22.10.2009

Anti féminisme

Je suis dans une phase anti-féminine prononcée. Reste à savoir si je n'en suis jamais sortie un jour.

Mais bon.

Peut-être que si j'avais une paire de couilles, tout ça m'atteindrait moins et j'acquérirais la sérénité absolue.

Force est de constater que manifestement je suis toujours de sexe féminin et que cela ne risque pas de changer.

 

1. J'ai entendu récemment des propos délirants tenus par des femmes sur la position des femmes dans la société. Partant du constat de base que tout est fait pour les hommes, il faut que les femmes se rebellent. D'ailleurs, dixit la demoiselle trentenaire, si j'avais un mari, il se mettrait ses slips tout seul dans la machine à laver. Si le partage des tâches est un principe fondateur d'une mise au même niveau des hommes et des femmes - je déteste parler d'égalité pour deux choses complètement différentes, le partage complet des tâches n'est pas la division drastique des tâches. Si chacun met ses propres fringues dans la machine, alors chacun se préparera son propre repas, chacun ne changera que sa propre taie d'oreiller, chacun ne nettoiera que le côté de la chambre qu'il utilise, c'est à se demander où est l'intérêt d'habiter ensemble. De là à ce que pour plus d' "égalité", le bébé se change tout seul ses couches, le genre humain est dans une branche de l'évolution que je ne connais pas.

2. Toujours entendu récemment, quand un homme est seul, il est agressif envers les femmes et se tape des minettes pour l'hygiène, alors qu'une femme seule est épanouie. Clic clac kodak, les clichés ont une belle vie devant eux.

3. Encore entendu, il ne faut pas dire aux femmes qu'il est temps de procréer si elles souhaitent le faire. Or, la seule caractéristique d'une femme est d'avoir un utérus. Seulement cet utérus est au maximum de son efficacité avant 35 ans. Le boulot des médecins est de rappeler que la négation de la vieillesse ne rime à rien et que la durée moyenne entre la 1ère tentative de procréation et l'obtention d'un bébé est de deux ans minimum. La décision de ne pas procréer se prend donc entre 30 et 35 ans. Après c'est la nature qui décide. L'homme n'a rien à voir dans l'utilisation d'un utérus. Dans un monde idéal de bisounours, la femme rencontrerait un homme qui soit mature et décidé à procréer au même temps que l'efficacité maximum de l'utérus de la dite femme.

Mais les bisounours n'existent pas. La femme doit se prendre en main, prendre sa décision toute seule et s'assumer. Rien ne sert de danser sur un pied en attendant le déluge. La nature n'attend pas que les bisounours viennent chanter sous un arc-en-ciel étoilé. Et s'il faut pour cela,  changer d'homme ou avorter une belle histoire qui ne va nulle part ou faire un bébé toute seule ou le faire à deux mais finir célibataire avec enfant, les quarante dernières années de la vie ne seront pas une suite de regrets, d'aigreur, de chagrin et de dépression. Un homme, ça se retrouve, un enfant de sa chair jamais.

 

Ah mais je n'ai jamais dit que c'était facile d'être pourvu d'un utérus. Pensons un peu à celles qui en ont un qui est défaillant et qui malgré des années de démarches doivent se résigner à ne pas avoir de descendance.

 

Je vous aurais bien collé le lien Femme libérée de Cookie Dingler, histoire que ça trotte dans la tête de tout le monde si je n'étais pas derrière un méchant vilain proxy.

21.10.2009

Ah ben oué, j'étais partie

Et je suis reviendue.

Encore plus sur les rotules qu'avant.

Tout a débuté par "Allo chérie, tu peux téléphoner à la crèche pour dire que je serais en retard, je viens de me vautrer à moto".

Un plâtre au poignet, un Biscotte très grognon - doux euphémisme, un aller-retour en Brittonie du Sud à conduire tout le trajet, une pauvre mitaine tricotée et détricotée 14 fois au bas mot et il me reste encore le pouce à finir, une Lapinette qui semblerait-il aurait déjà les dents qui la travaille, un sauna tout pourri à Italie, je suis là.

 

Enfin, bon, je vais me coucher, là surtout.

 

Mais demain, c'est boulot, alors peut-être que j'aurais le temps de poster un peu.

16.10.2009

Plaisir coupable

A défaut de me vautrer dans le stupre et la luxure comme promis à Oceane, je suis allée à la piscine.

Bandant, hein ?

Sauf qu'avec la semaine pourrie et fatigante que j'ai eue (ah j'ai pas encore eu le temps de raconter ?), quand on a modifié pour la énième fois mon rdv de visite médicale pour le coller en début d'aprem, j'ai décidé unilatéralement qu'il était fortement impossible de retourner travailler après avoir commis le meurtre d'une c***asse de p**asse de médecin du travail, je me suis donc dirigée vers la piscine du cloub med gym attenant, pour barboter comme il se doit et idéalement me refaire des abdos en béton, c'est beau de rêver.

Après avoir écouté la BO de Walk the line et abandonné l'idée de retrouver un jour des abdos, je quittais le bassin frigorifiée.

La chaleur du sauna à la sortie des douches m'a titillé les sens. Et je me suis dit : "Tentons".

Le sauna et moi, c'est une histoire difficile. La 1ère fois, c'était un sauna individuel où l'on ne pouvait même pas s'allonger et où l'on ne m'avait pas prévenu qu'il était impossible de s'asseoir sur les planches sans avoir une serviette. Ce fut donc une torture.

Après j'ai testé le sauna et le hammam collectif. J'ai cru mourir étouffée de vapeur d'eau assise sur une cuvette pleine de calcaire dans le hammam. Dans le sauna, je suis restée prostrée assise sur mon banc à observer les founes écartées bavantes et les discussions enflammées de coin de souk.

Et hier, j'ai ouvert la porte du sauna en me disant juste que même en 30 secondes je me réchaufferais et basta.

Sauf que j'étais seule dans la grande pièce tamisée. Qu'il faisait une chaleur sèche tout à fait supportable. Que je me suis étalée sur ma serviette. Puis j'ai tombé le haut du maillot. Et j'ai fermé les yeux.

Et j'étais tellement bien que même si quelqu'un était entré, je m'en foutais d'être topless.

J'ai même songé à virer le bas de maillot mais bon, faut pas déconner, ma cicatrice et moi, on aime bien rester cachées.

J'ai failli m'endormir de plénitude.

Je suis ressortie, j'étais vannée, vidée, mais réchauffée et zen.

Mais après y a fallu recommencer la course contre la montre entre la Lapinette et l'handicapé de service.

 

Quand est-ce que je pourrais retrouver ça ?

Snif.