Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

klapisch

  • Parisianisme

    La FPS, tout à propos, nous demandait si l'on se définissait comme parisiens maintenant. Alors j'ai dit non puisqu'on habite dans le trou de prout-prout land. Alors elle a demandé si l'on se sentait parisiens.

    C'était avant de regarder le film Paris de Cédric Klapisch.

    Il y a plus mauvais, il y a les Chansons d'amour de Christophe Honoré.

    Certains ne l'auront certainement pas vu, les chanceux, alors je vais totalement spoiler le film.

    Avec une réalisation digne des années 80, en première partie, nous avons Louis Garrel, Ludivine Sagnier et Clotilde Hesme qui copulent tous les 3 ensemble. A la fin de la première partie, Ludivine Sagnier meurt. Dans les films bobo parisiens, on ne s'embête pas avec les détails, alors elle fait juste une rupture d'anévrisme en sortie de boîte, clap c'est fini.

    Dans la deuxième partie, Louis Garrel et Clotilde Hesme se rendent compte qu'ils n'avaient rien d'autre en commun que Ludivine Sagnier et décident donc de ne plus se voir.

    Dans la troisième partie, Clotilde Hesme sort avec un breton, et Louis Garrel devient homosexuel avec le frère du breton.

    Que vient faire Paris là-dedans ? On nous filme tout le temps la Bastille et le quartier du Canal Saint Martin. La critique bobo parisienne a hurlé au génie, nous, on s'est ennuyés comme des rats morts devant un scénario aussi pitoyable, une réalisation pitoyable et un jeu d'acteurs affligeant.

    Dimanche soir, nous avons vu Paris.

    Romain Duris découvre au début du film que son coeur doit être changé donc il attend une greffe tranquillement dans son appart. Appart qui s'agrandit au fur et à mesure du film puisque sa soeur Juliette Binoche vient y emménager avec ses 3 gosses. Et qu'à la fin, ils font une méga fête avec plein de gens et qu'il y a plein de nouvelles pièces. Entre temps, on a Karin Viard en boulangère raciste snob, Albert Dupontel en vendeur de légumes sur les marchés avec ses deux potes et son ex Julie Ferrier qui meurt d'un seul coup d'un accident de moto où la moto reste debout, n'a même pas l'once d'une fourche tordue mais la pilote en ayant volé à peine 20 mètres car le champ de caméra devait être trop court meurt en tombant comme une crêpe sans tournebouler, c'est très fort. Et sinon on a Luchini qui se tape Mélanie Laurent qui elle se tape aussi un autre gars.

    Tous ces petits gens sont vus à un moment ou un autre par Romain Duris. A la fin du film, Duris prend un taxi pour aller se faire greffer un coeur, il passe à Bastille, puis le taxi passe le périph et Romain Duris meurt.

    On retrouve les mêmes éléments de dialogues creux, d'acteurs qui n'y croient pas, de Paris qui se résume à Belleville et à Bastille, les appartements immenses plein de bouquins et de canapés et ce scénario vide.

    La conclusion qui m'a le plus plu dans Paris, c'est que Romain Duris meurt en passant le periph.

    Alors non, nous ne sommes pas parisiens.

    Paris, pour moi, c'est une infinité de quartiers, ça ne résume pas à la rive droite, et ça existe aussi parce qu'il y a quelquechose derrière le periph.

    Et parce qu'on est beaucoup moins nombriliste. Le propre du bobo qui se déclare bobo c'est de dire par ce moyen qu'il est à l'aise financièrement et qu'il est trop libre de ses mouvements grâce à ça.

    De la branlette intellectuallo-parisianno-snob.

    Pourtant Paris c'est beau. Mais pas comme ça.