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enfant

  • Le sujet glauque du jour

    En ce moment et de plus en plus, la psychologie m'intéresse. Pour moi, mon cas particulier mais aussi pour tout le monde. Ma soif d'interpréter les comportements humain n'a de cesse de s'étendre.

    Aujourd'hui, je voudrais parler de ces deux articles.

    Oui, je ne fais pas dans le léger pour un vendredi. Comme dans tous les bouquins de psychologie ou psychiatrie que j'ai pu lire, il est toujours écrit que la plus grande douleur qui puisse exister dans le cerveau humain c'est de perdre son enfant. Anciennement, on disait même qu'il n'était pas possible de survivre à la mort de son enfant. C'est encore vrai pour des octogénaires qui perdent un soixantenaire.

    Je ne pourrais pas dire si c'est vrai. J'ai perdu la mienne par accident de la vie. Je pense que c'est éminemment moins douloureux que l'affaire de cette famille là.

    Comment va pouvoir survivre cette mère après ça ?

    Le deuil se fait par une grande période de dépression incluant moult culpabilité.

    Va-t-elle s'en vouloir ? C'est difficilement imaginable autrement.

    Va-t-elle en vouloir à son autre enfant très malade qui lui a fait passé la nuit blanche qui a conduit à cet acte irréparable ?

    Comment va-t-elle supporter le regard de son mari, de ses autres enfants ?

    Mais le pire est de se dire qu'à moins de changer radicalement de vie, elle ne pourra pas retrouver de vie sociale. Parce que ses collègues vont la stigmatiser, parce que ses collègues la stigmatisent déjà. Alors que cette femme a décidé d'aller quand même au boulot après une nuit aux urgences auprès d'un enfant très malade. Parce que son entreprise doit lui mettre la pression, ses managers, ses collègues, se dire qu'on ne peut pas mener de front une carrière et une vie de famille à 4 enfants.

    Je suis en colère parce que je suis au courant de cette histoire moi à l'autre bout de l'entreprise qui est la nôtre (et non pas celle mentionnée dans l'article qui est "juste" le client où officiait cette femme) et qui comporte des milliers de personnes en France.

    Je suis en colère parce que les rumeurs vont bon train.

    Je suis en colère parce que les premières réactions sont de fuir cette femme que je ne connais pas et de la passer en fait divers.

    Je suis en colère parce que personne ne se soucie de l'avenir détruit de cette femme parce que forcément c'est de sa faute ce qui est arrivé.

    Ne jamais dire jamais.

    J'espère que cette femme, cet homme, ces trois enfants auront tout le soutien psychologique qui est nécessaire.

    Parce que j'ai connu le calvaire d'être stigmatisée d'avoir perdu un enfant par un aléa de la vie.

    Parce que j'imagine que mon calvaire est une goutte dans l'océan face au sien.

  • N'en faisons pas un fromage *

    Jeux de mots merveilleux associé au nom de famille du Biscotte.

    Alors oui, mes filles ont le nom de famille de leur père.

    Le Biscotte croit que cela a été une évidence et que l'on ne s'est pas posé la question entre mon nom et le sien.

    Ahem, c'est beau cette fierté masculine.

     

    Aparté sur la muflerie masculine : Quand l'homme demande à 6h du mat pourquoi on s'est réveillée en sueur, c'est juste de la politesse, il n'a pas du tout envie de savoir le contenu du cauchemar. Surtout si le cauchemar en question met en péril sa virilité. Et si vous lui dites de laisser en paix votre polochon à genoux et votre oreiller à jambes, il réitera sa demande d'ingestion d'Atarax et de silence. Non, je ne suis pas du tout aigrie.

     

    Revenons-en au patronyme de mes enfants. Il y a eu réflexion, si, si. De ma part simplement évidemment, ce n'est pas comme si les géniteurs pensaient à beaucoup de choses quand ils "génitent".

    Biscotte et moi avons en commun un nom long. Donc pas question de les accoler sous peine de se faire haïr par son enfant à chaque contrôle à rendre à l'école quand il perdra 5 minutes rien qu'à écrire ses lettres de noblesse.

    Nous avons aussi la même initiale de nom de famille. Donc le choix ne pouvait se faire sur ça.

    Dans l'inconscient collectif et les lois ancestrales, c'est le père qui donne son nom à l'enfant. Ma soeur, le cerveau de la famille, a vite éludé la question en épousant à la première occasion le responsable de sa descendance et aussitôt d'en adopter son nom de famille. Tout bénéf puisqu'elle n'a pas changé d'initiale, ce doit être une constante dans la famille, mais qu'elle a gagné un nom plus court et moins porteur de jeux de mots àlacon.

    Je pense donc que le PC s'est fait une raison en ayant des filles de ne pas voir son nom perpétuer. Parce que sinon personne d'autre dans ma famille n'a une fierté particulière sur notre nom, on est quand même conscient qu'il est moche et surtout porteur de jeux de mots àlacon.

    Mais celui du Biscotte aussi. Sauf qu'en ayant eu deux garçons, l'inconscient collectif et les lois ancestrales, les Biscotte se sont dits que leur nom allait perpétuer. Et bizarrement, pas particulièrement, le BP mais surtout la BM.

    Avant la naissance de notre ange, la BM m'avait posé la question du nom et je lui ai répondu honnêtement et innocemment: "Bah, entre la peste et le choléra, on va prendre celui de Biscotte."

    Voilà ti pas qu'elle a été choquée, elle est facilement choquée ma foi. Car elle m'a fait un discours sur la beauté du nom de Biscotte et cette fierté qu'elle avait eu à le prendre, peut-être espérait-elle encore secrètement un mariage dans les règles de l'art, je ne sais pas.

    J'ai beaucoup ri mais j'ai compris ce jour-là que ma descendance s'appellerait comme leur père sous peine de me faire répudier définitivement par ma belle-famille. Soit.

    Rendons gloire à la beauté des régions françaises ...

  • Le choix du prénom

    Le prénom de notre ange avait été choisi par Biscotte même avant sa conception à l'époque de la fausse couche.

    Même si on avait pris l'habitude d'appeler notre ange Gudrun pendant la grossesse, le Biscotte avait laissé échappé son prénom une fois devant mon père puis une fois devant sa mère. Mon père avait compris mais pas sa mère. Qu'importe. A l'époque, j'avais été très vexée et j'avais cherché un autre prénom.

    Et en plus, pendant des mois, on nous demandait quel allait être le prénom. Et ça n'en finissait plus sur les devinettes. Et du coup, on proposait plein de fausses pistes. Une semaine avant la naissance de notre ange, j'avais trouvé deux prénoms de remplacement. Evidemment, vu que cela faisait des mois qu'on appelait notre ange par son prénom originellement choisi, il n'était plus question de changer, mais c'est là que j'ai trouvé le prénom de Lapinette qui a été adopté par le Biscotte.

    Parce que oui, j'avais choisi deux prénoms. Le premier a été pris par des copains pour leur fille née en novembre, et le Biscotte préférait le deuxième de toute façon.

    Et à moins de 3 semaines de la naissance de Lapinette, la question du prénom vient seulement d'arriver sur les lèvres des amis et de la famille. Et non, nous ne le dirons toujours pas. Mes copines ont deviné la terminaison du prénom mais ça ne va pas beaucoup les avancer.

    La seule chose qui a changée, c'est que dès la conception de Lapinette, on avait dit qu'on donnerait le prénom de notre ange en deuxième prénom. Moi je trouvais ça bien. La MC aussi. Mais la BM a tiqué. Le B&B aussi un peu. Et ma copine un peu cash m'a balancé que c'était bien de financer la psychanalyse de Lapinette en avance. Alors j'ai réfléchi. Beaucoup. Et comme notre ange, Lapinette n'aura pas de second prénom. Mais j'ai vérifié sur Google et Lapinette Biscotte n'existe pas sur l'internet mondial.

    Parce que les Biscotte sont nombreux quand même. Jusqu'en Amérique. Avec un nom bien français, je crois qu'on ne peut pas faire plus français d'ailleurs. Parce que Biscotte a un nom géographique du style Desvosges. Et les Vosges, ben elles ne sont qu'en France. Et d'ailleurs, ça m'a bien posé problème pour le prénom de notre ange puisque moi je voulais l'appeler Coline. C'est très joli Coline comme prénom.

    Après test, et même si on aurait toujours trouvé le moyen de se moquer d'elle à la maternelle, ça n'était pas envisageable., la colline des vosges. D'ailleurs, on peut oublier tous les prénoms ressemblant à des fleurs, des plantes ou qui font un jeu de mots foireux du style Simon (six monts des vosges). Et on peut oublier les prénoms à consonance historique. Genre Anne. C'est très basique Anne pourtant comme prénom, mais bon Anne Desvosges, ça fait un peu Anne de Bretagne. Laure aussi c'est joli, mais l'or des vosges, c'est limite comme l'or en barre.

    Alors je sais que le prénom de Lapinette ne plaira pas au BP car ce n'est pas de chez lui, mais c'est un prénom qui est radicalement différent de celui de sa soeur et qui nous plaît beaucoup à tous les deux. Il fera très bien sur le livret de famille.