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chut

  • Confidences pour confidences

    Souvent, lorsqu'il m'arrive de parler de ma relation avec ma mère, on me demande comment je fais pour encore être en bon terme avec elle.

    Il est vrai qu'à un moment donné, la question est légitime.

    J'ai beau chercher une réponse à cette question, tout ce qui me vient est un haussement d'épaules.

    Pourtant, quiconque me connaît un tant soit peu sait que je suis beaucoup plus dans l'excès de sentiment que dans l'indifférence.

    Et je ne crois pas que ce haussement d'épaules signifie une indifférence. C'est tout bonnement impossible puisque c'est ma mère dont il s'agit. Comme je pense qu'il est impossible d'être indifférent à ses propres enfants sans un très long processus psychologique, je pense qu'il est impossible d'être réellement indifférent à ses propres parents.

    J'ai eu beau passer par à peu près tous les stades psychologiques de sentiments vis-à-vis de ma mère, je crois que celui qui l'a emporté, et je dois dire grâce à mes si rares séances psychothérapeuthiques, c'est la lassitude qui m'a amenée à l'apaisement.

    Alors oui, je laisse ma mère garder ma fille pendant 4 jours à sa sortie d'hôpital, et même que je lui fais plus confiance qu'à ma BM. Car, ma mère, quoiqu'elle pu être, quoiqu'elle ait pu faire, quoiqu'elle soit encore, je la connais. Si bien même.

    Et on est rarement surpris par les gens qu'on connaît si bien.

    Et je suis en vie, et même si je ne crois pas en ces choses du pardon, je n'ai aucune raison manifeste d'empêcher ma mère d'être grand-mère. Les relations maternelles et grand-maternelles sont depuis plusieurs générations dans ma famille maternelle des relations totalement différentes.

    Je ne changerais jamais ma mère, et j'admets volontiers une relation dépendante vis-à-vis d'elle pour des tas de raisons que je connais. C'est mon petit fardeau, et je n'ai pas envie de le lâcher. Il fait partie de moi, et tant qu'il n'est plus trop lourd, je l'aime bien mon petit fardeau.