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communication

  • Voyeurisme

    L'autre jour, j'assistais à une "opé blogueuse". En tant que simple invitée et non en tant que blogueuse rémunérée pour ma présence et mon compte rendu. Je ne désire pas monétiser ce blog pour les mêmes raisons qui font que regarder ce petit monde en tant qu'extérieur est fascinant. Ne pas y appartenir, juste regarder. Mon côté voyeur, peut-être.

    Un peu comme quand je suis client mystère, je joue le jeu, j'observe, je note, et là par contre je suis payée pour en faire un compte rendu.

    Mais là c'était juste pour mon fun personnel. Du marketing, j'en ai fait, je l'ai quitté par dégoût et écoeurement, et comme un vieil amant que l'on vient retrouver pour se rendre compte que non décidément on a vraiment bien fait de le quitter.

    Le produit que l'on nous a présenté n'a que somme toute très peu d'importance. L'intégrer dans une visite pompeuse de locaux d'entreprise est une démarche originale. Mon côté syndicaliste refoulée s'est très peu ému de la présence de fauteuils massants, fruits en libre service, table de ping pong, etc ... Car tout ce qu'une entreprise peut donner d'un côté, elle ne le donnera pas par ailleurs. Surtout quand l'entreprise ne fait pas ça par simple misanthropie mais juste pour gagner le concours de l'entreprise où il fait le mieux travailler. Qu'on me sorte la politique RH et on en re-discute.

    Mais une "opé blogueuse", c'est quoi ?

    C'est quand une entreprise veut faire connaître son produit alors elle paie une boîte de communicassion qui lui suggère d'inviter des blogueuses de divers horizons pour qu'elles en parlent sur leur blog afin qu'un éventail assez large de lecteurs de blog soient soumis à un discours non marketé, orienté mais non marketé.

    Pour que ça coûte moins cher, il suffit d'inviter 5 ou 6 blogueuses (que l'on paie) et de leur dire d'inviter quelques lectrices avec elle gratos. Double avantage, ça permet aux blogueuses payées d'avoir chacune son fan-club et même si il y aura un phénomène de groupe, il y aura au moins une "ambiance".

    Donc à ce moment-là, on assiste à une assistante de communicassion toute stressée telle un berger voulant rassembler des moutons rebelles et les présenter au chef de l'exploitation. Une fois que tout ce beau monde est rassemblé au lieu dit, c'est au tour du pauvre assistant marketing d'animer ce petit groupe. Telles des touristes japonaises devant la tour Eiffel, c'est à celle qui sortira son plus gros appareil photo pour prendre la photo qui tue.

    Ensuite, on nourrit le troupeau et on essaie de lui parler du produit de la façon la plus ludique qui soit, rame à contre-courant dans un ouragan de femelles en rût.

    De celle qui s'en cogne parce qu'elle est payée pour ça, de celle qui veut gagner le plus de cadeaux, de celle qui croyait que le truc avait un rapport avec son blog mais pas du tout, de celle qui n'est là que pour rencontrer sa blogueuse préférée, de celle qui est là pour essayer de rentrer dans le cercle très fermé des blogueuses payées pour être là, de celles qui sont là pour se taper une discut' entre copines, de celles qui vont vouloir poser les questions les plus intéressantes possibles, de celles qui vont se moquer de leurs questions pourraves, de celles qui vont baver sur l'autre, sur son blog, sur sa tenue, sur les il-paraît-que, ....

    En deux heures, t'es nourrie, tu découvres des gens, une entreprise/un produit/une démarche marketing, et t'as le best of de Secret Story Academy sous tes yeux.

    Pour ceux et celles qui se poseraient encore la question, non, décidément non, je ne bosse pas dans la communicassion.

  • Pipelette compulsive

    Dans le million de choses qui me traversent l'esprit, on va essayer de faire le ménage.

    Déjà un truc.

    Chacun fonctionne comme il veut, j'entends bien.

    Mais moi, je parle. Tout le temps. Beaucoup. Et surtout avec les gens que j'apprécie et qui m'inspire confiance. Donc surtout avec le Biscotte.

    Je dis ça parce qu'il y a toujours des gens qui croient bon de me dire : "Bon je vais te dire un secret, mais t'en parles pas à ton mec."

    Dans 2% des cas, ça le concerne. Genre "Ton mec est con/un enculé ...." Bon ben là je lui dis, je ne vais pas laisser dans l'ignorance quand même.

    Dans 98% des cas, ça ne le concerne absolument pas. Mais comme ça me concerne, ça le concerne un peu quand même. Alors je lui dis. Parce que je vis avec lui. Et que si je commence à lui cacher ce qu'on peut me dire et qui me peut me faire réagir (perturber, rigoler, inquiéter ...), je ne vois pas trop l'intérêt de partager mon quotidien avec lui. Il est là, il accepte tacitement de me soutenir, il le souhaite même je pense. Et c'est pareil dans l'autre sens, j'imagine.

    On a suffisamment l'occasion de mentir ou de cacher des choses tout au long de ses journées pour ne pas se prendre la tête une fois rentré dans son home sweet home.

  • Ce n'est pas la journée mais l'espoir renaît

    Il y a ces gens qui nous appelle, qui sont tellement tristes que l'on se retrouve à les consoler, à leur dire toutes les phrases qu'on aimerait que l'on nous dise à nous.

    Il y a ceux qui nous coachent façon GO du Club Med, avec leur GO GO GO, faut pas se laisser aller, y a des psys, faut sortir, reprenez du poil de la bête, etc ... euh deux secondes, c'est tout récent quand même, hein.

    Il y a ceux qui envoient juste un petit texto ou un petit mail, qui nous fait pleurer certes, mais qui ne s'étalent pas, et ça veut juste dire qu'ils pensent à nous.

    Il y a ceux qui font une gaffe parce que personne ne pouvait les prévenir, mais après ils envoient un petit message, et on ne leur en voudra jamais de nous avoir félicité, parce que mine de rien, entre 5h30 et 10h50, j'en ai bien souffert, et aussi surtout parce que notre bébé est la plus belle du monde, malgré tout.

    Il y a ceux qui nous appellent et qui nous parlent normalement, et ça fait un bien fou.

     

    Et il y a ceux qui restent muets. Je sais, mieux que personne, que c'est dans les moments difficiles que l'on voit la vraie sympathie des gens. Le silence est pire que tout. Mais je m'en fous.

    A deux, on est plus fort. Et avec les gens sincères, encore plus.