06.11.2009
Des nouvelles ?
Ah ben vi.
C'est comme ces gens qui envoient un mail titré "des nouvelles ?" pour en prendre des miennes, de nouvelles, mais qui n'en donne pas eux. Et comme je suis polie, je réponds avec mes nouvelles et leur demande des leurs, de nouvelles (suivez un peu bon sang), et mon mail n'obtient jamais de réponse.
Je devrais peut-être leur filer l'adresse du blog comme ça, je perdrais moins de temps dans ces bêtises, non ?
A méditer.
Où en étais-je ?
Dans le South Far East. Où il fait un temps de chiottes. Limite, t'as envie d'émigrer en Irlande tellement ça ne serait pas pire. Ok, on exagère un peu, on est dans le South Far East, peuchère.
Toujours sans certificat de non gage.
S'il y a des meurtres en préfecture la semaine prochaine, faudra pas s'étonner hein. J'veux dire 4 fois 2 heures de perdues pour ces conneries, compte tenu de mon tarif horaire, ça vaudra bientôt plus le coup d'essayer de se faire rembourser la moto.
Bref.
J'ai acheté mon premier mascara (le 2 de Guerlain couleur violet nuit, 33€, je vais en mettre 3 fois, mais ça m'a fait plaisir sur le coup).
(il fut un temps où j'avais des lentilles rigides, et les mascaras de m**** perdaient des poussières dessus et une poussière sur une lentille rigide, c'est tout simplement horrible, insoutenable, le truc le plus gore qui existe).
Ah et puis ma première eau micellaire démaquillante, enfin mon premier démaquillant tout court finalement. (Jetez moi des pierres, oui je vire mon khôl sous la douche ou sur l'oreiller, ça dépend des fois !)
Me manque encore les cotons démaquillants, le Biscotte les a tous utilisés en compresses la dernière fois qu'il s'est vautré à moto. Ca a beaucoup fait rire Mamour d'ailleurs.
Mamour qui derrière son air snob est tout compte fait un médecin compétent et voyez-vous, je ne savais pas que ça existait, des médecins généralistes compétents. Il a du avoir une couille dans ses études car à mon avis il aurait pu faire une spécialité. Peut-être qu'il a engrossé trop vite madame-aux-boots-plates-à-bouts-carrés, va savoir.
De plus Mamour a les mains très douces. Comment je le sais ?
Ah, ah, mais c'est intime tout ça les amis !
Tchô.
22:09 Publié dans Les choses de la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mamour, spasmophilie, south far east, biscotte, moto, préfecture, fuck la life
21.10.2009
Ah ben oué, j'étais partie
Et je suis reviendue.
Encore plus sur les rotules qu'avant.
Tout a débuté par "Allo chérie, tu peux téléphoner à la crèche pour dire que je serais en retard, je viens de me vautrer à moto".
Un plâtre au poignet, un Biscotte très grognon - doux euphémisme, un aller-retour en Brittonie du Sud à conduire tout le trajet, une pauvre mitaine tricotée et détricotée 14 fois au bas mot et il me reste encore le pouce à finir, une Lapinette qui semblerait-il aurait déjà les dents qui la travaille, un sauna tout pourri à Italie, je suis là.
Enfin, bon, je vais me coucher, là surtout.
Mais demain, c'est boulot, alors peut-être que j'aurais le temps de poster un peu.
20:52 Publié dans Roulez jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moto, accident, biscotte, poignet, crèche, lapinette, dents, sauna, fuck la life
12.10.2009
OMG Clarks WTH !!!!
Pendant que Violette pavanait avec ses (fausses) Clarks en crêpe, je noyais mon désespoir chez Sarenza.
Quid de Clarks que je ne connaissais pas ?
On m'excusera mais depuis les années nonantes, je suis focalisée Dr. Martens, et avant les années nonantes, je chaussais ce que la MC voulait bien me mettre à disposition.
Il n'empêche que le deal était simple pour engorger un peu plus le dressing à chaussures et noyer le désespoir de l'escarpin fugueur : des low boots (vade retro satanas les bas en voile) à fermeture facile et rapide (aka en équilibre au-dessus d'une flaque d'eau juste derrière le top case de la moto) avec talon supérieur à 5 cm (sinon je suis une naine) mais inférieur à 8 cm pour pouvoir marcher au jour le jour et tout le jour avec (option je suis avec Lapinette).
Sarenza le diabolique a toujours réponse à tout.
11:51 Publié dans Futilités | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : sarenza, clarks, kiala, doc martens, biscotte, richelieu
29.09.2009
En 4 parties, 3 sous-parties, introduction, développement, anti-thèse et synthèse
On en était où ici ?
Après avoir publié mon dernier article bien succinct (une grande qualité la succincterie chez moi) (rare mais exceptionnelle quand elle est mise en avant) (comment ça on ne dit pas succincterie, je dis ce que je veux d'abord) (c'est quand je parlerai charabia corporate qu'il faudra m'arrêter) (ah tiens faudrait que j'en parle de ce truc un jour, moi ça me fait toujours rire) (avec le Biscotte aussi je dois dire, faut croire qu'on est fait pour s'entendre c'est étrange) (fin des parenthèses) (pour le moment),
-- là vous avez le droit de respirer --
[je tiens une de ces formes à cette heure-là, c'est impressionant]
-- oui, oui, je vais reprendre le cours de ma pensée --
j'ai cliqué sur le lien en haut à droite qui dit "Voir le blog : la Biscotte de Proust", non pas pour m'auto-satisfaire, quoique, mais simplement pour vérifier rapidement que l'article était bien publié, je reste quelqu'un de très pragmatique, et modeste bien entendu.
[héhé, ouais, il y a eu un point, ça veut donc dire que c'était une phrase complète. Si ce n'est pas clair, il faut relire, désolée]
[je préfère les crochets, ça économise mes touches parenthèses]
Je continue.
En allant donc voir le blog ô combien intéressant et magnifique de la Biscotte de Proust, mon esprit se focalisa sur le calendrier en haut à droite, ceci prouvant ô combien le blog est intéressant et magnifique et aussi que mon esprit dévie quand même beaucoup en haut à droite ces temps-ci.
Et je m'aperçus que ce calendrier était bien blanc.
J'ai beaucoup réfléchi malgré mon mal de crâne persistant et j'en suis arrivée à la conclusion que le flot de mes pensées était principalement centré sur le transit de ma fille (très trop fluide) et le mien par conséquent.
Quand t'es constipé, tu blogues moins.
Des fois, du coup, je m'inquiète pour le transit d'Anouchka.
Pour ma part, Barack Obama a déclaré que c'était une gastro bien particulière. Je n'ai plus aucun doute sur le fait qu'il a eu raison de choisir la spécialité gynécologie plutôt que gastro-entérologie.
Ceci était l'introduction.
(lol).
17:52 Publié dans Kapitalism | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : transit, lapinette, biscotte, gastro, anouchka, constipé, fuck la life
24.09.2009
Mais nan, chui là
Ou plutôt sous l'eau.
Over-booked qui ne rêve que de retourner sous sa couette.
Mais, voyez-vous, être mère de famille n'est pas de tout repos. Ah ben oui.
En plus, il s'avère que j'ai un boulot qui ne m'a pas oublié. Mais bon c'est un long épisode à part entière. Tout ce que je peux dire c'est là présentement cette semaine, j'ai échangé mon mercredi de 4/5 contre le lundi et depuis je fais une formation où y a pas l'internet sur les ordinateurs. C'est rude.
Puis après l'épisode houleux du rhume de Lapinette, c'est Biscotte qui l'a chopé. Et un homme malade, bon, pas besoin de développer, hein, on imagine bien.
Et voilà que ce matin la Lapinette a commencé à me gerber dessus. Que la DDC m'annonce au téléphone que ah oui c'est vrai y avait déjà 4 bébés qui avaient la gastro et que du coup, elle ne prend pas Lapinette. Evidemment, j'étais en retard (en fait, je ne suis pas arrivée un seul jour à l'heure, j'ai du visé trop serré dans le planning du matin) ce qui a pour conséquence que notre nouvelle moto (la même que feue ma petite moto mais en beaucoup plus neuve) n'a absolument plus les pneus carrés.
Le Biscotte n'avait qu'une tâche : emmener Lapinette chez Docteur Mamour à 16H.
A 15h45, j'ai détalé de ma formation pour rejoindre Lapinette et Docteur Mamour car euh, un homme malade sur lequel on a mis une responsabilité, eh bien, euh, pas besoin de développer.
En 17 minutes, j'étais arrivée chez Docteur Mamour et point de Lapinette, le Biscotte ayant commencé à chercher les clés de voiture et donc m'appeler à 15h50 (juste au moment où je passais entre un camion benne et un bus ou ptêtre le moment où j'ai doublé des chariots (scoot) qui hésitaient à passer entre deux camions à contre sens, les chochottes) pour évidemment ne pas les trouver.
Docteur Mamour a donc accepté de nous revoir à 19h45.
J'ai donc eu 3 heures de répit pour savourer le fabuleux bordel qu'avait causé un homme malade et une Lapinette qui gerbe et qui a la chiasse.
Au bout du rollmops, comme on dit par ici.
21:07 Publié dans La lapinette de Proust | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lapinette, docteur mamour, biscotte, tête de linotte, gastro, fuck la life
16.09.2009
Docteur Mamour
Je ne comprendrais jamais les méandres de mon cerveau.
Un jour, ballonnée de mon ange et certainement fortement malade, j'en étais venue à quêter un arrêt maladie et mon médecin traitant n'était point disponible. Armé de mon bottin villageois, j'étais tombé sur celui qui depuis tout ce temps, je surnommais, le docteur spychopathe.
Le souvenir d'une salle d'attente au rez-de-chaussée de ce qui aurait du être le garage d'un pavillon, un petit escalier tortueux montant au cabinet, tout aseptisé, avec des jouets tous bien rangés. Et le docteur qui ne sert pas la main pour dire bonjour, qui parle froidement derrière son bureau et qui chipote pour me filer un arrêt maladie.
Et du coup, le souvenir d'un homme brun, cheveu coiffé en l'air, un peu à la Tcheky Karyo. Un mec qui faisait peur somme toute. Et classifié dans ma liste de médecins à ne plus revoir.
Puis est arrivée Lapinette et le besoin de lui trouver un pédiatre, à défaut un médecin généraliste. Pas de pédiatre au village. Et la seule pédiatre du village à côté, jamais réussi à la joindre. Et la voisine qui me dit que ses filles vont chez Docteur Spychopathe et qu'il est adorable avec les enfants, que les enfants l'adorent, et qu'il est super gentil et bla bla bla.
Interloqué, suis-je, puisque l'on parle bien du même docteur spychopathe. J'en parle avec un ass mat de no man's land qui est sa patiente, et elle me dit qu'elle ne l'aime pas du tout car il est super froid avec les adultes. On parle donc vraiment du même.
Qui se trouve être le médecin de la crèche.
Entre la visite médicale de la crèche, les vaccins et le rhume de Lapinette, j'ai donc bien eu l'occasion de revoir ce médecin.
Qui est, disons-le, franchement, absolument, euh comment dire, grave choupinou ? Beau gosse. Charmant. Un type dont on ferait bien son 4 heures, enfin pas le mien hein j'ai Biscotte, ahem, bref.
(la quarantaine, le cheveu grisonnant-blanc, la peau mate, des grands yeux clairs, juste des rides de sourires, des chemises un peu décolleteés sur son torse légèrement poilu avec son pendentif sur un fil noir, faudrait vraiment que je me penche pour savoir ce qu'est ce pendentif, je m'égare ...)
Sauf que là j'avais rdv à 10 heures et que mon cerveau a imprimé 14 heures. Et Docteur Mamour de m'appeler deux fois sur mon portable pour savoir où j'étais, j'avais loupé notre rendez-vous, je lui manquais, enfin pour savoir si la Lapinette n'avait rien de grave, et de lui trouver in extremis, un rdv à 14 heures.
Docteur Mamour est adorable ... avec Lapinette.
Parce que concrètement, il est trop choupi avec les bébés, il voit Lapinette et son visage s'éclaire, il s'inquiète de savoir si elle va bien, ce qu'elle ressent, il la fait rire et il rit avec elle ...
Tandis que moi je peux crever sur place.
N'empêche qu'il est beau.
Et comme Biscotte a un travail très prenant, je suis bien OBLIGEE d'emmener moi-même la Lapinette chez le médecin.
Pfff, quelle corvée.
Faudrait peut-être que je me maquille ?
Je mets des talons ?
12:56 Publié dans La lapinette de Proust | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : médecin, pédiatre, docteur mamour, psychopathe, vaccin, lapinette, biscotte
05.09.2009
Là tout de suite
en fait
je suis déprimée.
Parce que j'ai voulu refaire un tour de mes pantalons et autres joyeusetés que l'on se met sur le fessier.
Et sache que le bermuda que j'ai acheté en septembre dernier (remember déjà en sortie de grossesse), et que je n'ai donc jamais mis mais qui à mon bon souvenir se fermait sinon je l'aurais renvoyé, je ne peux absolument pas le fermer.
Donc on va faire la théorie de l'oeuf (fermer les yeux et crier très fort "j'ai chaud, je suis dans un oeuf") et croire très fort que l'on ne possède que deux pantalons en tout et pour tout et que ça suffit amplement bien.
Et peut-être m'acheter un jean quand même.
Ras le popotin de mettre tout le temps le même et de passer ma journée en culotte quand il sèche après lavage.
Parce que maintenant que je suis redevenue une vraie motarde, il faut bien que je remette du jean.
Plus tard, je causerais sans doute théâtre ou comment la FPS m'a fait économiser 4 points sur mon permis, moto et mécanique ou comment le Biscotte ne respecte vraiment rien, et crèche ou comment réaliser que son enfant est vraiment le mieux de tous les petits bébés.
Mais là, faut que je mange (même si ce n'est pas conseillé par mes pantalons) et que j'aille faire les courses (pour entretenir la brioche du Biscotte).
Et pour ceusses qui se posaient la question, oui la Lapinette dort en ce moment. Vu l'intelligence qu'elle est en train de se fabriquer, au moins je suis sûre qu'elle ne fera pas de télé-réalité, c'est déjà ça de gagné.
13:33 Publié dans Les choses de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régime, régime, moto, biscotte, lapinette, crèche, fuck la life
27.08.2009
La catine lutte des classes
Je sens que ça vous passionne les histoires de chats, et en l'occurence, là c'est plutôt de la chatte qu'il s'agit.
Car, Tofu, petit chaton noir de son état, après sa fugue, a pris confiance en lui et a décidé de jouer avec les autres chats car ils ne lui faisaient plus peur.
Au rez-de-chaussée des Biscotte, habite une vieille dame qui a récolté d'un chat "B" quand la BM avait déjà, il y a quelques années de cela, voulu agrandir la famille catine. Malheureusement, ce chat, jeune à l'époque, aimait beaucoup mettre des raclées à la chatte, la seule, la princesse.
Il faut savoir que cette chatte refuse de manger dans une gamelle déjà utilisée par un autre chat. Elle ne va pas non plus dans un panier qui a déjà été squatté s'il n'a pas été nettoyé avant.
Bref, une chieuse.
Et le pire, c'est que par rapport aux autres chats, elle était forcément jolie alors les BP lui passait tous ses caprices de princesse.
Manque de bol, depuis l'arrivée du chat "B", sa vie était beaucoup moins simple car pour sortir dans le jardin, elle devait se méfier sinon c'était raclée assurée. Le chat "B" était un prolo et son snobisme de petite bourgeoise l'irritait au plus haut point.
Et Tofu, prolo de son état, a fait pote avec le chat "R" dans la maisonnée des Biscotte à l'étage et ils ont commencé à se marrer tous les deux.
Du coup, la chatte est partie habiter chez le voisin.
Le prolétariat a vaincu et du coup, la BM est triste, bien sûr !
21:01 Publié dans Biscotte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chat, chatte, biscotte, tofu
26.08.2009
Ranger son meilleur copain
Au fait, l'autre jour, j'ai cousu.
Une sacoche pour le Biscotte.
Pour pouvoir transporter son meilleur copain bien protégé dans un sac à dos ou juste comme ça à la main.
Le tissu est une sorte de jean. Et il y a 1m de sangle.

Donc, pour le principe, j'ai découpé 2 rectangles de tissus (en calculant comme il faut selon la largeur, longueur et épaisseur de l'ordi plus les 1,5 cm de couture.
Je les ai cousus ensemble et j'ai retourné.
Puis, j'ai fait 2 coutures parallèles juste pour marquer le fond du sac et l'épaisseur de l'ordi.
Puis j'ai plié au milieu de ces 2 coutures et j'ai cousu de chaque côté.
Et j'ai retourné.
Puis j'ai cousu en rond pour faire un ourlet intérieur sur le haut devant du sac en prenant les sangles de chaque côté.
Ensuite, il a suffit de coudre un ourlet intérieur au haut du rabat. Et une pression magnétique sur le rabat et sur le sac.
Je n'en suis pas super satisfaite car les coutures ne sont pas droites.
Mais le principal est que le Biscotte s'en sert tous les jours donc le but est atteint :)
18:13 Publié dans Petites et grandes aiguilles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sacoche, ordinateur, laptop, couture, biscotte
25.08.2009
La poutre dans ton oeil
C'est facile de critiquer.
Oh oui, je suis déprimée parce que mes géniteurs viennent de partir.
Pendant 2 jours, avec Lapinette, je faisais tout bien.
Et les 3ème jour, je suis devenue comme par hasard une mère indigne et une hystérique.
Absolutely fabulous.
Tout le monde critique les méthodes d'éducation des autres. Parce que les gamins des autres sont insupportables.
Comme disait la grande philosophe Sophie, un gamin est adorable devant les autres jusque 18 mois et après c'est l'inverse.
Sauf que des fois, c'est aussi l'inverse. Je me souviens de ce gamin de la famille de mon beauf qui, à deux ans, était odieux. Mais vraiment. Et tout le monde de regarder ses parents de travers. Et maintenant à 4 ans, tout le monde de dire que ce garçon est très poli et bien élevé. Et alors ? Ses parents ont-ils fondamentalement changé leur manière d'être ? Non, je ne pense pas.
Dimanche soir, Lapinette s'est endormie avant son biberon du soir. Le problème est qu'elle n'en avait eu que 3 dans la journée. Alors il fallait bien lui faire boire un minimum avant la nuit. Biscotte et moi soufflons alors dans ses oreilles pour la réveiller et lui crions Bouh pour la faire sursauter. Nous voilà, parents indignes.
Admettons que par un malheureux hasard, la Lapinette chouine. Elle n'a pas faim, elle vient de dormir, elle est propre, elle a juste le hoquet, je sais c'est pas drôle. Que fais-je ? Je passe l'aspirateur. Pour le commun des mortels, en l'occurence moi, me passer l'aspirateur dans les oreilles me donne des envies de meurtres. Pas la Lapinette, ça la calme. Mais je suis quand même une mère indigne.
Là, où je veux en venir, c'est l'amnésie parentale. A partir du moment où mes géniteurs sont devenus les grands-parents de Lapinette, je suis devenue du jour au lendemain un enfant qui n'a jamais pleuré et eux des parents qui ont toujours été très patients.
Mais bien sûr.
Et je ne parle pas du discours continuel sur les méthodes d'éducation de ma soeur, qui bien entendu, fait n'importe quoi à leurs yeux.
Pire, je me fais reprocher de laisser pleurer mon enfant le soir quand elle est inconsolable. Devant mon ébétitude, ils avouent finalement que c'est ça qu'ils feraient aussi.
Et que dire de leur incompréhension sur le fait qu'apparemment, je serais toujours dans la peur de l'échec, dans un esprit de toujours faire bien, de la peur d'être jugée de mal faire. Ne serait-ce parce que j'ai été éduquée de cette manière pendant 20 ans ?
Non bien sûr.
Eux étaient des parents irréprochables et nous étions des enfants formidables. C'est hallucinant de voir comment tout a foiré.
11:39 Publié dans La lapinette de Proust | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : éducation, parents, lapinette, biscotte, fuck la life



