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clope

  • De l'anthropologie bloggesque

    J'aime observer mes congénères pour essayer de les comprendre. Un de mes points communs avec la BM mais je l'espère de façon moins "bizarre". La BM qui, quand même, est allée hier à la messe du Village, "pour voir". Voir des robes bleu marine à smocks sur des petites filles au carré-serre-tête et ballerines à noeud.

    Même si je soupçonne la BM d'aimer observer ce milieu là car elle aurait aimé en être et c'est pour ça qu'elle se donne l'air d'en être alors que finalement elle a du être d'une famille de mécréant. Oh ça va on peut rigoler.

    Menfin ça reste mon analyse de la situation, et parlons de moi si vous le voulez bien. C'est un peu le principe de ce blog. (Et là je précise au lecteur déjà fatigué que ça fait plus d'une semaine qu'on sort tous les soirs pour cause d'absence de la Lapinette ou de présence de la BM, ce qui fait que grosso modo je suis plus fatiguée que le lecteur moyen bon sauf elle évidemment qui doit être en jet lag impressionnant).

    Ce que je voulais dire, c'est qu'il y a des blogs où un moment donné, tu n'es pas d'accord avec l'auteur(e). Limite tu te dis, ouh mais elle est trop con non ? Si t'es malsain, tu la trolles. Si t'es presque aussi équilibré(e) que moi, t'arrêtes de suivre le blog. Puis, il reste quelques blogs où malgré le sentiment de déséquilibre psychologique que te transmets l'auteur(e) du blog, tu restes attirée non pas par le contenu qui te révulse mais juste pour souci d'information sociale sur des moeurs extérieures.

    Un peu comme Secret Story en fait. On peut appeler ça du voyeurisme si l'on souhaite, je l'accorde.

    (Cet article va être très long).

    Or, j'ai remarqué dans la blogosphérie l'immense sujet sensible qu'est le poids et les formes de ces dames, ayant par moi-même fait, au début de ce blog, l'objet de viles critiques d'une commentatrice pour avoir osé dire que le magasin New Look réservait 50% de sa surface aux grandes tailles. OMG je ré-itère. Ce qui pour ma part tient plus d'un constat topographique que d'une critique physique. Mais la pratique de la compréhension française n'est sans doute pas universellement partagée par mes lecteurs de passage.

    Moi-même,  je me suis rendue compte de mon sujet sensible grâce justement à ces blogs (allez je balance une adresse je suis ouf guedin) où l'auteur(e) raconte qu'elle est devenue une affolée du poids suite à une remarque désobligeante d'un camarade d'école qui lui a dit qu'elle était grosse. Les gens sont débiles, souvent.

    Il suffit de perdre sa fille pour s'en rendre 10 000 fois mieux que tout le monde. Mais évidemment ce n'est pas nécessaire et je ne le souhaite à personne.

    Toujours est il que lors d'une de mes dernières soirées (j'ai perdu ma propre chronologie dans la fatigue) un mec totalement défoncé et/ou bourré trouvait que ça faisait trop longtemps que j'étais dans les toilettes et que l'on pouvait faire ça chez soi mais pas chez les autres.

    Or, je fais partie de cette classe de la population qui a connu une cystite, un proctologue, qui a testé tous les laxatifs possibles, qui possède un système digestif plus que faineant. Quand j'étais enceinte, j'ai eu largement l'occasion de vérifier un adage du Biscotte : pour être heureux, mangeons, chions et baisons.

    C'est totalement vrai.

    (Cet article va être vraiment très long).

    Je ne me souviens pas que quiconque m'ait fait une remarque sur le fait d'aller aux toilettes. Je sais que je n'y allais pas parce que je trouvais que ça servait à rien et que ceux de l'école étaient super crades, ça ne me donnait pas envie.

    Je sais désormais que ne pas y aller est un vrai fardeau. Que ça me rend encore plus désagréable que les règles. Que quand l'envie est présente, peut importe où je sois, j'y vais car sinon je pourrais attendre encore plusieurs jours avant l'occasion ne se présente et c'est tout simplement intenable.

    Et j'ai compris pourquoi la simple réflexion d'un con peut aussi foutre le bordel dans l'alimentation d'une jeune fille adolescente et l'emmener dans des années de galère de régime et autres effets yoyo.

    Par contre, je maintiendrais toujours que quoique les médias ou les autres peuvent véhiculer comme message, dans un environnement familial stable et accueillant, rien de tout cela ne devrait arriver car chaque personne devrait avoir un soutien quotidien qui lui dirait que ces paroles sont des fadaises et le rassurer sur sa capacité à s'accepter comme il est.

    Cela peut paraître freudien comme explication mais c'est vraiment la base de la construction psychologique. Je connais deux soeurs qui ont complexé des années sur leur nez sans que la mère qui possédait aussi ce nez ne les rassure sur sa capacité à bien vivre ce nez et qui au contraire les enfonçait sur ce nez qu'elles trouvaient pas assez ceci ou trop comme cela. A 30 ans, chacune s'est payée une rhinoplastie. Spectatrice au premier plan, je ne remarque même pas l'avant/après opération. Mais maintenant elles sont persuadées qu'après passage sur le billard, leur nez est droit et acceptable.

    Où, du transit en passant par la rhinoplastie, on arrive à l'objet de cet article.

    Dans le blog sus-cité, que j'exècre par la forme des propos mais que par le fond je trouve hyper-intéressant ce qui explique ce clic fou qui m'y fait revenir régulièrement, il existe une catégorie sur le docteur Zermati. Ce Z est hyper fort dans la communication. Il ne se présente pas comme un as du régime (cela fait fuir les irréductibles) ni comme un psychologue (ça fait aussi fuir, genre meuh non de toute façon j'ai déjà essayé la psychanalyse, ça ne marche pas sur moi), et cela marche alors qu'il est absolument les deux.

    Il ne dira pas que tout ça, c'est de la faute de la mère (alors que si généralement), qu'il faut surveiller son alimentation (il sait que ces personnes n'en sont pas capables), il enrobera tout ça dans une manière de vivre et une analyse personnelle des envies.

    Si je vous parle de tout ça, c'est parce que je trouve cette approche très intéressante et qu'elle peut, à mon sens, s'applique à d'autres domaines comme, roulement de tambour, la clope.

    Ouais bon, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas fait un laïus que plus personne ne croit, à base de un jour (mon prince viendra) j'arrêterai de fumer. Mais il est vrai que c'est un peu ma marotte.

    Alors oui, avant, c'était très tôt rapport à mon côté dépressif un peu trop prononcé. Mais en dépilant les problèmes les uns après les autres, celui-ci revient régulièrement. Je vous avais dit avoir lu Allen Carr et ne pas en être convaincue. Car l'auto-persuasion ne marche pas très bien chez moi, et le fait d'arrêter brusquement me donne un sentiment de privation et de frustration trop fort pour mon équilibre psychique trop fragile.

    La dernière séance que j'avais faite avec le PTH, il avait tenté une approche zermatienne du problème si je puis me permettre. Nous avions décrit toutes les cigarettes que je fumais dans la journée et on les avait notées sur leur priorité. Il m'avait donc suggéré de commencer par supprimer toutes les clopes aux notes les plus basses.

    C'est comme ça que cet été (un moment plus favorable à ce genre d'exercices car même au boulot l'activité est moins stressante) j'ai fini par supprimer les clopes du matin. Les moqueurs insinuent que je me lève qu'après midi, mais c'est faux. Rien que par le fait d'avoir une Lapinette qui se lève au plus tard à neuf heures.

    Puis, j'ai re-classifié mon envie nicotinique et le plaisir que je pouvais y prendre à chaque fois que j'en grillais une. A la fin des vacances, j'en étais à une ou deux par jour. Le BP (qui fume plus d'un paquet par jour) argumenterait que si on est capable de descendre à ce stade de consommation, on est capable d'arrêter complètement. J'argue que non, car arrêter complètement revient à prendre une décision trop lourde, rapport à Allen Carr, c'est le même cas de figure.

    Puis, le retour au travail et les retrouvailles avec mon collègue pompier (c'est une métaphore) ont fait revenir ma consommation à 4-5 par jour. Ce n'est pas cata, mais ce n'est pas terrible non plus. Il faudrait que j'utilise de temps en temps ma clope électronique.

    Comme dans le zermatage classique, il y a des épreuves. L'angoissée des kilos craindra les repas de famille, les festins organisées et les grosses soirées grignotage. La réponse serait de ne pas culpabiliser et de prendre du plaisir à ce moment-là et que la régulation se fera toute seule le lendemain.

    Alors c'est vrai que dans les soirées, moi aussi je me laisse aller. Parce que c'est trop dur de se limiter dans ces moments-là. Mais dès le lendemain, je reviens à mon rythme, et je me dis que ce n'est que partie remise.

    J'ai toujours dit qu'entre habiter Paris intra-muros et ses nombreux 4*4 et leurs échappements énormes, et habiter une banlieue "verte" et fumer 1-2 clopes par jour, c'est kif-kif au niveau des poumons.

    Alors advienne que pourra.

    Et même si je n'ai toujours pas racheté de clopes depuis samedi, ça ne veut pas dire que j'ai arrêté. Et ce n'est pas parce que le Biscotte me fait du chantage rapport au fait que lui doit absolument arrêter le fromage à cause de son hyperlipidémie détectée récemment que je vais arrêter pour être dans le même état de frustration que lui.

    Carpe diem.

  • Le congrès d'Elephantes Women

    J'ai fait un truc très angoissant cette semaine.

    Un cours de préparation à l'accouchement en piscine.

    C'est le cours qui est dans la piscine. Pas l'accouchement hein.

    Bon disons donc que c'était un cours d'aqua-stretching pour femmes enceintes. C'est plus clair ?

    A quoi ça sert ?

    Ben techniquement donc à faire des étirements et de la musculation (périnée, aducteurs) pour être fin prête et relaxée pour accoucher en toute sérénité.

    Même si je me contre-balance du fait d'être fin prête pour accoucher, c'est du marketing de vente et l'on n'est jamais prête pour accoucher, la bonne blague, le programme me plaisait quand même.

    Le hic, c'est que ça se fait avec d'autres femmes enceintes.

    Je suis arrivée une bonne demie-heure en avance, me suis changée, ai quand même remis mon poncho sur moi pour glander et j'ai commencé à lire mon bouquin.

    A un moment, la sage-femme est sorti s'aérer de son précédent cours, me regarde et me dit : "On s'est déjà vu à la clinique non ?". J'acquiesce puisque c'est avec elle que j'ai pris les cours théoriques de prépa à l'accouchement l'année dernière. Puis elle me regarde en insistant vraiment et me dit "Non mais je crois que vous ressemblez très fort à une des mes collègues". Ah bon. Je commence à bien connaître la clinique et des sage-femmes ou infirmières me ressemblant un tant soit peu, je n'en ai pas croisé mais pourquoi pas.

    Elle repart, et là l'angoisse, une femme enceinte arrive. Mince en plus, la s****. Elle se change devant moi, ne m'adresse pas la parole et s'assied à côté. Je la déteste déjà pour sa suffisance, cette assurance du "j'attends un bébé qui va être magnifique (et surtout vivant)".

    J'essaie de me concentrer sur mon bouquin mais c'est très dur. Je me demande pourquoi je suis tarée au point de m'enliser toute seule dans un cours avec 5 femmes enceintes. Je pense à mon ange qui n'est plus là, et que si elle était là, moi je ne serais pas là. J'essaie de lire mon bouquin, mais ça ne marche pas. Alors je lève la tête au ciel et comme ça les larmes ne coulent pas.

    Le cours précédent finit, et la sage femme demande à l'autre femme enceinte si en haut il y a des "mamans" qui attendent. Je hais cette façon culcul la praline de dire que ce sont des femmes enceintes. Zut alors, on est des gonzesses avant d'être des mamans, je déteste ce statut réducteur. Enfin bon, c'est peut-être plus efficace pour décrire la population censée être là.

    Et là, elles arrivent toutes. Mais par malchance, la sage femme nous fait entrer toutes les deux dans la salle de la piscine. Où le cours précédent se termine. Où 5 femmes enceintes énoooormes avec des maillots rikiki essaient de sortir de la piscine. A celle qui gémit le plus, qui se plaint le plus, ouh là là c'est difficile, on est lourdes, ouh là là.

    Oh my god.

    Finalement, je suis bien contente avec les gonzesses de mon propre cours, vu leur volume, elles feront moins déborder la piscine.

    Et là c'est le défilé de ventres énormes pour se partager les deux douches, entre celles qui finissent leur cours et celles qui vont le commencer. Angoisse, angoisse. Je me dépêche de rentrer dans la piscine.

    Et là, c'est vachement bien quand tout le monde est dedans, on ne voit plus que ce sont des femmes enceintes. En plus, j'étais avec des filles plutôt silencieuses sans commentaires bien mielleux gouzou gouzou et j'en passe.

    Le 1er exercice consistait à s'étirer le dos et se relaxer. JE ME MARRE. Non mais peut-être qu'on ne voit plus qu'on est 6 éléphantes dans une piscine mais quand même. Surtout quand la sage-femme demande de s'enrouler autour de son bébé. D'où qu'elle me cause que j'ai un bébé ? Mais euh laissez mon bébé tranquille. Rhâ mais ça veut dire que tout le monde il en a un ? Et que toutes ces autres vont avoir un bébé bien vivant ? Et mon ange qui est toujours pas là ? Et moi qui suis encore là ?

    La relaxation était vraiment super mal barrée.

    Alors pour ne pas pleurer, fallait penser à autre chose. Quelquechose qui est sûr de ne pas me faire pleurer et qui me pourrait me donner un peu d'espoir et de relaxation.

    Alors je me suis concentrée TRES fort.

    Et j'ai pensé à .... ma prochaine bière/clope en terrasse.

    Ah ben oui, on ne se refait pas. N'empêche ça marche. Un coup de blues ? Pression/menthol siouplé.

    La suite du cours s'est plutôt bien passée. J'ai du expliquer quelques exercices à une nana car ce sont des exos classiques d'aquagym et l'explication théorique du pivot autour d'un axe oblique n'avait pas l'air de percuter son esprit.

    Puis au bout d'un moment, la sage-femme me redemande : "Mais on s'est vu la semaine dernière à la clinique ?". Ah ben non, c'était l'année dernière. Et là, coup de génie, la sage-femme me replace. Et pendant qu'elle met les jets de massage bien bruyants, elle me parle que si jamais j'ai une seule contraction, je rapplique fissa à la clinique pour me mettre en monito. Que si je ne me sens pas de faire les prochains cours, ce n'est pas grave, je ne viens pas. Que si j'ai envie d'accoucher par voie naturelle, c'est très bien. Mais qu'on verra bien si je n'ai pas une césa de précaution. Super gentille et attentive.

    Sauf que du coup, les nanas d'à côté ont cru qu'à elles aussi, elle allait dire des trucs encourageants. Ben nan, pas du tout. Niark, niark, bien fait.

    Alors oui, je ferais les 2 prochains cours. Pis après on verra.

    Et j'ai plein de courbatures aux pectoraux.

    Mais sinon ça va. J'ai le remède bière/clope contre les coups de blues.