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colostrum

  • L'espoir en moi

    L'autre jour, une bien belle journée au demeurant, un soleil magnifique enluminant nos plantes vertigineuses, ma tête sur le ventre du Biscotte, mes jambes sur l'accoudoir du canap' à contempler le ciel bleu, je tentais de me mettre les idées en place.

    Outre le laïus de la MC, j'avais eu un mail de la BM. Mail détaillant les nouvelles sudistes de la famille Biscottienne, sachant que la moyenne d'âge dépasse les 70 ans, le contenu était tout à fait idyllique et je me voyais ravie de devoir apporter réponse réconfortante à ça.

    La MC, dans un moment d'égarement, me confiait d'ailleurs : "Moi, au moins je ne t'embête pas avec mes problèmes." No comment.

    La BM me déclarait donc qu'il fallait que je lui donne des nouvelles plus souvent de ma Lapinette et moi, car c'est de moi que provenait l'espoir en ce monde, Biscotte et moi formions l'avenir, et avec notre vie, nous réjouirions la sienne.

    J'ai fait appeler la BM par le Biscotte, pour prêcher la bonne nouvelle. Ce n'est pas parce qu'on est désespéré qu'il faudrait que les autres le croient. La MC me disait justement, aussi, qu'elle avait transmis nos nouvelles réjouissantes vers mes aïeux maternels, leur fournir de l'espoir.

    Je pense justement renommer Lapinette aka Mabroukhe, l'Espoir. A moins que tout le monde ne se soit mis à lire Malraux ces derniers temps, et je ferais simplement fausse route.

     

    Quelques notes d'espoir alors :

    - la Lapinette est bien vivante, pas besoin d'écho pour le savoir, mon utérus est un magnifique terrain de jeu pour sa future carrière de boxeuse française.

    - Boxeuse française, car la Lapinette a déjà trouvé sa position de sortie, pas non plus besoin d'écho pour le savoir, c'est magnifique la seconde grossesse, l'utérus sait absolument tout ce qu'il s'y passe. La Lapinette a donc choisi, pour mon plus grand bonheur, la banalité, dos à gauche, tête en bas, fesses vers les côtes, et pieds vers la droite, tape le matin, tape le midi, tape l'aprem, tape le soir, tape la nuit, youpla boum.

    - D'ailleurs, à mon grand désarroi, les pertes de colostrum ont déjà commencé et pas besoin de refaire un discours, je déteste ça. Je n'ai jamais aimé avoir mes règles, je hais les pertes de colostrum. Cette façon de fuir comme un ballon trop plein me dégoûte au plus haut point. Du coup, je souffre d'une déshydratation avancée et je dois boire au moins 3 litres tous les jours pour ne pas m'assécher. Et dès qu'il y a un petit vent frais dehors, sentir ses nichons se contracter férocement, tirailler et fuir est incomparable de bonheur. C'est aussi à se demander si mes fabuleux médecins ont bien calculé la date de conception de Mabroukhe, parce que sinon elle fait tout 2 semaines en avance par rapport à sa soeur.

    - Et je fais donc tout aussi en avance, à savoir ma soudaine passion dévorante pour le ménage. J'avais déjà découvert pas mal de choses l'année dernière dans cet appartement un mois avant l'accouchement, des traces que l'on croient indélébiles dues à l'usure et parce que c'était là quand on était arrivé et finalement non. En ce moment, je m'attaque à la chambre de Lapinette, j'ai passé la grattounette à genoux sur le lino pour enlever nos minis-éclaboussures de peinture blanche, j'ai réussi à presque dégommer les marques noires de l'ancien lit des locataires. Comme quoi la MC avait raison, "ce ne sont pas les produits chimiques qui vous manquent, c'est de l'huile de coude". Si je finis par faire l'intégralité de l'appartement à la grattounette, il faudra quand même s'inquiéter, je ne suis pas Monica normalement. N'empêche que je vais attaquer tous les chambranles de portes et de fenêtres, j'ai l'intime conviction que je peux récupérer un peu de couleur originelle.

    Ah la grossesse, un vrai moment d'épanouissement.

     

    Je suis RAVIE de porter l'ESPOIR.

     

    P.S : et le prochain qui me dit "Ah déjà le 7ème mois qui commence, mais ça passe viiiiiiite", je l'égorge. What else ?