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tu me manques

  • Ca pique un peu

    T'as remarqué cette expression du moment "Ca pique" pour indiquer un sujet un peu sensible ?

    Bon, maintenant, ça fait un moment qu'on se pratique, alors mon sujet sensible, on le connaît. Il est même très sensible. Et même si j'ai fait un travail sur moi-même pour qu'il soit extérieurement moins sensible, cela reste au fond de mon coeur ma fille, ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille.

    J'y peux rien, ça ne fait que deux ans après tout.

    Récemment, nous avons reçu un courrier de la clinique nous indiquant une somme faramineuse à payer fissa sous peine de contentieux et autres joyeusetés. En rapprochant les numéros de facture, nous avons pu nous apercevoir que l'on nous réclamait tout ce qui nous avait été offert par la clinique à cause du décès de notre ange. Alors c'est certainement un comptable zélé qui ne connaît pas l'histoire, mais ça fait mal, terriblement mal.

    Et quand la banque a réclamé notre déclaration pré-remplie en sus de notre avis d'imposition pour pouvoir nous accorder un prêt de principe, j'ai cru que c'était pour vérifier les dates de naissance de mes enfants parce que forcément entre 2008 et 2009, ça ne colle pas.

    Parano quand tu nous tiens, mais en ce moment, j'ai mal. J'ai très mal. Et mes yeux piquent. Tout le temps.

  • J'ai déclaré mes impôts

    sur internet.

    Et à la fin, ils m'ont dit :

    Discordance, il semblerait que vous ayez omis votre enfant déclaré l'année dernière.

     

    C'était pas exactement ce que j'avais envie de lire aujourd'hui.

    Et non, je ne l'ai pas omise, loin de là. Très loin de là.

  • 3 bagues

    Je regardais cette coccinelle avec ses minuscules petites pattes qui avançait avec ses minuscules petits pas sur le rebord de la fenêtre. Il y a plein de coccinelles en ce moment. Je suis une coccinelle moi aussi.

     

    Je suis allée chez le Docteur Mamour qui malgré son incapacité notoire à communiquer avec les adultes a tenté l'effort devant ma mine rougie des pleurs du jour. Je repensais à cet article de Diane qui se vérifiait à chaque instant. Cependant, l'effort du Docteur Mamour peut être salué par le fait d'avouer simplement qu'il ne peut pas comprendre car l'humain ne peut comprendre certaines choses qu'en les comparant à son vécu. Alors le docteur Mamour a parlé peu mais juste, il a gardé son physique plutôt plaisant à admirer et moi, petite coccinelle, j'ai fait un pas de coccinelle.

     

    Il me reste des millions de minuscules pas à parcourir même si certains jours, il en faudra plus que la moyenne pour traverser une flaque d'eau.

     

    Je porte toujours trois bagues. Sans elles, et il m'arrive de les oublier sur la table de nuit, je me sens perdue, je me sens nue, je me sens comme une coccinelle qui vient de tomber du rebord de la fenêtre et qui doit voler jusqu'au prochain rebord pour ne pas tomber. Je ne porte jamais qu'une seule bague, j'en porte trois, comme les trois personnes qui composent avec moi ma famille, et même si l'une des personnes ne se résume plus que physiquement à une photo, une petite pierre dans une timbale dans un sac en velours dans une case du Père-Lachaise et une bague. Pour le symbole. Rien ne la fera revenir, rien ne la fera plus exister, hormis cette bague que je porte au quotidien comme je porte mon amour pour les trois personnes de ma famille quand je suis loin d'elles.

     

    Il a des jours où une brise fait chavirer la course folle d'une coccinelle.