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syndicat

  • Le CIF, patience est mère de sûreté

    Episode 3.

    Où le délégué d'un syndicat bien connu envoya un mail à la DRH et tous les syndicats pour avertir de la pression menée par l'entreprise pour me pousser à la démission à l'amiable.

    Que ne fit-il pas ? Ouh là là.

    Illico, réponse de la DRH en chef, de ma propre DRH qui ne comprend pas et qui me convoque prestement dans son bureau.

    Pour simplifier les choses, nous autres bouseux ne sommes pas dans les mêmes locaux que la direction. Premier aller-retour en scooter pour rien. Trépignement, exaspération. Deuxième aller-retour.

    Entrée du syndicaliste et moi dans le bureau des DRH mais pas pour la même chose, oh ben non, nous ne nous connaissons pas, enchanté.

    Entretien express avec la DRH, c'est quoi ce ramdam des syndicats ? Je ne sais pas, je ne comprends pas non plus. Alors tu ne veux toujours pas démissionner ? Ah ben non. Tu maintiens ta demande de CIF ? Ah ben oui. Grincement de dents, exaspération, foutage dehors, je te tiens au courant.

    Nuit affreuse, lexomil, stress.

    Site de l'école toujours planté, toujours pas de réponse.

    Appel de la DRH très succinct. Cracotte, je t'envoie un courrier pour te dire que ton CIF est accepté. Merci bien.

    Trépignement, excitation, une première bataille de gagnée, j'espère la plus dure.

    Il reste à attendre la réponse de l'école, site toujours planté, standard téléphonique planté, ah ben bravo et si, si, si la réponse est positive, du bois, vite du bois à toucher, de la peau de singe, ouf ma tête, le dossier de Fongecif à faire remplir par l'Enterpraïllze et par l'école, et roule ma poule.

    Stress, joie, trépignement, attendre, encore attendre.

  • Le monde est trop petit

    Voyez-vous, j'ai changé de mission depuis le début de la semaine. Pour simplifier (beaucoup), on va dire que je bosse désormais dans le pastis. Comme dirait la MC, elle ne m'a pas demandé si c'était bien car si ça ne l'était pas, je lui aurais dit plus vite. Et c'est vrai que j'avais décidé de laisser sa chance au produit. Non pas que je sois fan de ce pastis là, mais pourquoi pas, les gens paraissent de prime abord sympathiques, même si le côté pisseur de code dans le pastis me laisse légèrement pantoise.

    Mais, parce qu'il y a un mais, je viens d'apprendre qu'une personne va venir me rejoindre pour travailler à mes côtés sur le pastis. Une personne avec qui j'ai déjà travaillé presque deux ans dans les petits pois et avec qui je n'ai vraiment aucune envie de travailler. C'est une personne très gentille, très aimable mais aussi très tire-au-flanc et très incompétente. Alors je sais bien qu'il y a des boulets dans chaque société et que se défaire d'un boulet, c'est très difficile donc il faut quand même essayer de faire travailler les boulets, mais si j'avais envie de faire samu social, ce ne serait certainement pas dans une société de pots de yaourts.

    Par ailleurs, mon cheminement personnel de projet professionnel avance tout doucement dans ma tête. Certainement qu'il se précise mais dans les faits, il n'y a toujours rien. On verra avec le PTH ce soir.

    Mais aussi, j'avais alerté les syndicats de ma société sur le cas de mon manne à djeure très con. Après avoir reçu différents conseils de la part de tous les syndicats, j'avais pris ce dont j'avais besoin à savoir la loi du 23 mars 2006 sur l'augmentation des femmes en retour de congé maternité (loi contournée par la circulaire d'application du 19 avril 2007 donc chou blanc) et j'avais remercié tout le monde de son soutien en disant que j'avais changé de manne à djeure et que je laissais tomber le cas de l'ancien.

    Les syndicats ont manifestement besoin d'histoires à se mettre sous la dent puisqu'un délégué a cru bon d'interpeller toute la direction générale sur mon histoire à moi. Pour les syndicats, ils trouvent ça génial, la direction générale va donc avoir à l'oeil mon ancien manne à djeure. Par contre, moi, ce qu'ils ne voient pas, c'est qu'aussi que la direction générale va m'avoir à l'oeil et que mon bilan de compétences n'a toujours pas été accepté.

    Fuck, comme on dit par chez nous.

  • La fierté des hommes

    Les journées se passent et se bousculent, le monde change vite, les choses évoluent beaucoup et dans tous les sens ces temps-ci.

    J'apprenais qu'une amie a terminé les examens conjugaux nécessaires à l'élaboration d'un dossier de FIV. Le partenaire masculin n'a pas daigné venir aux résultats, certainement peureux. Le verdict est tombé. Une cause unique, l'azoospermie sévère. Non pas qu'il soit vexé de la conclusion, ce sont des choses qui arrivent, de plus en plus souvent malheureusement, mais le terme "sévère" a mis un coup à sa fierté masculine.

    Je suis invitée à un mariage prochainement (non mais comment se fringuer en plein mois de mars à Paris, hein ?), mais le Biscotte ne l'est pas. Parce que la mariée et le Biscotte ne peuvent pas s'encaisser. Que le Biscotte et le marié non plus. La mariée était super gênée d'avoir à m'annoncer ça. Trop ouverte d'esprit, je ne sais pas, ça ne m'a pas choqué du tout. Ca m'a paru évident de ne pas avoir envie de jouer l'hypocrisie le jour de son mariage. Mais le Biscotte est vexé. Parce qu'il aurait voulu refuser l'invitation lui-même. Bah voyons.

    Ayant 30 ans de syndicalisme à son actif, j'ai appelé le PC hier pour lui demander quelques conseils sur mes futures démarches envers l'Enterpraïllze. A 3000km de là, au pays de Juliette, ce n'est pas le syndicaliste qui m'a répondu, mais le papa qui ne veut pas qu'on touche à sa fille ni à sa petite-fille. Et ça, croyez-moi que ça fait du bien aux oreilles, cette fierté-là.

     

    Et je voudrais que vous pensiez très fort à une chère amie à moi qui en a besoin. That's all.