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défense

  • Une journée ordinaire

    La chaîne hifi se met en route, il est trop tôt, le son est trop fort mais sinon je me rendors, je zappe déjà de radio tellement tout est nul le matin.

    Des fois, je vais chez JPB, le kiné du coude. Aujourd'hui, on a écouté Europe 1 pendant 1/2h. Marc-Olivier Fogiel, pub, Julie, pub, Nicolas Canteloup, pub. Catastrophique. JPB a cru bon de rire à quelques une des répliques de Canteloup, j'ai trouvé ça affligeant. J'ai du mal avec l'humour de beauf. Ou l'humour tout court en fait.

    Puis je prends le RER et le train. Cet espèce de truc qui passe hyper rarement et où on attend sa correspondance presque 20 minutes. Résultat on met 1h10 pour aller à la Défense. J'aurais le droit de roller sur la N118, j'irais plus vite. Dire que y a vraiment des gens qui prennent le train tous les matins. Dès que mon coude se rétablit, promis, je fais la grève de la SNCF. Sans déconner.

    J'arrive donc vers les 10h à la place que j'ai réservé. Forcément, il y a quelqu'un. J'ai abandonné les réflexes de politesse et de compréhension des gens qui refusent de réserver leur place (la punkitude a ses limites) et tel un roquet amputé par le seul passage du train de banlieue un matin brumeux d'automne, je déclame d'un ton monocorde : "C'est ma place." Et là, j'attends que l'imposteur dégage promptement ses attributs de MA place.

    Il est 10h15, je m'installe à mon poste de travail (kikoo lol, la bonne blague), je change de chewing gum telle la vache normande du matin pluvieux d'hiver qui veut garder l'haleine fraîche et je m'en vais lire mes mails. Privés puisque de professionnels, il n'y en a point, n'ayant toujours pas trouvé le courage de demander à mon chef si la réunion client d'hier matin a bien eu lieu sans mon onirique présence car "Suite à un incident technique indépendant de ma volonté, j'ai retrouvé mon PC à 11h qui m'a affiché accompagné d'un bip sonore réveillant les armées d'indiens effondrés ça et là mendiant la pisse chaudasse du distributeur au coin de l'arrondi de la salle commune où nous sommes parqués tels des poulets déplumés attendant l'heure grave de leur transformation en Spicy Wings du KFC : Réunion client 2h de retard."

    Il était donc 11h, le temps d'aller prendre la température extérieure, son air nicotiné et ses pingouins bavards caféinomanes, son thé chaï Starbuckien au prix prohibitif - on est snob ou on ne l'est pas, puis se diriger d'un pas lent mais décidé vers le portique des enfers que seul CraintDegun, gardien des lieux et maître zen proclamé, possède l'autorisation d'écarter ses sanglantes entrailles. Je m'égare. (Pendant 3/4h).

    Nous arrivons donc dans cette antre de la haute gastronomie cantinière, ses lasagnes mono-couche, sa caissière qui oublie de me rendre la monnaie, ses abeilles papillonnant autour des stands pour trouver ce qui comblera leurs petits estomacs affamés. L'opération de sustentation étant terminée, nous pouvons retrouver le soleil, le vent, tant de choses qui paraissent si lointaines perchés que nous sommes dans  nos pigeonniers en verre.

    Toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de retrouver la salle commune, sa pause évacuation des conduits naturels et le repos du guerrier commence. J'admire cette grande esplanade si vide ce matin et qui grouille désormais de petites tâches noires. Je prendrais bien un pommeau de douche géant pour voir à quelle vitesse et dans quel schéma d'orientation les fourmis partiront sous les cieux plus artificiels du centre commercial, son show-room déco et ses zombies en mal d'hyper-consommation.

    J'alterne entre le Reader, la boîte mail, le blog, la fenêtre. Le temps est suspendu tel le plaid en polaire (2,90€ chez SuperPrix) shampouiné à l'OMO Ultra Tablets (+10% gratuit chez MégaBonnesAffaires) sur sa fenêtre de HLM.

    16h30, je sors de ma torpeur larvesque, remballe mes affaires et part rejoindre les hordes de petits moutons noirs courant s'agglutiner dans le train de l'enfer. J'éclate 2-3 fois la tête virtuelle de SCB Mind avant de brusquement prendre peur d'avoir loupé la station de changement de rail.

    Des fois, je vais chez Robe De Bure, la kiné des abdos. Elle m'explique une position, se tire 10 minutes, rajoute un lever de bras, se tire 10 minutes, rajouter un lever de jambe, repart 10 minute, revient pour annoncer la fin de la séance. Ou comment se rendre compte que le trou de la sécu n'est pas un mythe et que ça serait plus efficace qu'ils me remboursent l'abonnement au club med gym, au moins c'est illimité et quand je veux.

    Et des fois, enfin une fois par an, c'est l'anniversaire de Biscotte, alors on va au resto malgache et on chante tous ensemble:

    JOYEUX ANNIVERSAIREUH, JOYEUX ANNIVERSAIRE, JOYEUX ZANNIVERSAIRE BISCOTTE , NOYEUX NANNIVERSAIREEEUUHHH !!!

     


    Découvrez Lorie!

    Ecoutez-bien l'intro de cette dernière, à un moment, on dirait que Mario a chopé une pluie d'étoiles, c'est un beau comme un auto-collant cadeau Virgin.


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