jours suivant la naissance de Lapinette que non, je ne donnais pas le sein ?

    Pire que ça, pourquoi la question à laquelle ai-je eu le droit tout le temps c'était : "Allaitez-vous ?"

    Question à laquelle une envie irrépressible me donnait envie de répondre : "Bien sûr que non, je laisse mourir mon enfant de faim !" ou au choix "Non, elle se nourrit à la bière."

    Et je répondais juste "Non, je lui donne le biberon." Parce qu'évidemment moi je croyais que le verbe allaiter signifiait nourrir avec du lait. Mais il s'avère que pour le commun des mortels bobo bio modo fashionesque, allaiter signifie allaiter au sein.

    Et que expérience oblige, j'ai du moi-même réclamer ma bromocriptine le jour de l'accouchement sinon je me serais tapée une montée de lait pour rien. Ah ben bravo la clinique.

    En tout cas, moi, je me suis remise à la bière, j'ai récupéré un transit et je n'ai toujours pas faim. De toute façon, il reste entre 4 et 7 kilos à perdre (ça c'est le Biscotte qui estime qui vaut mieux viser plus pour réussir le minimum, merci pour la confiance hein).

    Et il pleut toujours.

    Et la Lapinette bouffe comme quatre, et ce n'est pas pour ça qu'elle grossit, je me demande bien où elle a chopé ce métabolisme, la nature reste un mystère.

  • Le congrès d'Elephantes Women

    J'ai fait un truc très angoissant cette semaine.

    Un cours de préparation à l'accouchement en piscine.

    C'est le cours qui est dans la piscine. Pas l'accouchement hein.

    Bon disons donc que c'était un cours d'aqua-stretching pour femmes enceintes. C'est plus clair ?

    A quoi ça sert ?

    Ben techniquement donc à faire des étirements et de la musculation (périnée, aducteurs) pour être fin prête et relaxée pour accoucher en toute sérénité.

    Même si je me contre-balance du fait d'être fin prête pour accoucher, c'est du marketing de vente et l'on n'est jamais prête pour accoucher, la bonne blague, le programme me plaisait quand même.

    Le hic, c'est que ça se fait avec d'autres femmes enceintes.

    Je suis arrivée une bonne demie-heure en avance, me suis changée, ai quand même remis mon poncho sur moi pour glander et j'ai commencé à lire mon bouquin.

    A un moment, la sage-femme est sorti s'aérer de son précédent cours, me regarde et me dit : "On s'est déjà vu à la clinique non ?". J'acquiesce puisque c'est avec elle que j'ai pris les cours théoriques de prépa à l'accouchement l'année dernière. Puis elle me regarde en insistant vraiment et me dit "Non mais je crois que vous ressemblez très fort à une des mes collègues". Ah bon. Je commence à bien connaître la clinique et des sage-femmes ou infirmières me ressemblant un tant soit peu, je n'en ai pas croisé mais pourquoi pas.

    Elle repart, et là l'angoisse, une femme enceinte arrive. Mince en plus, la s****. Elle se change devant moi, ne m'adresse pas la parole et s'assied à côté. Je la déteste déjà pour sa suffisance, cette assurance du "j'attends un bébé qui va être magnifique (et surtout vivant)".

    J'essaie de me concentrer sur mon bouquin mais c'est très dur. Je me demande pourquoi je suis tarée au point de m'enliser toute seule dans un cours avec 5 femmes enceintes. Je pense à mon ange qui n'est plus là, et que si elle était là, moi je ne serais pas là. J'essaie de lire mon bouquin, mais ça ne marche pas. Alors je lève la tête au ciel et comme ça les larmes ne coulent pas.

    Le cours précédent finit, et la sage femme demande à l'autre femme enceinte si en haut il y a des "mamans" qui attendent. Je hais cette façon culcul la praline de dire que ce sont des femmes enceintes. Zut alors, on est des gonzesses avant d'être des mamans, je déteste ce statut réducteur. Enfin bon, c'est peut-être plus efficace pour décrire la population censée être là.

    Et là, elles arrivent toutes. Mais par malchance, la sage femme nous fait entrer toutes les deux dans la salle de la piscine. Où le cours précédent se termine. Où 5 femmes enceintes énoooormes avec des maillots rikiki essaient de sortir de la piscine. A celle qui gémit le plus, qui se plaint le plus, ouh là là c'est difficile, on est lourdes, ouh là là.

    Oh my god.

    Finalement, je suis bien contente avec les gonzesses de mon propre cours, vu leur volume, elles feront moins déborder la piscine.

    Et là c'est le défilé de ventres énormes pour se partager les deux douches, entre celles qui finissent leur cours et celles qui vont le commencer. Angoisse, angoisse. Je me dépêche de rentrer dans la piscine.

    Et là, c'est vachement bien quand tout le monde est dedans, on ne voit plus que ce sont des femmes enceintes. En plus, j'étais avec des filles plutôt silencieuses sans commentaires bien mielleux gouzou gouzou et j'en passe.

    Le 1er exercice consistait à s'étirer le dos et se relaxer. JE ME MARRE. Non mais peut-être qu'on ne voit plus qu'on est 6 éléphantes dans une piscine mais quand même. Surtout quand la sage-femme demande de s'enrouler autour de son bébé. D'où qu'elle me cause que j'ai un bébé ? Mais euh laissez mon bébé tranquille. Rhâ mais ça veut dire que tout le monde il en a un ? Et que toutes ces autres vont avoir un bébé bien vivant ? Et mon ange qui est toujours pas là ? Et moi qui suis encore là ?

    La relaxation était vraiment super mal barrée.

    Alors pour ne pas pleurer, fallait penser à autre chose. Quelquechose qui est sûr de ne pas me faire pleurer et qui me pourrait me donner un peu d'espoir et de relaxation.

    Alors je me suis concentrée TRES fort.

    Et j'ai pensé à .... ma prochaine bière/clope en terrasse.

    Ah ben oui, on ne se refait pas. N'empêche ça marche. Un coup de blues ? Pression/menthol siouplé.

    La suite du cours s'est plutôt bien passée. J'ai du expliquer quelques exercices à une nana car ce sont des exos classiques d'aquagym et l'explication théorique du pivot autour d'un axe oblique n'avait pas l'air de percuter son esprit.

    Puis au bout d'un moment, la sage-femme me redemande : "Mais on s'est vu la semaine dernière à la clinique ?". Ah ben non, c'était l'année dernière. Et là, coup de génie, la sage-femme me replace. Et pendant qu'elle met les jets de massage bien bruyants, elle me parle que si jamais j'ai une seule contraction, je rapplique fissa à la clinique pour me mettre en monito. Que si je ne me sens pas de faire les prochains cours, ce n'est pas grave, je ne viens pas. Que si j'ai envie d'accoucher par voie naturelle, c'est très bien. Mais qu'on verra bien si je n'ai pas une césa de précaution. Super gentille et attentive.

    Sauf que du coup, les nanas d'à côté ont cru qu'à elles aussi, elle allait dire des trucs encourageants. Ben nan, pas du tout. Niark, niark, bien fait.

    Alors oui, je ferais les 2 prochains cours. Pis après on verra.

    Et j'ai plein de courbatures aux pectoraux.

    Mais sinon ça va. J'ai le remède bière/clope contre les coups de blues.